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    <title>AdGuard Blog</title>
    <link>https://adguard.com/fr/blog/index.html</link>
    <description>Thoughts, stories and ideas.</description>
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    <item>
      <title>AdGuard pour Android v4.14 : filtrage amélioré et Activité récente intelligente</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/adguard-for-android-v4-14.html</link>
      <pubDate>Thu, 10 Sep 2026 15:38:20 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
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      <category>AdGuard pour Android</category>
      <category>Notes de lancement</category>
      <category>Nouvelles versions</category>
      <description>AdGuard pour Android v4.14 met l'accent sur l'écran d'Activité récente plus performant et le filtrage amélioré pour les extensions de navigateur</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>AdGuard pour Android v4.14 est disponible. Cette version apporte des améliorations destinées à optimiser le blocage des annonces publicitaires et à faciliter l’utilisation des outils de confidentialité de votre quotidien. Cette mise à jour se concentre sur deux aspects clés : un écran <em>Activité récente</em> plus performant et une compatibilité de filtrage améliorée pour les extensions de navigateur.</p>
<h2 id="un-%C3%A9cran-activit%C3%A9-r%C3%A9cente-plus-intelligent">Un écran <em>Activité récente</em> plus intelligent</h2>
<p>Suivre l’activité réseau sera désormais beaucoup plus simple. Dans la version 4.14, l’écran <em>Activité récente</em> propose de nouvelles options de filtrage permettant de trouver les informations désirées plus rapidement.</p>
<p>Vous pourrez filtrer les requêtes réseau selon des critères tels que les applications, les entreprises, les types d’événements et les statuts. Que vous analysiez une connexion spécifique ou que vous exploriez simplement l’activité réseau de votre appareil, ces filtres rendent la navigation dans les journaux volumineux plus rapide et plus pratique.</p>
<figure class="kg-card kg-gallery-card kg-width-wide"><div class="kg-gallery-container"><div class="kg-gallery-row"><div class="kg-gallery-image"><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/tphidrecent-activity-fr.jpeg" width="1080" height="2400" loading="lazy" alt=""></div><div class="kg-gallery-image"><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/7nxzurecent-activity-fr-1.jpeg" width="1080" height="2400" loading="lazy" alt=""></div></div></div></figure><h2 id="meilleure-compatibilit%C3%A9-avec-les-extensions-de-navigateur">Meilleure compatibilité avec les extensions de navigateur</h2>
<p>Nous avons également amélioré la manière dont AdGuard filtre le trafic provenant des extensions de proxy et de VPN pour navigateur.</p>
<p>Dans les versions précédentes, le trafic provenant de ces extensions devait être rétrogradé en HTTP/1 avant de pouvoir être filtré. Avec la version 4.14, AdGuard prend désormais en charge le filtrage via HTTP/2 et HTTP/3 également. Cela se traduit par une meilleure compatibilité avec les technologies web modernes, une protection plus fiable et une expérience de navigation plus fluide, le tout sans compromettre les performances.</p>
<h2 id="restez-en-contact">Restez en contact</h2>
<p>Nous cherchons constamment à améliorer AdGuard pour Android, et vos commentaires jouent un rôle important dans les futures mises à jour. Vous pouvez nous faire part de vos commentaires via la section <em>Assistance</em> de l’application ou sur notre <a href="https://github.com/AdguardTeam/AdguardForAndroid">page GitHub</a>.</p>
<p>Pour rester informé des dernières actualités et mises à jour d’AdGuard, suivez-nous sur <a href="https://x.com/AdGuardFr">X (anciennement Twitter)</a>.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>L'ère Manifest V2 est terminée : Chrome retire AdGuard Ad Blocker MV2 du Web Store</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/adguard-adblocker-manifestv2-removal.html</link>
      <pubDate>Thu, 10 Sep 2026 15:19:28 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
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      <category>Blocage des publicités</category>
      <category>Extensions de navigateur AdGuard</category>
      <category>Manifest V3</category>
      <description>AdGuard Ad Blocker MV2 est supprimé du Chrome Web Store. Découvrez ce qui peut être fait, en quoi la version MV3 diffère et ses alternatives</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>C'est officiel. Le Chrome Web Store nous a informés que AdGuard Ad Blocker MV2 — la version de notre extension basée sur Manifest V2, l'ancienne plateforme de Chrome pour les extensions de navigateur — a été supprimée. La notification ne laisse aucune place à l'ambiguïté. Infractions : aucune. Motif : « Obsolescence de Manifest V2 ».</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/6jn5xblurred_to_cut.png" alt="Chrome nous a informés que notre extension Manifest V2 avait été supprimée du Chrome Web Store" loading="lazy"></p>
<p>AdGuard n’est pas le seul à en être arrivé là. <a href="https://developer.chrome.com/docs/extensions/develop/migrate/mv2-deprecation-timeline">Chrome a désormais supprimé toutes les extensions Manifest V2 restantes du Chrome Web Store</a>, mettant ainsi fin à l’ère MV2 pour l’ensemble de l’écosystème.</p>
<p>Manifest V2, ou MV2, a alimenté les extensions Chrome, y compris certains des bloqueurs de publicités les plus performants, pendant de nombreuses années. Mais cette dernière étape n’est ni surprenante ni soudaine : nous la voyions venir depuis près d’une décennie.</p>
<h2 id="ce-que-les-utilisateurs-dadguard-doivent-faire-d%C3%A8s-maintenant">Ce que les utilisateurs d'AdGuard doivent faire dès maintenant</h2>
<p>Pour la plupart des utilisateurs actuels d'AdGuard sur Chrome, la réponse est simple : rien.<br>
Chrome a remplacé MV2 par Manifest V3, ou MV3 — la plateforme que les extensions Chrome doivent désormais utiliser. Nous avons repensé AdGuard Ad Blocker pour qu’il fonctionne sur MV3, et en septembre 2024, <a /fr/blog/adguard-browser-extension-mv3-release.html">il est devenu notre extension Chrome principale</a>. Si vous avez installé AdGuard depuis notre <a href="https://chromewebstore.google.com/detail/adguard-adblocker/bgnkhhnnamicmpeenaelnjfhikgbkllg">page du Chrome Web Store</a> et autorisé Chrome à mettre à jour les extensions normalement, vous avez déjà été <a /fr/versions/browser-extension/release.html">basculé automatiquement vers la version MV3</a>.</p>
<p>Une exception s'applique aux utilisateurs ayant installé l'<a /fr/blog/adguard-mv3-beta.html">AdGuard Ad Blocker MV2</a> répertorié séparément, que nous avons continué à <a /fr/blog/adguard-browser-extension-v5-1.html">maintenir parallèlement à la version MV3</a>. Comme elle possède un identifiant différent dans le Chrome Web Store, Chrome la considère comme une extension distincte et ne peut pas la remplacer automatiquement par la version MV3 actuelle. Si vous avez installé cette extension MV2 distincte, vous devez désormais installer manuellement la version actuelle d’<a href="https://chromewebstore.google.com/detail/adguard-adblocker/bgnkhhnnamicmpeenaelnjfhikgbkllg">AdGuard Ad Blocker</a>.</p>
<h2 id="comment-en-sommes-nous-arriv%C3%A9s-l%C3%A0">Comment en sommes-nous arrivés là ?</h2>
<p>Google a lancé Manifest V3 en 2018, affirmant que cela rendrait les extensions de navigateur plus sûres, plus respectueuses de la vie privée et plus efficaces. Le Chrome Web Store était en effet confronté à un véritable problème d’extensions malveillantes. Mais dès le départ, nous avons douté que Manifest V3 soit la bonne solution pour y remédier.</p>
<p>Nous n’avons jamais dit que Google avait pour objectif de mettre fin aux bloqueurs de publicités. Notre argument était plus simple : <a /fr/blog/chrome-manifest-v3-where-we-stand.html">restreindre toutes les extensions ne garantit pas automatiquement une plus grande sécurité aux utilisateurs</a>, mais cela prive les extensions légitimes de protection de la vie privée d’outils utiles. Les extensions frauduleuses n’ont pas disparu après que le Chrome Web Store a cessé d’accepter de nouvelles soumissions MV2. Nous étions convaincus qu’une modération plus stricte de la boutique et une coopération plus étroite avec les experts en sécurité protégeraient plus efficacement les utilisateurs.</p>
<p>Des années de critiques et de retours d’expérience ont rendu MV3 bien plus fonctionnel que la proposition initiale. Chrome a ajouté de nouvelles API, relevé ses limites de règles et <a href="https://developer.chrome.com/blog/resuming-the-transition-to-mv3">suspendu la phase de retrait avant de la relancer</a>. Cela a permis d’éviter le pire scénario, mais n’a pas rendu MV3 équivalent à MV2. Offrir une protection similaire demande désormais beaucoup plus de travail, et certaines fonctionnalités de MV2 ne peuvent toujours pas être reproduites.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/qt67tjadguard-mv2-phaseout-timeline.png" alt="Chronologie de la suppression progressive de Manifest V2 par Chrome (2018–2026) et réponse d’AdGuard à MV3" loading="lazy"></p>
<h2 id="mv3-contre-mv2-qu%E2%80%99est-ce-qui-a-r%C3%A9ellement-chang%C3%A9">## MV3 contre MV2 : qu’est-ce qui a réellement changé ?</h2>
<p>Avec MV2, un bloqueur de publicités pouvait analyser chaque requête du navigateur au moment où elle était effectuée et décider de l’autoriser ou de la bloquer. Avec MV3, l’extension fournit à Chrome une liste de règles de blocage à l’avance, et Chrome prend lui-même la plupart de ces décisions.</p>
<p>Cela signifie que l’extension a besoin d’accéder à moins de données de navigation, ce qui constitue l’un des avantages escomptés de MV3 en matière de confidentialité. Mais cela limite également les capacités des bloqueurs de publicités — un point sur lequel nous avions déjà <a /en/blog/our-comment-on-chrome-ad-blocking.html">mis en garde en janvier 2019</a>, alors que MV3 n’était encore qu’une proposition.</p>
<p>Avec MV3, Chrome limite le nombre de règles et de groupes de règles pouvant être actifs simultanément. Certaines règles traditionnelles ne peuvent pas être converties au format MV3 sans perte de fonctionnalité. De nombreuses règles de filtrage intégrées doivent être fournies dans le cadre de l’extension, ce qui complique les mises à jour urgentes. Les développeurs d’extensions disposent également d’une liberté réduite pour introduire de nouvelles méthodes de blocage, à moins que les API du navigateur ne les prennent en charge.</p>
<p>L’adaptation d’AdGuard a nécessité bien plus qu’une simple modification du fichier manifeste. Nous avons développé des outils pour convertir les filtres traditionnels en règles MV3 et avons conservé notre propre moteur pour masquer les publicités et autres éléments indésirables sur les pages web. Nous avons également mis au point des moyens de déployer des correctifs urgents dans le cadre des possibilités offertes par MV3 pour les règles dynamiques. Plus récemment, <a /fr/blog/adguard-browser-extension-v5-4.html">les filtres personnalisés dans MV3 ont retrouvé la capacité de se mettre à jour indépendamment de l’extension elle-même</a>.</p>
<p>Pour la plupart des utilisateurs, AdGuard devrait fonctionner à peu près comme avant. Mais MV3 reste un compromis. Offrir un niveau de protection proche de celui proposé par MV2 nécessite un travail d’ingénierie bien plus important, et il existe encore des cas particuliers dans lesquels l’ancienne extension était plus performante.</p>
<h2 id="vous-souhaitez-contourner-les-limites-de-mv3-sur-chrome">Vous souhaitez contourner les limites de MV3 sur Chrome ?</h2>
<p>Et bien, Chrome n’est pas la seule option. Si vous souhaitez continuer à utiliser une extension de blocage de publicités MV2 intégrale, <a /fr/adguard-browser-extension/firefox/overview.html">Firefox continue de prendre en charge MV2</a> ainsi que le puissant mécanisme de blocage des requêtes que Chrome a supprimé.</p>
<p><a href="https://support.brave.com/hc/en-us/articles/360017909112-How-can-I-add-extensions-to-Brave-">Brave prend également en charge une petite sélection d’extensions MV2</a>, notamment AdGuard Ad Blocker et uBlock Origin, via son propre backend. Cependant, Brave décrit cette prise en charge comme un effort de son mieux plutôt que comme une garantie permanente.</p>
<p>Même les extensions MV2 ne protègent que votre navigateur. Pour bénéficier d’une protection qui ne dépende pas des règles des extensions de navigateur, utilisez une <a /fr/download.html">application AdGuard à l’échelle du système</a> pour Windows, Mac, Android ou Linux. Elle filtre le trafic sur tous les navigateurs et autres applications.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Sept bons gestes pour étudier avec l'IA</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/seven-privacy-habits-ai-studying.html</link>
      <pubDate>Mon, 31 Aug 2026 11:53:57 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
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      <category>AdGuard</category>
      <category>Privacy</category>
      <category>Savoir tout</category>
      <description>Vous utilisez l'IA dans le cadre de votre formation ? Suivez ces conseils pratiques pour protéger vos données et vos conversations privées</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Que vous prépariez un diplôme, que vous cherchiez à évoluer professionnellement ou que vous suiviez simplement un cours pour éviter que votre cerveau ne se ramollisse, il y a de fortes chances que l'IA fasse partie du processus. <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2451958825001083">Certes, se faire servir les réponses sur un plateau d’argent par l’IA peut nuire à l’apprentissage et à l’esprit critique</a>, d’autant plus qu’une réponse qui semble sûre peut tout de même être erronée. Mais utilisée comme tuteur, l’IA peut véritablement vous aider à apprendre, et refuser de s’en servir devient déjà un désavantage.</p>
<p><strong>Mais tirer parti de l’IA comporte un inconvénient : une fois que vous partagez quelque chose avec un service d’IA, vous ne pourrez peut-être pas le récupérer entièrement.</strong> Une simple demande d’étude, une capture d’écran ou un document peut révéler votre identité, vos conversations privées, vos recherches non publiées et parfois aussi les données sensibles d’autres personnes. <strong>Ces sept habitudes vous aideront à utiliser l’IA sans partager plus que ce que vous aviez prévu.</strong></p>
<p><strong>Raccourcis :</strong></p>
<p><a href="#tip-1">1. Fichiers et captures d’écran</a> · <a href="#tip-2">2. Données professionnelles et de recherche</a> · <a href="#tip-3">3. Discussions de groupe</a> · <a href="#tip-4">4. Essais personnels</a> · <a href="#tip-5">5. Appareils gérés et partagés</a> · <a href="#tip-6">6. Paramètres des données de l’IA</a> · <a href="#tip-7">7. Partage des conversations avec l’IA</a></p>
<p><a id="tip-1"></a></p>
<h3 id="1-envoyez-lextrait-pertinent-pas-le-fichier-entier-ou-la-capture-d%C3%A9cran">1. Envoyez l'extrait pertinent, pas le fichier entier ou la capture d'écran</h3>
<p><strong>La situation :</strong> Vous demandez à un assistant IA de relire un devoir et de mettre en ligne le fichier contenant votre nom, votre adresse e-mail, votre classe et les commentaires de votre tuteur. Pour un devoir de statistiques, vous lui envoyez la feuille de calcul sur laquelle votre groupe a travaillé, avec les noms, adresses e-mail et années d’études de vos camarades de classe. Ou bien vous faites une capture d’écran rapide d’un élément sur votre plateforme d’apprentissage, en oubliant que la fenêtre du navigateur affiche également vos onglets épinglés, vos discussions ouvertes, le nom de votre compte et vos notifications.</p>
<p><strong>Les risques ?</strong> Une fois ces informations téléchargées, elles ne se trouvent plus uniquement sur votre appareil. Elles peuvent être enregistrées avec la conversation et faire partie du matériel d’entraînement de l’IA. Et si quelqu’un accède à votre compte ou si le service d’IA subit une fuite de données, une simple demande d’aide aux devoirs pourrait exposer vos informations personnelles, celles de vos camarades de classe, voire les deux. Il est étonnamment facile d’en partager trop. Un responsable universitaire <a href="https://www.reddit.com/r/GeminiAI/comments/1vy98lm/i_made_a_terrible_mistake_and_now_im_terrified/">a écrit sur Reddit</a> qu’il avait téléchargé des photos de listes d’inscription sur Gemini, avant de se rendre compte avec horreur que ces images contenaient les adresses e-mail d’environ 200 étudiants. En Australie, un fonctionnaire a mis en ligne sur ChatGPT un tableur contenant des noms, des coordonnées, des adresses, des dates de naissance, des informations médicales sensibles et des commentaires financiers. <a href="https://www.nsw.gov.au/departments-and-agencies/nsw-reconstruction-authority/northern-region/northern-rivers/resilient-homes-program-data-breach">Cet incident a été classé comme une fuite de données touchant plus de 2 000 personnes</a>.</p>
<p><strong>Que faire :</strong> Ne fournissez à l'IA que ce dont elle a besoin, et non tout ce dont vous disposez. Collez le passage pertinent et prenez quelques secondes pour vérifier que les fichiers et captures d'écran ne contiennent pas de noms, d'adresses e-mail, d'identifiants, de notifications ou tout autre élément que vous ne souhaitez pas partager.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/gj19hCrop_screenshots_1.png" alt="Ne téléversez pas l’intégralité d’un devoir, d’une feuille de calcul ou d’une capture d’écran de navigateur vers l’IA. Ne partagez que le passage ou les cellules pertinents après avoir supprimé les noms, adresses e-mail, onglets et notifications" loading="lazy"></p>
<p><a id="tip-2"></a></p>
<h3 id="2-v%C3%A9rifiez-quels-outils-d%E2%80%99ia-sont-autoris%C3%A9s-avant-d%E2%80%99utiliser-des-donn%C3%A9es-professionnelles-ou-de-recherche">2. Vérifiez quels outils d’IA sont autorisés avant d’utiliser des données professionnelles ou de recherche</h3>
<p><strong>La situation :</strong> Nous sommes nombreux à mener de front travail et études, si bien que les documents issus de l’un se retrouvent facilement dans l’autre. Ce n’est pas toujours par négligence : des données réelles de l’entreprise peuvent faire partie du processus d’apprentissage. En travaillant sur un devoir dans votre compte IA personnel, vous pourriez interroger l’assistant IA sur du code provenant de votre travail, télécharger une feuille de calcul de l’entreprise pour vous entraîner à l’analyse de données, ou demander un avis sur un chapitre de thèse non publié.</p>
<p><strong>Les risques ?</strong> Un compte d’IA personnel peut ne pas disposer des protections ou des paramètres par défaut exigés par votre employeur ou votre université. Le téléchargement de documents confidentiels pourrait constituer une violation d’un accord de confidentialité ou d’une politique interne — et si le compte ou le service venait à être piraté, ces informations pourraient être divulguées. Cela a déjà causé des problèmes à certaines personnes. <a href="https://www.reuters.com/technology/chatgpt-fever-spreads-us-workplace-sounding-alarm-some-2023-08-11/">Samsung a restreint l’accès à l’IA générative après que des employés auraient partagé du code source confidentiel et des informations relatives à des réunions avec ChatGPT</a>. Un doctorant a également <a href="https://www.reddit.com/r/PhD/comments/1seurqq/i_opted_out_of_training_but_chatgpt_is_now_giving/">affirmé sur Reddit</a> que des conclusions tirées de chapitres de thèse qu’il avait mis en ligne sont apparues par la suite dans des réponses générées pour un ami.</p>
<p><strong>Que faire :</strong> Utilisez un service d’IA approuvé par votre employeur ou votre université et supprimez les détails dont l’outil n’a pas besoin. S’il n’existe pas de service approuvé, ne confiez pas à l’IA les fichiers de l’entreprise, les informations sur les clients, les résultats non publiés et tout ce qui est couvert par un accord de confidentialité. Vous pouvez toujours décrire le problème en termes généraux sans coller les documents confidentiels eux-mêmes.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/dkx72Use_approved_tools_2.png" alt="N’envoyez pas de code confidentiel, de données d’entreprise ou de documents non publiés vers un compte IA personnel. Utilisez un outil approuvé par votre institution et ne partagez pas de fichiers protégés dans le chat" loading="lazy"></p>
<p><a id="tip-3"></a></p>
<h3 id="3-r%C3%A9sumez-vous-m%C3%AAme-les-discussions-de-groupe-%E2%80%94-ou-supprimez-d%E2%80%99abord-tous-les-noms">3. Résumez vous-même les discussions de groupe — ou supprimez d’abord tous les noms</h3>
<p><strong>La situation :</strong> La discussion de votre classe ou de votre projet compte des centaines de messages ; vous demandez donc à l’IA de résumer les décisions, les échéances et les tâches. Mais les captures d’écran ou la discussion exportée peuvent également contenir les noms des participants, leurs numéros de téléphone, leurs photos de profil, des commentaires personnels et des disputes qui n’ont rien à voir avec le travail à rendre.</p>
<p><strong>Les risques ?</strong> Une discussion de groupe peut révéler bien plus que prévu : l’identité des participants, leurs coordonnées et le contenu de leurs échanges. Une fois transmis à un service d’IA, ces détails peuvent être stockés avec la conversation. Si votre compte ou le service est piraté, ces informations pourraient être divulguées et aider des escrocs à créer des messages de hameçonnage bien plus convaincants.</p>
<p><strong>Que faire :</strong> Si possible, rédigez vous-même un bref résumé et demandez à l’IA de le transformer en liste de tâches, en compte-rendu de réunion ou en plan d’étude. Ainsi, l’assistant obtient les informations dont il a besoin sans avoir accès à la conversation originale. Si vous devez tout de même coller des messages, supprimez les noms, pseudonymes, numéros de téléphone, photos de profil et autres détails permettant d’identifier les personnes. Lorsque l’identité des interlocuteurs est importante, remplacez leurs noms par des libellés tels que « Étudiant A » et « Étudiant B ».</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/d2f9bEdit_group_chats_3.png" alt="Ne transmettez pas l’intégralité d’une discussion de groupe à l’IA. Résumez d’abord les messages pertinents et supprimez les noms, numéros de téléphone, photos de profil et autres détails permettant d’identifier les personnes concernées." loading="lazy"></p>
<p><a id="tip-4"></a></p>
<h3 id="4-supprimez-les-informations-permettant-de-vous-identifier-dans-vos-textes-personnels">4. Supprimez les informations permettant de vous identifier dans vos textes personnels</h3>
<p><strong>La situation :</strong> vous demandez à une IA de réviser une candidature à un cursus, un formulaire de bourse, un CV, une lettre de motivation ou un texte relatant votre expérience personnelle. Comme un contexte plus riche permet souvent d’obtenir une meilleure réponse, vous pourriez être tenté de donner beaucoup d’informations sur votre travail, votre lieu de résidence, votre situation financière, votre santé ou votre famille.</p>
<p><strong>Les risques ?</strong> Une consigne n’a pas besoin de contenir votre nom pour vous identifier. Une combinaison caractéristique de lieux, de dates, d’établissements et d’événements de votre vie peut suffire — et une fois que la conversation a été enregistrée, partagée ou divulguée, ces détails sont difficiles à retirer.</p>
<p><strong>Que faire :</strong> Conservez le contexte dont l’IA a réellement besoin, mais supprimez les noms, les coordonnées, les numéros d’étudiant, les dates et lieux exacts, ainsi que les références inutiles à un établissement scolaire ou à un employeur spécifique. Une bonne règle à suivre consiste à rédiger les consignes sensibles en partant du principe que la conversation pourrait finir par être rendue publique.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/pmv1eRemove_personal_details_4.png" alt="Conservez le contexte tiré d'un essai personnel dont l'IA a besoin, mais supprimez les détails qui pourraient permettre de vous identifier, tels que votre établissement scolaire, votre employeur, votre lieu de résidence, des dates précises, vos coordonnées, vos informations financières ou des infos sur votre famille" loading="lazy"></p>
<p><a id="tip-5"></a></p>
<h3 id="5-%C3%A9vitez-les-recherches-personnelles-sur-les-appareils-g%C3%A9r%C3%A9s-et-partag%C3%A9s">5. Évitez les recherches personnelles sur les appareils gérés et partagés</h3>
<p><strong>La situation :</strong> Vous lancez un assistant IA sur un ordinateur portable de l’école ou du travail, ou sur un ordinateur partagé dans une bibliothèque. Vous commencez par une question liée à vos études, mais comme la conversation vous semble privée, vous vous égarez peu à peu vers des sujets personnels.</p>
<p><strong>Les risques ?</strong> L'appareil ou le compte qui ne vous appartient pas ou que vous n'avez pas créé peut faire l'objet d'une surveillance — et si vous oubliez de vous déconnecter d'un ordinateur partagé, quelqu'un d'autre pourrait lire vos conversations. Les outils de surveillance peuvent analyser les messages, les documents et les recherches à la recherche de signes de violence, d'automutilation ou d'autres comportements préoccupants. Ils ne comprennent pas toujours le contexte. Dans un cas rapporté par l’Associated Press, <a href="https://apnews.com/article/8c531cde8f9aee0b1ef06cfce109724a">un logiciel a signalé une blague écrite par une adolescente de 13 ans dans un chat scolaire surveillé</a>. Elle a été arrêtée, interrogée, soumise à une fouille à nu, a passé une nuit en prison et a ensuite été placée en résidence surveillée. Ce cas est extrême, mais le même risque pour la vie privée s’applique également aux ordinateurs partagés dans les bibliothèques, les espaces de coworking et d’autres lieux publics.</p>
<p><strong>Que faire :</strong> Partez du principe que l'activité sur un appareil ou un compte géré peut être visible par l'établissement. Réservez vos conversations personnelles, vos notes privées et vos recherches sensibles à votre propre appareil et à votre propre compte. Le mode incognito peut masquer l'historique local du navigateur, mais il n'empêche pas la surveillance intégrée à l'appareil ou au système de l'établissement.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/16yw1Managed_and_shared_devices_5.png" alt="Réservez les ordinateurs de l'établissement et les ordinateurs partagés à vos travaux scolaires, et utilisez vos propres appareils verrouillés pour vos conversations personnelles avec l'IA qui ne doivent pas être visibles par un établissement ou un autre utilisateur." loading="lazy"></p>
<p><a id="tip-6"></a></p>
<h3 id="6-d%C3%A9sactivez-l%E2%80%99entra%C3%AEnement-des-mod%C3%A8les-et-utilisez-des-discussions-temporaires-pour-les-questions-ponctuelles">6. Désactivez l’entraînement des modèles et utilisez des discussions temporaires pour les questions ponctuelles</h3>
<p><strong>La situation :</strong> Vous utilisez l’IA pour résumer des notes, vérifier un devoir ou transformer des supports de cours en exercices pratiques.</p>
<p><strong>Les risques ?</strong> Selon le service et les paramètres, vos invites, vos réponses et les fichiers que vous avez téléchargés peuvent rester dans l’historique de vos discussions ; certaines informations peuvent être reprises dans de futures discussions ; des modérateurs humains peuvent lire certains échanges ; et votre contenu peut être utilisé pour entraîner des modèles d’IA. La désactivation de la mémoire n’empêche pas nécessairement l’entraînement ni ne supprime les discussions passées. Dans <a href="https://help.openai.com/en/articles/7730893-data-controls-faq">ChatGPT</a>, les discussions classiques restent dans votre historique même si vous désactivez l’entraînement du modèle. Les discussions temporaires ne sont pas enregistrées dans l’historique et ne sont pas utilisées pour l’entraînement, mais <a href="https://help.openai.com/en/articles/8983778-chat-and-file-retention-policies-in-chatgpt">OpenAI peut néanmoins les conserver pendant 30 jours maximum, période durant laquelle elles peuvent faire l’objet d’un examen</a>. En ce qui concerne les conversations Claude classiques, <a href="https://privacy.claude.com/en/articles/10023548-how-long-do-you-store-my-data">le contenu autorisé pour l’entraînement peut rester dans des systèmes d’entraînement anonymisés pendant cinq ans au maximum</a>, tandis que les conversations supprimées sont normalement effacées du back-end dans un délai de 30 jours. Gemini prévient que <a href="https://support.google.com/gemini/answer/13594961?hl=en#human_review">des modérateurs humains peuvent lire certaines des données qu’il collecte</a>.</p>
<p><strong>Que faire :</strong> Vérifiez les paramètres <em>Confidentialité</em>, <em>Contrôle des données</em>, <em>Activité</em> ou <em>Amélioration du modèle</em> du service. Désactivez l’entraînement facultatif et utilisez un chat temporaire ou en mode incognito lorsque vous n’avez pas besoin de conserver la conversation. Évitez toutefois de divulguer des informations sensibles : le service doit traiter tout ce que vous envoyez et peut en conserver une copie pendant un certain temps.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/j0qwdImprove_your_data_settings_6.png" alt="Désactivez l'entraînement facultatif du modèle et les autres paramètres d'utilisation des données, utilisez un chat temporaire lorsque cela est approprié, et ne confiez pas de fichiers d'étude sensibles à l'IA" loading="lazy"></p>
<p><a id="tip-7"></a></p>
<h3 id="7-d%C3%A9placez-la-r%C3%A9ponse-vers-une-conversation-vierge-avant-de-la-partager">7. Déplacez la réponse vers une conversation vierge avant de la partager</h3>
<p><strong>La situation :</strong> Vous demandez à l’IA de vous aider pour un devoir, en ajoutant progressivement des notes, des fichiers et du contexte personnel. Une fois que la réponse utile est prête, vous créez un lien pour l’envoyer à un camarade de classe ou à quelqu’un d’autre.</p>
<p><strong>Les risques ?</strong> Un lien de partage peut révéler l’intégralité de la conversation, et pas seulement la réponse que vous aviez l’intention d’envoyer. Toute personne qui l’ouvre pourrait également voir les demandes précédentes, puis les transférer ou les enregistrer. Certains liens publics peuvent également apparaître dans les résultats de recherche, soit directement, soit après avoir été publiés ailleurs. Cela s’est déjà produit à grande échelle : <a href="https://www.404media.co/nearly-100-000-chatgpt-conversations-were-searchable-on-google/">un chercheur a rassemblé près de 100 000 conversations ChatGPT partagées publiquement</a>, tandis que plus de <a href="https://www.forbes.com/sites/iainmartin/2025/08/20/elon-musks-xai-published-hundreds-of-thousands-of-grok-chatbot-conversations/">370 000 conversations Grok seraient apparues dans les résultats de recherche</a>, dont certaines contenaient des informations personnelles, des fichiers professionnels et un mot de passe. <a href="https://techcrunch.com/2026/07/27/psa-your-claude-shared-chats-and-artifacts-may-have-ended-up-on-google/">Des liens publics vers Claude auraient également exposé des dossiers médicaux, des documents internes et les coordonnées d’enfants</a>.</p>
<p><strong>Que faire :</strong> Évitez de partager la conversation d’étude d’origine. L’option la plus sûre consiste à copier uniquement la réponse dont vous avez besoin dans un document séparé, puis à partager ce dernier. Mais si vous souhaitez que les autres sachent que cette réponse provient d’une IA, posez à nouveau la même question dans une nouvelle conversation, puis vérifiez l’aperçu complet du partage. Ouvrez le lien dans une fenêtre de navigateur privée pour voir ce que les autres verront. Supprimez le lien partagé lorsqu’il n’est plus nécessaire, mais n’oubliez pas que cela ne supprimera pas les copies que d’autres ont déjà enregistrées.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/gnwzpgShare_your_chats_privately_7.png" alt="Ne partagez pas de lien vers une longue conversation avec l’IA ; transférez la réponse dont vous avez besoin dans une nouvelle conversation, prévisualisez le lien en mode privé, puis révoquez-le après l’avoir partagé" loading="lazy"></p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Les apps de bureau vous suivent : l’analyse réseau des logiciels Windows populaires</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/how-desktop-apps-watch-you-research.html</link>
      <pubDate>Thu, 27 Aug 2026 11:57:15 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Koroleva]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">6a8ffbeb01da9d0001aae749</guid>
      <category>AdGuard pour Windows</category>
      <category>AdGuard Research</category>
      <category>Blocage des publicités</category>
      <description>Nous avons analysé le trafic réseau généré par des apps Windows populaires et avons découvert des mécanismes de suivi cachés partout</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>La plupart des utilisateurs pensent que le suivi en ligne se fait au niveau du navigateur. Nous installons des extensions pour bloquer les publicités sur les sites web et nous nous croyons ainsi protégés. Or, le navigateur ne représente qu'une petite partie de votre vie numérique.</p>
<p>Les applications de bureau — lecteurs de musique, messageries instantanées, lanceurs de jeux et lecteurs de PDF — se connectent constamment à Internet. Et tout comme les sites Web, un bon nombre d’entre elles envoient des données sur vos actions. La différence est que vous ne pouvez pas voir ce trafic sans filtrer l’ensemble de votre système.</p>
<p>C’est pourquoi le filtrage à l’échelle du système est activé par défaut dans AdGuard pour Windows v8.0. Il constitue le seul moyen fiable de protéger votre vie privée dans toutes les applications sans nuire à leur fonctionnement.</p>
<p>Pour évaluer l’ampleur réelle du suivi effectué sur PC et montrer en quoi la protection du navigateur seule ne suffit pas, nous avons mené une étude.</p>
<div class="kg-card kg-toggle-card" data-kg-toggle-state="close">
            <div class="kg-toggle-heading">
                <h4 class="kg-toggle-heading-text"><span style="white-space: pre-wrap;">Ce qu’on a mesuré</span></h4>
                <button class="kg-toggle-card-icon" aria-label="Expand toggle to read content">
                    <svg id="Regular" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg" viewBox="0 0 24 24">
                        <path class="cls-1" d="M23.25,7.311,12.53,18.03a.749.749,0,0,1-1.06,0L.75,7.311"></path>
                    </svg>
                </button>
            </div>
            <div class="kg-toggle-content"><p><span style="white-space: pre-wrap;">Nous avons sélectionné un assortiment d’applications de bureau Windows largement utilisées, couvrant plusieurs catégories, notamment les outils bureautiques, les messageries instantanées, les lecteurs multimédias, les éditeurs de code, les lanceurs de jeux et les assistants IA.</span><br><span style="white-space: pre-wrap;">À l'aide d'AdGuard pour Windows v8.0, nous avons enregistré et analysé toutes les requêtes Web sortantes effectuées par ces applications pendant leur utilisation active et lorsqu'elles étaient en veille en arrière-plan. Nous avons laissé chaque application fonctionner pendant environ 3,5 minutes. Même sur cette courte période, les données se sont révélées très instructives. Nous avons classé chaque point de terminaison afin de déterminer s'il servait aux fonctionnalités principales du logiciel, à la télémétrie utilisateur, à la publicité ou à la configuration à distance.</span></p></div>
        </div><blockquote>
<p><strong>Remarque sur la méthodologie</strong></p>
<p>Il s’agissait d’un test unique réalisé sur un seul ordinateur par un seul utilisateur. La durée et les scénarios d’utilisation variaient légèrement d’une application à l’autre ; nous ne pouvons donc pas comparer directement les applications entre elles. Nous avons également anonymisé les noms des entreprises afin de mettre l’accent sur les schémas techniques plutôt que sur des marques spécifiques. L’objectif était d’identifier le fonctionnement du suivi dans les environnements de bureau, et non d’établir un classement.*</p>
</blockquote>
<h2 id="nos-conclusions">Nos conclusions</h2>
<p>Sur 18 applications, nos tests ont révélé 1 965 points de terminaison de serveurs uniques générant 4 945 requêtes Web individuelles.</p>
<p>AdGuard a intercepté et nettoyé les requêtes destinées à 1 780 de ces points de terminaison, en supprimant les en-têtes intrusifs plutôt qu’en bloquant complètement les connexions. De plus, AdGuard a purement et simplement bloqué les appels sortants lorsque leur seul but était le suivi ou la diffusion de publicités : des lots entiers de requêtes vers des points de terminaison de télémétrie connus ont été rejetés avant même d’atteindre le réseau, et pas seulement dépouillés de leurs en-têtes.</p>
<p>Bien que les requêtes fonctionnelles représentent une part substantielle du volume total de trafic, le mode Stealth d’AdGuard a tout de même dû nettoyer les en-têtes intrusifs sur près de 90 % de tous les points de terminaison — y compris de nombreuses requêtes ordinaires et purement fonctionnelles, et pas seulement celles liées au suivi. Ce qui est vraiment frappant : 15 des 18 applications que nous avons testées (83 %) ont effectué au moins une requête que nous avons classée comme relevant du suivi ou de la publicité. De petites charges utiles de télémétrie s’enclenchent rapidement en arrière-plan, établissant au fil du temps un profil détaillé de votre comportement.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/content/blog/windows_apps_research/filtering_log.png" alt="Journal de filtrage" loading="lazy"></p>
<h2 id="%C3%A0-quoi-ressemble-le-suivi-sur-ordinateur-dans-la-pratique">À quoi ressemble le suivi sur ordinateur dans la pratique</h2>
<p>Les statistiques abstraites peuvent sembler lointaines. En pratique, les applications de bureau traduisent vos actions quotidiennes en requêtes réseau détaillées. Une boutique de jeux en ligne suit le <strong>mouvement du curseur</strong> et votre <strong>identifiant de compte</strong> lorsque vous survolez la fiche d’un jeu. Une application de console de jeux envoie votre <strong>pseudo de joueur et l’identifiant de votre appareil</strong> toutes les 29 secondes, tandis que le moteur de navigation d’une plateforme de vidéos courtes envoie une <strong>balise de diagnostic</strong> à ses propres serveurs toutes les 60 secondes, accompagnée d’un <strong>identifiant d’appareil persistant</strong> — quel que soit le contenu affiché à l’écran.</p>
<p>Même un lecteur de PDF standard enregistre les <strong>clics sur les boutons</strong>, envoyant une requête distincte lorsque vous annulez une connexion. Un service de streaming musical envoie des événements de lecture toutes les quatre secondes, y compris la <strong>position exacte du morceau, le modèle d’ordinateur portable et les détails de la sortie audio</strong>. La requête d’une plateforme vidéo révèle votre profil d’utilisateur dans des paramètres de requête en clair, non masqués — y compris votre statut d’abonnement et votre région —, visibles dès lors que la connexion est inspectée localement.</p>
<figure class="kg-card kg-image-card"><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/ne04tkmlkskstats.png" class="kg-image" alt="" loading="lazy" width="1360" height="1617"></figure><p>Vous vous dites peut-être : « Et alors, qu’importe si une application enregistre un clic sur un bouton ou le modèle de mon ordinateur portable ? »</p>
<p>Pris isolément, ces éléments de données semblent inoffensifs. Mais ensemble, ils constituent un profil détaillé de votre comportement. Les entreprises utilisent ce profil pour vous suivre d’une application à l’autre, ajuster les prix en fonction de votre appareil et vous proposer des publicités ciblées. Cela signifie également que votre historique est lié de manière permanente à votre identité et qu’il est exposé à des risques si les serveurs du fournisseur venaient à être compromis.</p>
<h2 id="les-m%C3%AAmes-r%C3%A9cepteurs-partout">Les mêmes récepteurs partout</h2>
<p>Nous nous attendions à ce que différentes entreprises utilisent différents outils de suivi. Au lieu de cela, nous avons constaté que les mêmes récepteurs apparaissaient dans des applications sans aucun lien entre elles.</p>
<p>Un seul identifiant client Microsoft est apparu dans quatre applications totalement différentes : une messagerie instantanée, une application de console de jeux, un lecteur de musique et un client torrent. Cela s’explique par le fait que de nombreuses applications de bureau sont développées à l’aide d’une technologie de « web view » qui intègre par défaut la télémétrie du navigateur.</p>
<p>Nous avons également constaté que des outils d’analyse Web standard, tels que Google Analytics et Google Tag Manager, fonctionnaient au sein de processus de bureau, et pas uniquement dans les navigateurs.</p>
<p>Plus important encore, la majeure partie du trafic de suivi n’était pas transmise à des tiers. Elle était acheminée directement vers les serveurs du développeur de l’application. Ce n’est pas nécessairement pire que le suivi par des tiers, mais cela rend le blocage plus difficile. Il n’est pas possible de simplement couper le lien avec le développeur sans perdre l’accès à l’application elle-même.</p>
<h2 id="activit%C3%A9-silencieuse-en-arri%C3%A8re-plan">Activité silencieuse en arrière-plan</h2>
<p>L’une des découvertes les plus surprenantes a été la fréquence de l’activité en arrière-plan. Les applications de bureau n’attendent pas que vous cliquiez sur des boutons pour commencer à envoyer des données.</p>
<p><strong>Plus de 20 % des applications que nous avons testées envoient des données télémétriques selon des intervalles automatisés, sans aucune interaction de l’utilisateur.</strong> Vous pouvez ouvrir une application, vous éloigner de votre bureau, puis revenir et constater que des dizaines de requêtes sortantes ont été enregistrées alors que votre PC était complètement inactif.</p>
<p>Ces requêtes en arrière-plan vont des journaux de performances à haute fréquence, envoyés toutes les secondes, aux rapports périodiques sur l’état du système, envoyés selon des intervalles fixes en arrière-plan.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/content/blog/windows_apps_research/how_often_apps_ping_new.png" alt="À quelle fréquence les applications de bureau envoient-elles des requêtes aux serveurs *mobile" loading="lazy"></p>
<h2 id="pourquoi-le-blocage-des-domaines-ne-suffit-pas">Pourquoi le blocage des domaines ne suffit pas</h2>
<p>Si le suivi est aussi répandu, la question qui s’impose est la suivante : pourquoi ne pas simplement bloquer les domaines utilisés à des fins de suivi ?</p>
<p>Le problème, c’est que le suivi sur ordinateur de bureau réside rarement sur des domaines « malveillants » séparés. Au contraire, il se trouve généralement sur les mêmes serveurs que ceux qui hébergent l’application elle-même. Lors de nos tests, <strong>près d’une application sur six (17 %) envoyait des données de suivi ou publicitaires depuis les mêmes hôtes que ceux utilisés pour ses fonctionnalités principales</strong>.</p>
<p>Prenons l’exemple d’un service de streaming musical. Il peut utiliser un seul domaine de serveur pour gérer la connexion à votre compte, le streaming musical et les données de télémétrie. Si vous bloquez ce domaine pour empêcher le suivi, vous interrompez également la musique.</p>
<p>C’est pourquoi le simple blocage de domaines ne fonctionne pas. Pour mettre fin à ce suivi sans perturber le fonctionnement de vos applications, nous avons besoin d’un outil plus précis, capable de faire la distinction entre une requête fonctionnelle et une requête de suivi sur le même serveur.</p>
<h2 id="notre-solution-un-filtrage-%C3%A0-l%E2%80%99%C3%A9chelle-du-syst%C3%A8me-avec-inspection-https">Notre solution : un filtrage à l’échelle du système avec inspection HTTPS</h2>
<p>AdGuard pour Windows résout ce problème grâce au <strong>filtrage au niveau du chemin d’accès</strong>.</p>
<p>Les filtres réseau standard ne peuvent voir que le serveur de destination, mais les applications modernes chiffrent le reste de la connexion. En déchiffrant le trafic localement sur votre appareil, nous pouvons inspecter l’intégralité du chemin d’accès URL et les en-têtes de requête. Cette visibilité nous permet de nettoyer les données intrusives et de bloquer certains chemins de suivi tout en laissant passer les requêtes fonctionnelles.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/content/blog/windows_apps_research/domain_blocking_vs_https_filtering.png" alt="Blocage de domaines vs filtrage au niveau du chemin d’accès" loading="lazy"></p>
<p><em>Le blocage de domaines désactive des serveurs entiers. Le filtrage HTTPS au niveau du chemin d’accès inspecte chaque URL individuellement pour supprimer les données de télémétrie tout en préservant le fonctionnement des fonctionnalités essentielles de l’application</em></p>
<p>Nous trouvons le juste équilibre entre protection et stabilité grâce à un système intelligent. Nous activons le filtrage HTTPS complet pour les applications de confiance telles que les navigateurs. Nous excluons les applications sensibles, comme les applications bancaires, afin de garantir la sécurité de vos données. Pour les autres applications, nous filtrons le trafic de base mais laissons le filtrage HTTPS désactivé. Vous pouvez l’activer manuellement dans la gestion des applications si vous souhaitez bénéficier d’une protection plus poussée. Cela vous permet de mettre fin au suivi dissimulé sans perturber le fonctionnement de vos applications.</p>
<div class="kg-card kg-callout-card kg-callout-card-blue"><div class="kg-callout-emoji">📚</div><div class="kg-callout-text"><a /kb/adguard-for-windows-8/app-management/#how-app-filtering-and-routing-work-in-adguard-for-windows-v80"><u><i><em class="italic underline" style="white-space: pre-wrap;">Apprenez plus sur le filtrage dans les applications et leur acheminement dans notre Base de Connaissances</em></i></u></a></div></div><p><strong>Pourquoi c'est sûr</strong></p>
<p>Tout le traitement s'effectue sur votre ordinateur. Le filtrage avec inspection HTTPS s'effectue entièrement sur votre appareil : le composant local déchiffre brièvement une requête pour vérifier son chemin d'accès et ses en-têtes, de la même manière qu'il procède pour nettoyer les données intrusives.</p>
<p>Ce qu'il ne fait pas : stocker ce contenu, ni l'envoyer où que ce soit.</p>
<p>Chaque vérification consiste en une comparaison locale avec la liste noire, et les données déchiffrées sont supprimées immédiatement après la décision de filtrage. Votre trafic ne quitte jamais votre appareil à cette fin. Le processus est rapide et conçu pour ne pas affecter votre processeur ni votre débit Internet.</p>
<h3 id="comparaison-des-m%C3%A9thodes-de-protection-contre-le-suivi">Comparaison des méthodes de protection contre le suivi</h3>
<table>
<thead>
<tr>
<th style="text-align:left">Méthode</th>
<th style="text-align:left">Portée</th>
<th style="text-align:left">Protection contre le suivi</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td style="text-align:left"><strong>Extension AdGuard pour navigateur</strong></td>
<td style="text-align:left">Navigateur uniquement</td>
<td style="text-align:left">Élevée</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align:left"><strong>Filtrage DNS</strong></td>
<td style="text-align:left">À l'échelle du système</td>
<td style="text-align:left">Modérée (au niveau du domaine uniquement — impossible de distinguer le suivi du trafic fonctionnel sur un hébergeur mutualisé)</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align:left"><strong>VPN</strong></td>
<td style="text-align:left">À l'échelle du système</td>
<td style="text-align:left">Aucune par défaut (chiffrement uniquement — le blocage nécessite un filtre DNS intégré, par exemple AdGuard DNS, disponible en option avec AdGuard VPN)</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align:left"><strong>Application de bureau AdGuard</strong></td>
<td style="text-align:left">À l'échelle du système</td>
<td style="text-align:left"><strong>Maximale</strong> (une fois le filtrage HTTPS activé par application — activé par défaut pour les navigateurs, à activer manuellement pour tout le reste)</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h2 id="en-conclusion">En conclusion</h2>
<p>Les applications de bureau ne sont plus isolées du Web. Elles s'appuient sur des réseaux complexes de serveurs pour fonctionner. Ces réseaux transmettent souvent des données de suivi cachées en même temps que vos fichiers de travail. Les outils traditionnels peinent à empêcher ce suivi, car ils ne peuvent pas voir ce qui se passe à l'intérieur des connexions chiffrées des applications de bureau.</p>
<p>AdGuard pour Windows offre une meilleure solution. Grâce au filtrage au niveau des chemins d’accès, nous pouvons supprimer certaines requêtes de suivi tout en préservant le bon fonctionnement de vos applications. Ainsi, vous gardez le contrôle de votre vie privée sans perturber le fonctionnement des logiciels dont vous dépendez.</p>
<h2 id="vous-souhaitez-tout-voir-vous-m%C3%AAme">Vous souhaitez tout voir vous-même ?</h2>
<p>Téléchargez AdGuard pour Windows v8.0 et ouvrez le journal de filtrage. Vous pourrez observer en temps réel comment nous bloquons les requêtes de suivi provenant de vos applications de bureau.</p>
<div class="kg-card kg-button-card kg-align-center"><a /en/adguard-windows/overview.html" class="kg-btn kg-btn-accent">Obtenez AdGuard</a></div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Edge abandonne la plateforme utilisée par les bloqueurs d'annonces. Et ensuite ?</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/edge-phasing-out-mv2-ad-blockers.html</link>
      <pubDate>Thu, 27 Aug 2026 11:15:33 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">6a8ff22501da9d0001aae712</guid>
      <category>Actualités de l'industrie</category>
      <category>Manifest V3</category>
      <description>Microsoft Edge s'apprête enfin à dire adieu à Manifest V2, la plateforme d'extensions sur laquelle reposent beaucoup de bloqueurs de publicités</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Microsoft Edge se prépare enfin à dire adieu à Manifest V2, la plateforme d’extensions qui sous-tend de nombreux outils de navigateur existant depuis longtemps, notamment certains des bloqueurs de publicités les plus puissants.</p>
<p>L’annonce de Microsoft a suscité le même genre de titres alarmistes que ceux qui avaient accompagné la transition de Chrome vers Manifest V3. Ceux-ci préviennent qu’Edge est sur le point de « <a href="https://www.theverge.com/tech/976880/microsoft-edge-extensions-ad-blockers-mv2-mv3">bloquer les anciens bloqueurs de publicités</a> » ou de « <a href="https://www.pcgamer.com/software/browsers/firefox-stunts-on-edge-as-microsoft-gears-up-to-neuter-adblockers-ublock-origin-isnt-going-anywhere/">neutraliser les bloqueurs de publicités</a> ». La réalité est moins apocalyptique, mais elle n’est pas aussi simple que <a href="https://blogs.windows.com/msedgedev/2026/08/07/moving-the-microsoft-edge-extensions-ecosystem-forward-with-manifest-version-3/">Microsoft pourrait le laisser entendre</a>.</p>
<p>Les bloqueurs de publicités survivront dans Edge. Mais Manifest V3 limite le contrôle des extensions sur les requêtes réseau, restreint le nombre de règles de filtrage qu’elles peuvent utiliser et rend plus difficiles les mises à jour rapides des filtres. Il est possible de conserver pratiquement le même niveau de protection, mais cela nécessite un travail d’ingénierie considérablement plus important.</p>
<h2 id="quand-edge-d%C3%A9sactivera-t-il-les-extensions-manifest-v2">Quand Edge désactivera-t-il les extensions Manifest V2 ?</h2>
<p>Les alertes commencent à s'afficher en août 2026, d’abord dans les versions Edge Canary, Dev et Beta. Microsoft étendra ensuite progressivement cette phase de retrait à la version Stable d’Edge — celle utilisée par les utilisateurs lambda —, la transition pour les particuliers devant s'achever d'ici fin 2026. Les installations gérées en entreprise bénéficieront d'un délai supplémentaire, jusqu’au début de l’année 2027. Microsoft n’a pas annoncé de date butoir unique ni de version d’Edge applicable à tous.</p>
<h2 id="microsoft-affirme-que-95-des-extensions-sont-pr%C3%AAtes-%E2%80%94-mais-qu%E2%80%99en-est-il-des-autres">Microsoft affirme que 95 % des extensions sont prêtes — mais qu’en est-il des autres ?</h2>
<p>Selon Microsoft, plus de 95 % des extensions Edge activement utilisées sont déjà passées à Manifest V3. Seules 58 extensions présentant une « utilisation significative » reposent encore sur MV2, et trois d’entre elles n’auraient, selon certaines sources, aucune alternative publique prête pour MV3.</p>
<p>Ce chiffre peut sembler faible, mais les bloqueurs de publicités et autres extensions de confidentialité similaires sont probablement surreprésentés parmi les 58 restantes. Le MV3 affecte particulièrement les extensions qui inspectent et modifient les requêtes Web, ce qui est au cœur du fonctionnement traditionnel des systèmes avancés de blocage de contenu.<br>
Microsoft n’a pas nommé ces trois extensions, et les données publiques de l’Edge Store ne permettent pas de trancher la question : elles indiquent quel manifeste utilise une extension, mais pas quel produit MV3 Microsoft considère comme son remplaçant.</p>
<p>Nous avons identifié deux candidats sérieux : <strong><a href="https://github.com/dhowe/AdNauseam/issues/2629">AdNauseam</a></strong>, dont les développeurs ont déclaré ne pas disposer des ressources nécessaires pour produire une version MV3 restreinte, et <strong>ClearURLs</strong>, dont la proposition de migration vers MV3 a été <a href="https://github.com/ClearURLs/Addon/issues/326">clôturée avec la mention « non prévue »</a>. uBlock Origin constitue un autre cas ambigu. Sa version pour Edge utilise MV2, mais une extension plus simple, uBlock Origin Lite, est disponible sous MV3. On ne sait pas clairement si Microsoft la considère comme un remplacement. Quoi qu’il en soit, le développeur d'uBO, Raymond Hill, a explicitement déclaré qu’il n’existait « <a href="https://github.com/gorhill/uBlock/wiki/About-Google-Chrome%27s-%E2%80%9CThis-extension-may-soon-no-longer-be-supported%E2%80%9D">aucune version Manifest v3 d'uBO</a> ». Il a également expliqué qu’« uBOL était trop différent d’uBO pour pouvoir remplacer uBO en toute discrétion ».</p>
<p>uBOL peut tout de même constituer un bon bloqueur léger, mais il sacrifie des fonctionnalités avancées que MV3 ne peut pas prendre en charge. Comme nous l’avons expliqué dans notre article sur <a /fr/blog/ublock-origin-disabled-chrome.html">le retrait d’uBlock Origin de Chrome</a>, il s’agit d’une alternative allégée, et non d’un véritable remplacement à l’identique.</p>
<h2 id="en-quoi-manifest-v2-diff%C3%A8re-t-il-de-manifest-v3">En quoi Manifest V2 diffère-t-il de Manifest V3 ?</h2>
<p>La différence entre uBO et uBOL souligne le compromis plus général imposé par le MV3. Les bloqueurs de publicités doivent soit renoncer à certaines fonctionnalités, soit consacrer des années de travail à les repenser dans un cadre plus restrictif. Le changement essentiel réside dans l’identité de celui qui prend la décision de bloquer ou non. Sous le MV2, un bloqueur de publicités pouvait examiner chaque requête et y répondre en temps réel. Sous le MV3, il doit généralement fournir un ensemble prédéfini de règles et laisser le navigateur les appliquer.</p>
<p>Google a présenté cette mesure comme un moyen de rendre les extensions plus sûres, plus respectueuses de la vie privée et plus efficaces. Cela semble rassurant, mais notre cofondateur et directeur technique, Andrey Meshkov, <a /fr/blog/chrome-manifest-v3-where-we-stand.html">a fait valoir que limiter les extensions ne rend pas automatiquement leurs utilisateurs plus en sécurité</a>. Les extensions frauduleuses sont restées un problème même après que le Chrome Web Store a cessé d’accepter de nouvelles extensions MV2. Selon lui, une modération plus stricte de la boutique et une coopération plus étroite avec les experts en sécurité contribueraient davantage à protéger les utilisateurs que le simple fait de priver les extensions légitimes d’une partie de leurs outils.</p>
<p>Pour les bloqueurs de publicités, les conséquences pratiques sont spécifiques et plutôt handicapantes :</p>
<ul>
<li><strong>Moins de règles et moins de flexibilité.</strong> Les navigateurs limitent le nombre de filtres pouvant être actifs, et certaines règles de filtrage traditionnelles ne peuvent pas être converties au format MV3 sans perte de fonctionnalité.</li>
<li><strong>Mises à jour plus lentes des filtres.</strong> Contrairement à ce qui se passait avec MV2, de nombreux filtres sont désormais intégrés à l’extension et ne sont généralement mis à jour que lorsqu’une nouvelle version est validée par la boutique d’applications. Il est donc plus difficile de réagir face à l’apparition de nouvelles publicités ou à des sites web défaillants.</li>
<li><strong>L’innovation plus lente.</strong> Le navigateur contrôlant davantage le processus de filtrage, les extensions ne peuvent pas introduire librement de nouvelles méthodes de traitement des requêtes. La fonctionnalité doit s’adapter au système de règles existant du navigateur ; sinon, les développeurs doivent mettre au point une solution de contournement ou attendre que le navigateur ajoute la fonctionnalité nécessaire.</li>
</ul>
<p>Des années de discussions et de retours d’expérience de la part des développeurs d’extensions ont rendu MV3 nettement plus fonctionnel. Il est devenu un moindre mal plutôt que le désastre que beaucoup redoutaient au départ, mais égaler les capacités d’une extension MV2 nécessite tout de même des ressources techniques considérablement plus importantes. Comme l’a souligné Meshkov, la transition a exigé « <a /fr/blog/chrome-manifest-v3-where-we-stand.html">un effort considérable de la part de toutes les parties concernées</a> ». Par conséquent, les projets de plus petite envergure et gérés par des bénévoles pourraient ne pas être en mesure de suivre le rythme, ou ne survivre que sous une forme plus limitée.</p>
<h2 id="comment-adguard-a-surv%C3%A9cu-%C3%A0-manifest-v3">Comment AdGuard a survécu à Manifest V3</h2>
<p>De notre côté, nous avons commencé à nous préparer dès le milieu de l’année 2021 et avons lancé le <a /fr/blog/adguard-mv3.html">premier prototype fonctionnel au monde de bloqueur de publicités MV3</a> en 2022. Après deux années supplémentaires de développement, la <a /fr/blog/adguard-browser-extension-mv3-release.html">version finale</a> est devenue notre extension principale pour Chrome en septembre 2024.</p>
<p>Cela a nécessité bien plus qu’une simple modification du fichier manifeste. Nous avons développé des outils pour convertir les filtres traditionnels en règles MV3 et avons continué à gérer le filtrage esthétique — la suppression des bannières, des espaces réservés et d’autres éléments indésirables des pages — à l’aide de notre propre moteur.</p>
<p>Nous avons également introduit le filtre « AdGuard Quick Fixes ». MV3 n’autorise normalement pas les filtres intégrés à se mettre à jour indépendamment de l’extension, mais « Quick Fixes » utilise la marge limitée accordée aux règles dynamiques pour répondre à des problèmes urgents sans attendre qu’une mise à jour complète de l’extension soit validée par la boutique d’applications.</p>
<p>Certaines restrictions subsistent. Le nombre de règles est limité, certaines techniques de filtrage ne peuvent pas être reproduites à l’identique, et la plupart des mises à jour des filtres doivent toujours être fournies avec l’extension elle-même. Le maintien d’un niveau de fonctionnalité proche de notre version MV2 demande donc plus de travail, tandis que certaines améliorations peuvent mettre plus de temps à parvenir aux utilisateurs.</p>
<p>Pour autant, la plupart des utilisateurs ne devraient constater que peu de différences dans le filtrage au quotidien. Dans <a /fr/blog/no-google-isnt-killing-ad-blockers-adguard-cto-andrey-meshkov-on-the-manifest-v2-panic.html">sa dernière analyse</a>, Andrey Meshkov a fait remarquer : « Nous n’avons jamais été enthousiastes à l’idée du passage à MV3, mais l’apocalypse annoncée n’a jamais eu lieu. »</p>
<h2 id="qu%E2%80%99adviendra-t-il-d%E2%80%99adguard-ad-blocker-dans-edge">Qu’adviendra-t-il d’AdGuard Ad Blocker dans Edge ?</h2>
<p><a href="https://microsoftedge.microsoft.com/addons/detail/adguard-adblocker/pdffkfellgipmhklpdmokmckkkfcopbh">AdGuard Ad Blocker, actuellement disponible dans la boutique des extensions d’Edge</a> utilise toujours Manifest V2. Les utilisateurs d’Edge peuvent continuer à l’utiliser tant que le navigateur prend en charge MV2 — il n’est pas nécessaire de le remplacer ou de le réinstaller immédiatement.</p>
<p>Nous mettrons notre extension MV3 à disposition dans le magasin Edge d’ici à ce que la phase de retrait progressive de Microsoft touche les utilisateurs lambda d’Edge. Nous ne pouvons pas encore fournir de date précise, car nous sommes encore en train de clarifier la manière dont Edge examinera les mises à jour contenant de nouvelles versions de filtres. Avec MV3, ce processus est particulièrement important, car la plupart des filtres sont intégrés à l’extension.</p>
<p>Les utilisateurs qui souhaitent passer dès maintenant à la version MV3 sur Edge peuvent installer notre <a href="https://chromewebstore.google.com/detail/adguard-adblocker/bgnkhhnnamicmpeenaelnjfhikgbkllg">version du Chrome Web Store</a> dans Edge. Edge étant basé sur Chromium — la même base que Chrome —, l’extension devrait fonctionner et recevoir des mises à jour de manière similaire, même si nous n’avons pas testé de manière exhaustive tous les scénarios spécifiques à Edge.</p>
<p>Les utilisateurs qui souhaitent conserver toutes les fonctionnalités de l’extension de blocage de publicités AdGuard peuvent également se tourner vers Firefox, qui continue de prendre en charge la fonctionnalité de blocage supprimée par MV3 des navigateurs Chromium.<br>
<strong>L’option la plus durable reste toutefois une protection qui ne dépend d'aucune plateforme d'extensions de navigateur</strong>. Les applications AdGuard à l'échelle du système pour <a /fr/adguard-windows/overview.html">Windows</a>, <a /fr/adguard-mac/overview.html">Mac</a> et <a /fr/adguard-android/overview.html">Android</a> protègent les navigateurs et les autres applications au niveau de l’appareil. Par conséquent, aucune modification apportée à Edge, Chrome ou tout autre navigateur ne peut supprimer cette protection.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Extension de navigateur AdGuard v5.5 : vos propres régles</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/adguard-browser-extension-v5-5.html</link>
      <pubDate>Fri, 21 Aug 2026 15:13:56 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alyona Bolshova]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">6a88410401da9d0001aae4a4</guid>
      <category>Extensions de navigateur AdGuard</category>
      <category>Notes de lancement</category>
      <category>Nouvelles versions</category>
      <description>Un éditeur de règles utilisateur plus intuitif, le nouveau filtre « Protection contre le suivi des e-mails » et quelques améliorations MV3</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Chaque jour, nous suivons tant de règles fixées par les autres. Ça fait du bien, pour une fois, de définir nos propres règles. L’extension de navigateur AdGuard v5.5 vous facilite la tâche : notre nouvel éditeur de règles (RulesEditor) vous offre une méthode plus structurée pour créer et gérer vos règles de filtrage. Nous avons également ajouté un filtre qui bloque les traceurs d’e-mails, ainsi que quelques améliorations pratiques pour MV3.</p>
<h2 id="ruleseditor-une-gestion-des-r%C3%A8gles-simplifi%C3%A9e">RulesEditor : une gestion des règles simplifiée</h2>
<p>La section <em>Règles utilisateur</em> n'était auparavant guère plus qu'un simple champ de texte. Elle s'appuie désormais sur <a href="https://github.com/AdguardTeam/RulesEditor">RulesEditor</a>, notre propre éditeur qui propose deux modes de travail : la <em>vue Liste</em> et la <em>vue Éditeur</em>.</p>
<figure class="kg-card kg-gallery-card kg-width-wide kg-card-hascaption"><div class="kg-gallery-container"><div class="kg-gallery-row"><div class="kg-gallery-image"><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/t2i5ruser-rules-old-fr.png" width="1482" height="1236" loading="lazy" alt=""></div><div class="kg-gallery-image"><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/5fvcsluser-rules-list-view-fr.png" width="1430" height="832" loading="lazy" alt=""></div><div class="kg-gallery-image"><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/57ym9user-rules-editor-view-fr.png" width="1628" height="1322" loading="lazy" alt=""></div></div></div><figcaption><p dir="ltr"><span style="white-space: pre-wrap;">L'ancien éditeur des régles, la vue Liste et la vue Éditeur</span></p></figcaption></figure><p>Dans la <em>vue Liste</em>, vous trouverez des cases à cocher pour activer ou désactiver des règles individuelles, une barre de recherche et un menu déroulant offrant un accès rapide aux options <em>Aide sur la syntaxe des règles</em>, <em>Importer</em>, <em>Exporter</em> et <em>Tout supprimer</em>. Il existe également la <em>vue Éditeur</em> pour une modification manuelle directe, et la section <em>Liste d'autorisation</em> fonctionne désormais également dans RulesEditor et dispose d’un menu déroulant amélioré.</p>
<p>Vous avez déjà maîtrisé l’ancien éditeur ? Inutile de tout réapprendre. RulesEditor est conçu pour faciliter la modification et la révision des règles, sans perturber le flux de travail auquel vous êtes habitué.</p>
<h2 id="protection-contre-le-suivi-des-e-mails-contr%C3%B4lez-qui-suit-vos-e-mails">Protection contre le suivi des e-mails : contrôlez qui suit vos e-mails</h2>
<p>Les publicités et les traceurs ne se limitent pas aux sites web. De nombreux e-mails marketing contiennent une minuscule image invisible de 1x1, appelée « pixel de suivi ». Dès que vous ouvrez l’e-mail, ce pixel envoie discrètement un rapport à l’expéditeur, révélant souvent quand, où et comment vous l’avez lu.</p>
<p>Le problème, c’est qu’il n’est pas possible de bloquer ces pixels simplement en fonction de leur domaine. La plupart des principaux fournisseurs de messagerie font passer toutes les images d’un e-mail par leurs propres serveurs avant de les afficher ; bloquer le domaine du pixel de suivi risquerait donc de perturber l’ensemble de votre boîte de réception.</p>
<p>C’est pourquoi nous avons développé un filtre « Protection contre le suivi des e-mails », qui reconnaît et bloque les pixels de suivi sans altérer les images que vous souhaitez réellement voir.</p>
<h2 id="suivez-les-mises-%C3%A0-jour-des-filtres">Suivez les mises à jour des filtres</h2>
<p>Auparavant, l’onglet <em>Filtres</em> des paramètres de MV3 affichait la date de mise à jour de l’extension pour tous les filtres. Cette information n’était pas toujours exacte, car les mises à jour des filtres et des extensions s’effectuent souvent selon des calendriers différents. Nous avons mis à jour la gestion des métadonnées des filtres : le champ <em>Dernière mise à jour</em> affiche désormais la date de mise à jour réelle de chaque filtre.</p>
<h2 id="un-nouveau-modificateur-pour-les-utilisateurs-avanc%C3%A9s">Un nouveau modificateur pour les utilisateurs avancés</h2>
<p>Pour les créateurs de filtres avancés, la version 5.5 ajoute la prise en charge du modificateur <code>$urltransform</code>, qui permet à une règle de réécrire certaines parties d’une URL — telles que son chemin d’accès ou sa chaîne de requête — avant l’envoi de la requête, y compris les redirections gérées via l’API declarativeNetRequest de MV3 de Chrome.</p>
<p>Cela permet de gérer avec précision les paramètres de suivi et autres éléments indésirables d’une URL, sans bloquer purement et simplement la requête. Voici un exemple :</p>
<p><code>||example.com^$urltransform=/regex/replacement/</code></p>
<p>Cela indique à l’extension de transformer les URL correspondantes selon le modèle spécifié, plutôt que de simplement les autoriser ou les bloquer.</p>
<h2 id="vos-commentaires-comptent">Vos commentaires comptent</h2>
<p>Vos commentaires orientent nos futures améliorations et corrections. Mettez à jour votre extension pour découvrir les changements apportés et faites-nous part de votre avis sur <a href="https://github.com/AdguardTeam/AdguardBrowserExtension">GitHub</a> et sur les <a href="https://x.com/AdguardFr">réseaux sociaux</a>.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>AdGuard pour Windows v8.0 : un nouveau chapitre de protection</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/adguard-for-windows-v8-0.html</link>
      <pubDate>Mon, 10 Aug 2026 15:17:00 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Koroleva]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">6a79c13c01da9d0001aadd3e</guid>
      <category>AdGuard for Windows</category>
      <category>AdGuard pour Windows</category>
      <description>Un tout nouveau design, une mise à jour majeure et une protection globale du système. AdGuard pour Windows 8.0 va au-delà du filtrage classique</description>
      <content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p>La nouvelle version en est actuellement aux premières étapes de son déploiement et nous prévoyons qu'elle sera accessible à tous les utilisateurs existants dans les semaines à venir.</p>
</blockquote>
<p>Une toute nouvelle version, un nouveau numéro de version majeur, un nouveau design… et, surtout, une protection véritablement globale du système. AdGuard pour Windows v8.0 ne se contente pas d’arborer un nouveau look : il vous offre un contrôle plus précis sur le trafic de votre ordinateur et rend les paramètres les plus importants plus faciles d’accès.</p>
<p>Êtes-vous prêts à la découvrir ? Il vous suffit de mettre à jour votre application actuelle. Si vous ne l’avez jamais essayée auparavant, téléchargez l’application en cliquant sur le bouton ci-dessous.</p>
<div class="kg-card kg-button-card kg-align-center"><a href="https://static.adtidy.org/windows/setup-8.0.5560.0.exe" class="kg-btn kg-btn-accent">Téléchargez la v8.0</a></div><p>Si vous préférez lire avant d'explorer l'application, voici pourquoi cette mise à jour est suffisamment importante pour mériter un nouveau numéro. Elle s’adresse aussi bien aux utilisateurs avancés qu’à ceux qui souhaitent simplement profiter d’un Internet propre et sécurisé sans avoir à s’en soucier.</p>
<h2 id="une-protection-v%C3%A9ritablement-%C3%A0-l%C3%A9chelle-du-syst%C3%A8me">Une protection véritablement à l'échelle du système</h2>
<p>En plus du filtrage DNS dont vous disposez déjà, AdGuard propose un filtrage complet au niveau du réseau. Cela signifie une protection renforcée et un contrôle accru : vous pouvez filtrer tout le trafic Internet sur votre appareil, pour une protection à l'échelle du système.</p>
<p>Vous vous demandez peut-être : en quoi le filtrage à l’échelle du système est-il si important ? Le blocage des publicités dans les navigateurs ne suffit-il pas ? Sur les ordinateurs de bureau, les navigateurs génèrent encore environ 55 à 60 % du trafic total — <a /blog/apple-url-filter-system-wide-filtering-api.html">mais cela laisse tout de même une part considérable aux autres applications</a>. Le suivi au sein des applications est souvent encore plus intrusif que sur les sites web. Les applications peuvent accéder à davantage de données personnelles, interagir directement avec les ressources de l’appareil et utiliser des identifiants persistants, ce que les sites web ne peuvent tout simplement pas faire. C’est pourquoi il est si important de filtrer l’ensemble du trafic de l’appareil.</p>
<div class="kg-card kg-callout-card kg-callout-card-blue"><div class="kg-callout-emoji">🛡️</div><div class="kg-callout-text">AdGuard utilise un pilote réseau spécial qui gère l'envoi et la réception effectifs des données, ce qui nous permet de filtrer le trafic provenant de toutes les applications installées sur votre appareil.</div></div><p>Bien sûr, la protection DNS est toujours présente : vous pouvez choisir un serveur DNS et filtrer le contenu de cette manière. Mais le filtrage DNS est moins flexible, et certaines requêtes de suivi peuvent tout de même passer.</p>
<p>C’est là que le filtrage HTTPS devient indispensable. Lorsqu’il est activé, AdGuard peut inspecter le trafic au sein des applications Windows. Cela nous permet de faire la distinction entre le contenu légitime et les requêtes de suivi, même lorsqu’elles proviennent du même domaine.</p>
<p>Par exemple, vous ouvrez l’application Facebook et vous vaquez tranquillement à vos occupations. Ce que vous ne voyez pas, ce sont les requêtes de suivi qui apparaissent immédiatement en arrière-plan. Le problème, c’est que Facebook diffuse à la fois du contenu légitime et des requêtes de suivi (comme <code>https://graph.facebook.com/network_ads</code>) à partir du même domaine. Si vous essayez d’empêcher ce suivi via le DNS, vous n’avez qu’une seule option : bloquer entièrement le domaine. Mais cela rendrait l’application complètement inutilisable, ce qui signifie que vous ne pourriez même plus vous connecter ni charger votre fil d’actualité.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/content/release_notes/ad_blocker/windows/v8.0/facebook_requests.png" alt="Journal du filtrage *border" loading="lazy"></p>
<p>Le filtrage réseau nous permet d'être beaucoup plus précis à ce niveau. En déchiffrant le trafic, AdGuard peut identifier l'URL complète et bloquer uniquement les requêtes de suivi, tout en laissant le reste de l'application fonctionner normalement.</p>
<p>Bien que le filtrage HTTPS soit activé par défaut pour les navigateurs, il est désactivé pour la plupart des autres applications afin d'assurer une meilleure compatibilité. Vous pouvez toujours l'activer pour bénéficier d'une protection supplémentaire : il suffit de sélectionner l'application que vous souhaitez filtrer dans <em>Gestion des applications</em> et d'activer l'option <em>Filtrer le trafic HTTPS</em>.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/content/release_notes/ad_blocker/windows/v8.0/filter-https-traffic-fr.png" alt="L'application dans la gestion des apps" loading="lazy"></p>
<p>En parlant de la <em>Gestion des applications</em> : cette nouvelle section, ainsi que celle des <em>Statistiques</em>, vous offre un contrôle total et une transparence totale sur l’activité des applications sur votre PC.</p>
<h2 id="surveillez-l%E2%80%99activit%C3%A9-de-vos-applications-et-prenez-le-contr%C3%B4le">Surveillez l’activité de vos applications et prenez le contrôle</h2>
<p>Pour faciliter la gestion du trafic et vous donner une vision claire de ce qui se passe sur votre appareil, nous avons ajouté deux nouvelles sections : <em>Gestion des applications</em> et <em>Statistiques</em>.</p>
<h3 id="ce-que-vous-pouvez-faire-dans-la-gestion-des-applications">Ce que vous pouvez faire dans la <em>Gestion des applications</em></h3>
<p>La <em>Gestion des applications</em> vous permet de contrôler la manière dont chaque application accède à Internet. Par défaut, AdGuard filtre tout. Dès qu’une application se connecte à Internet, elle apparaît dans la <em>Gestion des applications</em> et son trafic est acheminé via AdGuard. À partir de là, vous pouvez configurer ce qu’il faut faire avec l’application et comment la filtrer :</p>
<ul>
<li>Déterminer quelles applications doivent voir leur trafic acheminé via AdGuard</li>
<li>Choisir de bloquer les publicités et les traceurs dans des applications spécifiques</li>
<li>Activer le filtrage HTTPS dans les applications de votre choix</li>
</ul>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/content/release_notes/ad_blocker/windows/v8.0/app-management-new-fr.png" alt="Gestion des applications" loading="lazy"></p>
<p>Nous avons également introduit <em>Filtrer les applications inconnues</em>, un nouveau paramètre permettant de gérer les applications qui ne figurent pas encore dans les listes de compatibilité ou d'exclusion. Il est activé par défaut : les nouvelles applications sont filtrées de manière classique, tandis que l'interception HTTPS reste désactivée pour éviter d'altérer le fonctionnement des applications. <a /kb/adguard-for-windows/app-management/#filter-unknown-apps">Consultez notre article de la base de connaissances</a> pour plus de détails.</p>
<h3 id="ce-que-vous-trouverez-dans-les-statistiques">Ce que vous trouverez dans les Statistiques</h3>
<p>La rubrique <em>Statistiques</em> présente le détail de l'activité réseau. La section <em>Entreprises</em> donne un aperçu de toutes les entreprises auxquelles votre appareil a envoyé des requêtes, tandis que les rubriques <em>Applications</em> et <em>Domaines</em> affichent les statistiques spécifiques au trafic de chaque application acheminée via AdGuard.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/content/release_notes/ad_blocker/windows/v8.0/statistics-fr.png" alt="Statistiques" loading="lazy"></p>
<p>Vous vous demandez quelles entreprises voient leurs requêtes bloquées le plus souvent ? Quelles applications tentent de partager vos données et avec qui ? Vous pouvez rapidement identifier et bloquer tout élément suspect.</p>
<h2 id="bien-plus-que-de-simples-mises-%C3%A0-jour-une-refonte-compl%C3%A8te">Bien plus que de simples mises à jour : une refonte complète</h2>
<p>AdGuard pour Windows a beaucoup évolué depuis son lancement en 2009. Au cours des 16 dernières années, son interface a suivi les changements du Web, évoluant au fil des versions 5, 6 et 7. Pour ceux qui nous suivent depuis le début, cela vous rappellera peut-être quelques souvenirs :</p>
<figure class="kg-card kg-gallery-card kg-width-wide kg-card-hascaption"><div class="kg-gallery-container"><div class="kg-gallery-row"><div class="kg-gallery-image"><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/gkk7nadguardwindows4.webp" width="668" height="437" loading="lazy" alt=""></div><div class="kg-gallery-image"><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/1pkq8adguardwindows5.png" width="486" height="359" loading="lazy" alt=""></div></div><div class="kg-gallery-row"><div class="kg-gallery-image"><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/zc9d6adguardwindows6.png" width="800" height="600" loading="lazy" alt=""></div><div class="kg-gallery-image"><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/k3jymadguardwindows7.png" width="1999" height="1599" loading="lazy" alt=""></div></div></div><figcaption><p><span style="white-space: pre-wrap;">L'évolution de AdGuard pour Windows</span></p></figcaption></figure><p>Avec la version 8.0, nous ouvrons un tout nouveau chapitre. L’application a été entièrement repensée à partir de zéro. Nous avons mis l’accent sur la <strong>simplicité et la facilité d’utilisation</strong>. Les outils les plus importants sont désormais mis en avant, tandis que les paramètres avancés restent disponibles — mais discrets, afin de ne pas intimider les nouveaux utilisateurs.</p>
<p>Commençons par les bases, puis approfondissons au fur et à mesure.</p>
<h3 id="les-param%C3%A8tres-essentiels-%C3%A0-port%C3%A9e-de-main">Les paramètres essentiels à portée de main</h3>
<p>L’application est conçue pour vous permettre d’activer tout ce dont vous avez besoin dès le premier écran. Il suffit de cliquer sur les icônes affichées : elles permettent de bloquer les publicités et les traceurs, de gérer les notifications relatives aux cookies et autres désagréments similaires, ainsi que d’activer la protection DNS. Tout ce dont vous avez besoin pour une navigation fluide et sécurisée.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/content/release_notes/ad_blocker/windows/v8.0/mainscreen-fr.png" alt="Écran principal" loading="lazy"></p>
<p><strong>Si vous souhaitez affiner votre protection</strong>, rendez-vous dans la section <em>Protection</em>, où les paramètres sont clairement classés par catégorie, expliqués en termes simples et activables d’un simple clic.</p>
<figure class="kg-card kg-gallery-card kg-width-wide"><div class="kg-gallery-container"><div class="kg-gallery-row"><div class="kg-gallery-image"><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/53h69adblocking.png" width="2370" height="1724" loading="lazy" alt=""></div><div class="kg-gallery-image"><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/n1tb8protection_screen.png" width="2370" height="1724" loading="lazy" alt=""></div><div class="kg-gallery-image"><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/hsswhtrackingprotection.png" width="2370" height="1724" loading="lazy" alt=""></div></div></div></figure><p><strong>Si vous préférez une expérience plus personnalisée</strong>, affinez encore les paramètres.</p>
<p>La <em>protection contre le suivi</em> vous permet de choisir un niveau de protection — allant d’une expérience simple et pratique à une expérience plus avancée, qui inclut la suppression des cookies pour une confidentialité renforcée. Il existe également un niveau personnalisé où vous pouvez librement ajuster tous les paramètres en fonction de vos préférences : par exemple, bloquer les notifications des sites web ou activer la protection anti-IPP.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/content/release_notes/ad_blocker/windows/v8.0/custom_level.png" alt="Niveau personnalisé" loading="lazy"></p>
<p><strong>Vous préférez une approche plus pratique du filtrage ?</strong> Vous trouverez les paramètres de bas niveau et les paramètres réseau dans <em>Paramètres</em> → <em>Paramètres de l'application</em>.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/content/release_notes/ad_blocker/windows/v8.0/app-settings-fr.png" alt="Paramètres de l'application" loading="lazy"></p>
<div class="kg-card kg-callout-card kg-callout-card-blue"><div class="kg-callout-emoji">📚</div><div class="kg-callout-text">Consultez <a /kb/adguard-for-windows/" rel="noreferrer"><u>la Base de connaissances</u></a> pour apprendre plus de détails sur les nouvelles fonctions. Si vous utilisez une version plus ancienne, consultez la<a /kb/archive/adguard-for-windows/" rel="noreferrer"><u> section séparée qui y est consacrée</u></a>.</div></div><hr>
<p>Cette refonte a été particulièrement importante, et nous attendons vos rétroactions avec impatience. Partagez vos impressions sur les <a href="https://x.com/AdguardFr">réseaux sociaux</a> et envoyez-nous vos suggestions d'amélioration via <a href="https://github.com/AdguardTeam/AdguardForWindows/issues">GitHub</a>. Nous serons ravis de recevoir vos commentaires.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Techtok #15. Il n'est jamais trop tôt : découvrez comment planifier votre vie numérique après la mort</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/techtok-15-plan-digital-afterlife.html</link>
      <pubDate>Thu, 13 Aug 2026 16:52:35 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">6a7dcc2301da9d0001aadf9c</guid>
      <category>Privacy</category>
      <category>Protection des données</category>
      <category>TechTok</category>
      <description>Qu'adviendra-t-il de vos comptes sur les réseaux sociaux après votre décès ? Et de votre crypto ? De votre compte e-mail ?</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>La vie nous offre de merveilleux moments qui rendent l'existence digne d'être vécue : admirer un magnifique lever de soleil, voir son enfant faire ses premiers pas, passer une soirée tranquille en famille. Mais, malheureusement, la vie a aussi son revers, moins réjouissant mais inévitable. Tôt ou tard, nous devons tous faire face à notre propre mortalité, et chacun choisit à sa manière d'y faire face. Beaucoup de gens trouvent du réconfort et une paix intérieure en rédigeant un testament et en le tenant à jour, sachant que leurs biens finiront entre de bonnes mains, que leur patrimoine sera transmis à leurs enfants et à leurs proches, ou qu’il ira peut-être à des associations caritatives pour soutenir une bonne cause.</p>
<p>C’est ainsi que va la vie, c’est ainsi que nous, en tant qu’humanité, pensons que les choses devraient se passer. Vous rédigez un testament, et lorsque vous ne serez plus là, tout ce que vous laisserez derrière vous ira là où vous l’avez prévu. Mais ce qui était clair et relativement simple pendant la majeure partie de l’histoire de l’humanité devient un peu flou dès lors que l’on aborde la question de l’héritage numérique.</p>
<p>Au fil de notre vie, nous accumulons une quantité incroyable d’actifs numériques, qui ont une valeur soit matérielle, soit sentimentale. Cela va des éléments les plus faciles à évaluer, comme les cryptomonnaies, les noms de domaine, les entreprises en ligne et diverses plateformes telles que Netflix et Steam, à des éléments plus éphémères, comme les photos et les vidéos stockées dans le cloud, les comptes de réseaux sociaux et les comptes de messagerie. Certes, vous n’êtes pas obligé de vous occuper de tout cela ni même d’y penser. Mais si vous vous souciez de votre héritage physique, pourquoi ne traiteriez-vous pas votre héritage numérique de la même manière ?</p>
<p>Imaginez que vous possédiez deux maisons, mais que vous ne laissiez à vos enfants que les clés de l’une d’entre elles, sans même mentionner l’autre dans votre testament. Cette maison restera là à se couvrir de mousse, tandis que le loyer continuera de courir, tout comme vos comptes continueront d’être débités pour des abonnements si vous ne vous en occupez pas. Et compte tenu de l’ampleur considérable de notre présence en ligne, cette analogie n’est pas aussi farfelue qu’elle peut paraître à première vue. En réalité, la situation pourrait même être plus compliquée que cela — car contrairement à cette deuxième maison, vos actifs numériques ne restent pas inactifs. Ils peuvent être volés, clonés, exploités pour leurs données, ou transformés en une version IA de vous-même sans que personne ne vous demande votre autorisation.</p>
<p>Nous sommes convaincus que vous pouvez régler l’aspect physique de votre testament sans notre aide. Mais comment vous assurer concrètement que tout sera en ordre concernant la partie numérique de votre vie après votre décès ? Avant de vous donner des conseils concrets, passons en revue ce qui nécessite notre attention et pourquoi.</p>
<ul>
<li><strong>Les actifs matériels</strong>. Cryptomonnaies, noms de domaine, abonnements à des bibliothèques numériques. C’est la catégorie qui se rapproche le plus de l’héritage traditionnel, physique. Vous souhaitez vous assurer que vos héritiers désignés pourront bénéficier de vos actifs numériques, mais déterminer la meilleure façon d’y parvenir n’est pas toujours évident.</li>
<li><strong>Des objets à valeur sentimentale</strong>. C’est là que les choses deviennent floues. Vous ne pouvez pas attribuer de valeur monétaire aux photos que vous stockez dans votre espace de stockage en ligne, mais vos amis et les membres de votre famille ne voudraient probablement pas qu’elles soient perdues à jamais.</li>
<li><strong>Votre image et votre identité</strong>. Comment les gens se souviendront-ils de vous ? Que penseront-ils de vous, le cas échéant ? Même les plus cyniques d’entre nous ne voudraient probablement pas que quelqu’un usurpe leur identité pour commettre des escroqueries ou d’autres manœuvres douteuses.</li>
</ul>
<p>Parfois, un élément ne rentre pas clairement dans telle ou telle catégorie. Par exemple, votre compte Google peut être essentiel pour accéder à la sauvegarde de votre portefeuille de cryptomonnaies, contenir des photos de vos enfants et stocker des années et des années d’e-mails reflétant votre voix et vos opinions uniques — on pourrait faire valoir qu’il appartient à n’importe laquelle des catégories que nous avons décrites, voire aux trois à la fois. Dans ce genre de situation, nous nous efforcerons d’utiliser une formulation aussi claire et précise que possible afin d’éviter toute confusion. Nous avons également inclus à la fin de l’article une <a href="#bonus-chapter-cheat-sheet">« fiche pratique »</a> séparée et facile à mettre en œuvre. Ainsi, si vous décidez de faire le ménage dans votre vie numérique, vous pourrez vous y référer plutôt que de faire défiler l’article dans les deux sens pour essayer de relier entre eux plusieurs conseils différents.</p>
<h2 id="chapitre-1-les-actifs-mat%C3%A9riels">Chapitre 1: les actifs matériels</h2>
<p>En ce qui concerne la gestion post-mortem de vos actifs numériques, deux risques majeurs se profilent : qu’ils tombent entre de mauvaises mains et que les destinataires prévus ne puissent pas y accéder. Heureusement, ces deux problèmes peuvent généralement être résolus simultanément grâce aux mêmes précautions.</p>
<p>L'actif le plus évident de cette catégorie est, bien sûr, la <strong>cryptomonnaie</strong>. Sa particularité réside dans le fait que, compte tenu du fonctionnement des phrases de récupération, la cryptomonnaie est l'un des rares actifs pouvant être définitivement perdus ou volés en un instant. Si vous en possédez, ce qui est le cas de nombreuses personnes aujourd’hui, le plus délicat est de vous assurer que la personne désignée y aura accès après votre décès, sans pour autant créer de faille de sécurité. Il existe plusieurs façons d’y parvenir.</p>
<p>Vous pourriez créer un portefeuille à signatures multiples nécessitant 2 ou 3 clés pour autoriser une transaction. Vous conservez une clé, une autre peut être stockée dans un endroit sûr, comme un coffre-fort bancaire, et la troisième peut être confiée à une personne de confiance, par exemple. De cette manière, personne ne peut raisonnablement voler vos fonds de votre vivant, mais il est relativement facile pour vos héritiers de réunir les clés après votre décès. Une autre méthode similaire est appelée le <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Shamir%27s_secret_sharing"><em>schéma de partage de secret de Shamir</em></a>, dans lequel une phrase de récupération est divisée en plusieurs fragments qui sont répartis entre des personnes de confiance. Un certain seuil de fragments est nécessaire pour reconstituer la phrase ; ce schéma réduit donc considérablement le risque de perdre vos fonds tout en permettant à vos futurs héritiers de les récupérer facilement. Il existe d’autres moyens, mais la plupart consistent à diviser la phrase de départ en plusieurs parties d’une manière ou d’une autre, ou à s’assurer d’une autre façon qu’aucune personne ou entité ne détienne à elle seule les clés de vos cryptomonnaies. Quoi que vous fassiez, ne conservez pas tout au même endroit et n’inscrivez jamais vos clés privées ni vos phrases de départ directement dans votre testament — les testaments peuvent devenir des documents publics, et les cryptomonnaies et la publicité ne font pas bon ménage.</p>
<p>Outre les questions de sécurité, il existe également un aspect juridique. Même si vous ne devez en aucun cas inclure vos phrases de récupération, vos codes PIN ou vos mots de passe dans votre testament, vous devez y identifier les actifs et y désigner les bénéficiaires. Utilisez une lettre distincte et non publique contenant des instructions sur la manière d’accéder aux clés. N’oubliez pas que la ou les personnes à qui vous léguez vos actifs cryptographiques ne maîtrisent peut-être pas parfaitement la technologie et pourraient avoir besoin d’un document rédigé en langage clair qui explique tout ce qu’il faut savoir de manière simple et compréhensible.</p>
<p>Vous vous demandez peut-être pourquoi vous ne pourriez pas simplement sauter une étape, omettre les actifs cryptographiques de votre testament et tout régler « en toute discrétion ». Vous pourriez le faire, et beaucoup de gens procèdent ainsi, mais cela est techniquement illégal. La blockchain se moque de savoir qui effectue les transactions, tant que cette personne dispose des clés nécessaires. Mais contourner toutes les procédures légales peut entraîner de nombreux problèmes pour le bénéficiaire s’il y a des dettes en jeu ou si des proches souhaitent contester le testament, sans compter qu’il s’agit là purement et simplement d’une fraude fiscale. Dans la pratique, si le montant des cryptomonnaies que vous léguez est modeste, la méthode « discrète » peut fonctionner (ce qui ne la rend pas pour autant plus légale), mais en omettant de mentionner dans le testament des fonds importants en cryptomonnaies, vous ne faites probablement que rendre un mauvais service à votre futur héritier, qui sera celui qui devra gérer toutes les conséquences potentielles.</p>
<p>Nous avons longuement abordé la question des cryptomonnaies, car il s'agit sans doute de l'actif numérique le plus couramment légué. Passons maintenant à d'autres types d'actifs matériels, et accélérons un peu le rythme. Nous commencerons par les bibliothèques par abonnement.</p>
<p>En ce qui concerne des services comme Netflix ou Steam, le plus gros problème est que vous n’êtes pratiquement jamais vraiment propriétaire de votre compte : vous bénéficiez en réalité d’une licence d’utilisation. Imaginez que vous achetiez GTA 6 sur Steam : vous n’acquérez aucun droit de propriété. Vous concluez un contrat de licence personnel avec l’entreprise qui vous autorise à jouer au jeu. Les services de streaming comme Hulu ou Amazon Prime fonctionnent avec des licences non transférables : l’abonnement est lié spécifiquement à <em>vous</em> et ne constitue pas un bien transmissible par succession. Les conditions générales d’utilisation de Netflix interdisent de transférer votre compte à quiconque, ce qui exclut de fait la possibilité de le léguer par testament. Celles de Steam stipulent plus ou moins la même chose. L’affaire est-elle donc close ?</p>
<p>Pas tout à fait. La réalité dépend de l'endroit où vous vivez. Aux États-Unis, selon les États, certains juristes affirment que les lois étatiques en matière de succession pourraient en réalité <a href="https://www.pcworld.com/article/2347640/steam-says-you-cant-leave-games-in-your-will-but-us-law-might-disagree.html">prévaloir sur les conditions d’utilisation de Steam </a>. Dans la pratique, cependant, aucune affaire de ce type n’a jamais été portée devant les tribunaux. En revanche, en <a href="https://www.loc.gov/item/global-legal-monitor/2018-09-07/germany-federal-court-of-justice-rules-digital-social-media-accounts-inheritable/">Allemagne, la Cour fédérale de justice (BGH) a statué en 2018 que les comptes numériques sont transmissibles par succession au même titre que les biens matériels</a>. Et en décembre 2024, une cour d’appel est allée plus loin en statuant que <a href="https://www.noerr.com/en/insights/unrestricted-active-and-continued-use-of-social-media-accounts-by-heirs">les héritiers peuvent continuer à utiliser activement un compte Instagram après le décès de son titulaire</a>.</p>
<p>En résumé, malgré le statut juridique variable et souvent flou de la transmission de vos bibliothèques musicales, vidéo et de jeux vidéo, les gens le font tout le temps. Les plateformes ne font que très rarement respecter la loi à ce sujet, et aucune affaire judiciaire n’a encore donné lieu à des poursuites. Tout au plus, le compte sera-t-il fermé si une entreprise détecte une utilisation non autorisée. Il existe une sorte de <em>statu quo</em> : les gens mentionnent très rarement les identifiants de leurs comptes dans leur testament et se contentent de laisser les mots de passe à leurs héritiers sur un bout de papier, et les entreprises ne se donnent pas la peine d’intenter une action en justice si le cas se présente.</p>
<p>Passons rapidement en revue d’autres biens corporels que vous pourriez souhaiter léguer :</p>
<ul>
<li><strong>Les banques en ligne</strong>. Il s’agit simplement d’argent ; le fait qu’elles soient en ligne ne change en rien le processus de succession. Vous pouvez les inclure dans votre testament comme n’importe quel autre actif financier.</li>
<li><strong>Les applications de paiement</strong> (PayPal, Venmo, etc.). L’argent est transmissible par succession, mais pas le compte lui-même. Les modalités dépendent de l’application, mais en général, l’exécuteur testamentaire doit clôturer le compte au décès du défunt et transférer les fonds vers le compte bancaire associé.</li>
<li><strong>Les noms de domaine</strong>. Comme vous pouvez en être pleinement propriétaire, les noms de domaine constituent à 100 % un bien transmissible par succession et vous devriez mentionner dans votre testament tout nom de domaine ayant de la valeur. Il est également judicieux de les configurer en renouvellement automatique, afin qu’ils n’expirent pas et ne soient pas récupérés par des squatteurs numériques.</li>
<li><strong>Les activités en ligne</strong>. Elles sont transmissibles par succession, mais dépendent fortement de la plateforme utilisée. Certaines peuvent être héritées directement, d’autres peuvent avoir plusieurs administrateurs, d’autres encore (comme YouTube) peuvent nécessiter une succession explicitement autorisée. Vous devrez vérifier séparément les conditions générales de chaque activité en ligne que vous gérez et agir en conséquence.</li>
<li><strong>Votre téléphone portable</strong>. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un actif numérique mais bien d’un bien physique, il est la clé de l’authentification à deux facteurs pour d’innombrables applications et services ; il est donc prioritaire de le sécuriser dans votre testament. Et veillez à laisser des instructions sur la manière de le déverrouiller <a href="https://www.reddit.com/r/cincinnati/comments/1h4bo04/deceased_friends_mother_wants_to_access_locked/">si vous ne voulez pas que votre héritier doive saisir la justice à ce sujet</a> !</li>
</ul>
<p>Léguer vos biens numériques matériels peut s'avérer compliqué dans la mesure où vous devez souvent suivre des procédures juridiques très précises et, de manière générale, définir avec une grande rigueur la manière dont vous comptez les transmettre. Mais si l'on considère la question sous un autre angle, il s'agit de la partie la plus simple de votre testament, car elle porte sur des éléments très concrets, tels que l'argent ou les noms de domaine. En revanche, lorsqu'il s'agit d'éléments dont la valeur n'est pas monétaire, les choses peuvent s'avérer moins simples.</p>
<h2 id="chapitre-2-tout-ce-qui-a-une-valeur-sentimentale">Chapitre 2 : Tout ce qui a une valeur sentimentale</h2>
<p>Il est important de veiller à ce que vos héritiers bénéficient d’un héritage financier, mais — du moins, nous l’espérons — vos amis et vos proches ne vous aiment pas pour votre argent, mais pour la personne que vous êtes et pour les souvenirs que vous avez partagés ensemble. En ce sens, la sauvegarde des éléments qui ont une valeur sentimentale, comme les photos et les vidéos, est d’autant plus prioritaire. Et le fait qu’elles n’aient pas de valeur monétaire au sens strict ne signifie pas pour autant qu’il n’y ait pas de malfaiteurs potentiels cherchant à les voler à des fins malveillantes. De plus, le stockage dans le cloud n’est pas l’album photo de votre grand-mère qui pourrait rester dans le grenier pendant des années jusqu’à ce que vous vous en occupiez enfin : les comptes inactifs sont souvent supprimés au bout d’un an ou deux, vous devez donc vous y préparer correctement.</p>
<p>Avant tout, divisez votre vie numérique en deux catégories : d’une part, ce que vous souhaitez léguer à votre famille après votre décès, et d’autre part, ce que vous souhaitez voir disparaître avec vous. Passer au crible des dizaines de milliers de photos et des montagnes de documents numériques n’est peut-être pas très réjouissant, mais si vous ne le faites pas, ce seront vos héritiers qui devront s’en charger, et cela risque de devenir davantage une corvée et un fardeau qu’un moment de recueillement solennel. Sans compter que vous ne souhaitez peut-être pas laisser certaines choses derrière vous. Pas nécessairement parce qu’elles sont compromettantes ou quoi que ce soit de ce genre, mais parce que tout ce qui a eu de la valeur pour vous à un moment donné n’aura pas forcément de la valeur pour les autres. Il n’est pas nécessaire de conserver tous les messages privés que vous avez échangés avec votre électricien, ni d’ajouter à l’album de famille toutes les photos d’un chat croisé au hasard dans la rue.</p>
<p>Quant aux données à partager, les outils existent déjà. Le « Gestionnaire de comptes inactifs » de Google vous permet de désigner jusqu’à dix contacts de confiance et de choisir précisément quelles données chacun d’entre eux recevra après une période d’inactivité. La fonction « Contact légataire » d’Apple donne à une personne de confiance l’accès à vos photos, messages et fichiers après votre décès — mais, délibérément, pas à vos mots de passe ni au contenu que vous avez acheté. La fonctionnalité de « page commémorative » de Facebook est conçue de manière à ce que votre profil continue d’exister en guise d’hommage — votre contact désigné peut épingler une publication et accepter des demandes d’amitié — mais, et c’est important, personne ne peut se connecter à votre compte ni lire vos messages privés. Toutes les grandes plateformes ne proposent toutefois pas cette fonctionnalité. Instagram, par exemple, n’offre aucune option de contact désigné. Un membre de la famille peut soit mettre le compte en mode commémoratif, soit le supprimer, sans autre possibilité intermédiaire.</p>
<p>Il faut noter que, bien que la « commémoration » soit censée être une fonctionnalité de sécurité et non une faille, elle n’est pas infaillible. Des acteurs malveillants peuvent pirater le compte du « responsable désigné », détourner le compte de messagerie associé, ou simplement agir avant que les proches ne procèdent à la commémoration de votre compte — ce n’est généralement pas la première chose à laquelle on pense après le décès d’une personne. Il faut également garder à l’esprit que le contenu public des comptes commémorés reste accessible à tous, ce qui signifie qu’il peut toujours être récupéré pour servir de données d’entraînement à l’IA ou à des fins d’usurpation d’identité : environ un <a href="https://stonebridgebp.com/library/uncategorized/even-after-death-identity-theft-still-a-risk/">quart de toutes les identités volées chaque année appartiennent à des personnes décédées</a>. Sans compter que si le compte n’est pas supprimé définitivement, ses données risquent d’être divulguées lors d’une faille de sécurité.</p>
<p>Il peut être préférable de configurer la suppression de vos comptes plutôt que leur mise en mode « mémoire ». Sur Facebook, vous pouvez faire ce choix dans vos paramètres de mise en mémoire de votre compte de votre vivant, et indiquer la même volonté dans votre testament. Cependant, les paramètres de la plateforme prévalent souvent sur les testaments, et votre exécuteur testamentaire devra tout de même s’en charger. Cela signifie que vous devrez vous charger manuellement de trier et de gérer le dossier contenant les photos et vidéos que vous souhaitez partager avec votre famille, plutôt que de vous fier aux mécanismes prédéfinis. Mais cela vous permettra également d’éviter de trop en dévoiler : vous pouvez stocker tout ce que vous jugez inapproprié aux yeux d’autrui dans une archive privée distincte ou un conteneur crypté, et simplement ne donner la clé à personne. Vous devriez également accorder une grande importance à la sécurisation de votre compte de messagerie en premier lieu, car celui-ci sert souvent de clé maîtresse pour tous vos réseaux sociaux. Mais c’est un sujet que nous aborderons dans le chapitre suivant.</p>
<p>Il faut garder à l’esprit un aspect particulièrement sombre : les personnes décédées n’ont pratiquement aucun droit à la vie privée. Le RGPD exclut explicitement les personnes décédées, et les États-Unis ne disposent pas non plus de loi fédérale sur la protection de la vie privée après le décès. Ainsi, contrairement aux biens matériels, vous ne devez pas vous fier ici aux procédures juridiques, mais plutôt à des outils spécifiques, que vous devrez choisir avec soin.</p>
<h2 id="chapitre-3-votre-h%C3%A9ritage-et-votre-image">Chapitre 3 : Votre héritage et votre image</h2>
<p>En ce qui concerne votre héritage numérique, vos héritiers directs s’intéresseront à des éléments matériels tels que la cryptomonnaie. Vos amis et les autres membres de votre famille souhaiteront certainement conserver un souvenir de vous, comme des photos ou des enregistrements de votre voix. Mais, ironiquement, c’est sans doute vous qui êtes le plus soucieux de votre réputation et de la manière dont on se souviendra de vous. C’est donc à vous qu’il revient de mettre en place des mesures de protection contre ceux qui pourraient tenter d’abuser de votre image après votre décès.</p>
<p>Comme nous l’avons mentionné précédemment, les personnes malhonnêtes qui exploitent l’identité des défunts à toutes sortes de fins ne manquent pas. Votre numéro de sécurité sociale, vos autres pièces d’identité, votre adresse et votre date de naissance : toutes ces informations restent stockées dans des bases de données même après votre décès et sont exposées aux violations de sécurité et aux fuites de données. Les criminels en abusent pour remplir de fausses déclarations d’impôts ou contracter des emprunts en votre nom. Que pouvez-vous donc faire ?</p>
<p>Avant tout, dressez un inventaire précis de vos comptes et de vos documents. Si vous ne savez pas ce qui est important, vous ne saurez pas comment le protéger. Cet article traite de l’héritage numérique, mais la mise en sécurité des pièces d’identité physiques, comme les passeports, est tout aussi importante et étroitement liée à la sécurité de vos données numériques. Indiquez à votre famille où se trouvent ces documents, ou veillez au moins à les conserver dans un endroit où seule une personne de confiance pourra les trouver. Assurez-vous que votre exécuteur testamentaire informe les agences de crédit afin que votre dossier soit signalé comme « décédé » — aux États-Unis, il suffit d’en informer l’une des trois agences principales (Equifax, Experian ou TransUnion).</p>
<p>Passons maintenant à l’aspect le plus troublant de la question. Il y a quelque chose de dérangeant à l’idée que l’on ne soit peut-être plus « soi-même » après sa mort, que les autres se souviennent d’une personne que l’on n’a jamais été. Jusqu’à récemment, il ne s’agissait que d’une figure de style, d’une façon de reconnaître que les souvenirs s’estompent et que les histoires sont racontées à nouveau, parfois jusqu’à devenir méconnaissables. Mais la technologie a rendu cette idée effrayamment littérale. L’intelligence artificielle peut désormais étudier tout ce que vous avez tapé, dit ou publié, et construire une version de vous-même qui continuera à s’exprimer longtemps après votre disparition. Certaines entreprises proposent d’ores et déjà des chatbots IA entraînés à partir des SMS, e-mails, enregistrements vocaux et publications sur les réseaux sociaux d’une personne décédée. Certaines personnes vont même jusqu’à commander leur propre « fantôme IA » de leur vivant, et si cela vous séduit, nous ne vous jugerons pas. Mais le problème, c’est que si vous ne souhaitez pas ce sort pour vous-même, vous ne pourrez plus rien y faire une fois que vous ne serez plus là. Les personnes décédées ne peuvent pas donner leur consentement. Exprimez donc clairement vos souhaits dans les instructions numériques que vous laisserez à votre famille. Elles ne seront peut-être pas juridiquement contraignantes, mais elles donneront aux exécuteurs testamentaires des directives claires.</p>
<p>Mais il existe peut-être un moyen encore plus efficace d’empêcher la création de votre avatar numérique : le priver de données d’entraînement. Or, ces données proviennent de l’ensemble des publications, préférences, enregistrements audio et vidéo, ainsi que des photos que vous laissez derrière vous tout au long de votre vie. Les entreprises spécialisées dans l’IA collectent depuis des années du contenu public pour alimenter leurs ensembles de données d’entraînement, et elles continueront sans aucun doute à le faire à l’avenir. Mais, étonnamment, ce n’est pas une mauvaise nouvelle, mais plutôt une bonne nouvelle : c’est précisément sur ce point que vous pouvez agir de votre vivant ! Réduisez au minimum votre empreinte numérique de votre vivant : supprimez vos comptes inutilisés, renforcez la confidentialité de vos contenus publics, demandez la suppression de vos données sur les sites de courtage de données. D’ailleurs, ce conseil nous ramène au deuxième chapitre : moins vous stockez d’informations en public, moins vous aurez à vous soucier de les préserver pour votre famille. Les photos de vous jouant avec vos enfants lorsqu’ils étaient petits leur apporteront tout autant de bonheur (sinon plus) si vous les leur transmettez en privé, plutôt que de simplement les laisser sur Facebook à la vue de tous.</p>
<p>Et surtout, sécurisez votre compte de messagerie. Nous ne cessons de répéter ce conseil, et pour cause. Tout comme votre téléphone, votre boîte de réception est la clé maîtresse de votre vie numérique. Presque toutes les réinitialisations de mot de passe et toutes les récupérations de compte passent par là. Conservez le mot de passe et les codes de récupération avec vos documents successoraux (jamais dans le testament — celui-ci pourrait devenir public), et activez l’accès d’urgence de votre gestionnaire de mots de passe pour une personne de confiance.</p>
<h2 id="chapitre-bonus-aide-m%C3%A9moire">Chapitre bonus : Aide-mémoire</h2>
<p>Ça faisait beaucoup de texte à parcourir ! Il ne serait pas juste de vous laisser sans rien de plus concret qu’un long pavé, alors voici l’aide-mémoire promis, que vous pourrez consulter beaucoup plus facilement si jamais vous décidez de mettre de l’ordre dans votre vie numérique.</p>
<ol>
<li>
<p><strong>Inventaire</strong>. Dressez une liste complète de vos comptes (e-mail, réseaux sociaux, cloud, cryptomonnaies, services bancaires, abonnements, noms de domaine, activités en ligne, etc.) en précisant vos identifiants et leur usage ; enregistrez-la dans un gestionnaire de mots de passe, indiquez à une personne de confiance où elle se trouve, mettez-la régulièrement à jour et conservez vos pièces d’identité physiques (passeport, etc.) dans un endroit sûr et connu.</p>
</li>
<li>
<p><strong>Cryptomonnaies</strong>. Répartissez les droits d’accès en utilisant l’une des méthodes éprouvées et fiables. N’indiquez jamais de phrases de récupération, de clés ou de mots de passe dans votre testament (celui-ci pourrait être rendu public) ; désignez les bénéficiaires dans le testament, conservez les instructions d’accès dans une lettre séparée non publique, accompagnée d’un guide rédigé en langage simple à l’intention des héritiers non initiés à la technologie. N’omettez pas discrètement les cryptomonnaies de la succession — cela constitue une fraude fiscale et est source de litiges.</p>
</li>
<li>
<p><strong>Autres actifs financiers</strong>. Pour les fonds déposés dans des banques exclusivement en ligne, incluez-les dans votre testament comme n’importe quelle autre somme d’argent ; il n’y a guère de différence. Pour les noms de domaine, répertoriez ceux qui ont de la valeur dans le testament et activez leur renouvellement automatique. Pour les applications de paiement (PayPal, Venmo), vérifiez les spécificités de l’application ; en général, l’exécuteur testamentaire clôt le compte et transfère les fonds. Il en va de même pour les entreprises en ligne : vérifiez les règles de succession spécifiques à chaque plateforme.</p>
</li>
<li>
<p><strong>Abonnements</strong>. Pour la plupart des services par abonnement comme Netflix et Steam, les comptes font l’objet d’une licence et ne sont pas la propriété de l’utilisateur ; les conditions générales d’utilisation interdisent leur transfert. Dans la pratique, les héritiers les utilisent de manière informelle, ce qui peut entraîner la fermeture du compte mais n’entraîne presque jamais de poursuites judiciaires. Conservez vos identifiants avec vos autres mots de passe.</p>
</li>
<li>
<p><strong>Souvenirs</strong>. Divisez votre vie numérique en deux catégories : ce que votre famille doit récupérer et ce qui doit disparaître avec vous. Créez un dossier partageable contenant vos photos et vidéos, et placez tout ce qui est privé dans une archive cryptée dont vous ne donnerez la clé à personne.</p>
</li>
<li>
<p><strong>Réseaux sociaux et stockage dans le cloud</strong>. De nombreuses plateformes (Google, Apple, Facebook) proposent diverses options de contact en cas de décès, mais ce n’est pas le cas de toutes (Instagram). Gardez à l’esprit que le contenu commémoratif reste public et peut toujours être récupéré, piraté ou divulgué en cas de faille de sécurité — si vous ne le souhaitez pas, stockez vos photos et vidéos ailleurs et optez plutôt pour la suppression de votre compte.</p>
</li>
<li>
<p><strong>Identité</strong>. Protégez votre identité après votre décès contre le vol et l’utilisation abusive. Assurez-vous que l’exécuteur testamentaire informe rapidement les agences de crédit (aux États-Unis : il suffit de contacter l’une des agences suivantes : Equifax, Experian ou TransUnion ; vérifiez l’équivalent dans votre pays). De votre vivant, supprimez les comptes inutilisés, renforcez la confidentialité de vos contenus publics et demandez à être retiré des sites de courtiers en données afin de réduire au minimum votre empreinte numérique, qui pourrait être utilisée pour usurper votre identité, voire pour créer votre avatar numérique. Indiquez explicitement dans vos instructions numériques si vous ne consentez pas à être recréé sous la forme d’une IA, d’un avatar ou d’un « griefbot ».</p>
</li>
<li>
<p><strong>E-mail</strong>. L’e-mail est la clé passe-partout de vos nombreux comptes. Conservez le mot de passe et les codes de récupération avec vos documents successoraux (jamais dans le testament). Configurez l’accès d’urgence à votre gestionnaire de mots de passe pour une personne de confiance et assurez-vous que votre authentification à deux facteurs (2FA) n’empêchera pas vos héritiers d’accéder à vos comptes. Assurez-vous que vos héritiers reçoivent votre téléphone et savent comment le déverrouiller. Il joue un rôle similaire à celui de l’e-mail en tant que clé passe-partout, car il est requis pour de nombreuses authentifications à deux facteurs (2FA).</p>
</li>
</ol>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>AdGuard Mail v1.6 : envoi simplifié des commentaires, historique complet des mises à jour, et bien plus encore</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/adguard-mail-v1-6.html</link>
      <pubDate>Fri, 31 Jul 2026 11:33:43 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">6a6c5de701da9d0001aad8bc</guid>
      <category>AdGuard Mail</category>
      <category>Mises à jour et lancements</category>
      <category>Nouvelles versions</category>
      <description>C'est grâce à vos retours que AdGuard Mail s'améliore. Cette fois-ci, nous avons cherché à vous permettre de nous contacter plus facilement.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>C'est grâce à vos retours que AdGuard Mail s'améliore à chaque nouvelle version. C'est pourquoi, cette fois-ci, nous avons cherché avant tout à vous permettre de nous contacter plus facilement.</p>
<h2 id="signalement-des-probl%C3%A8mes-dalias-directement-depuis-lapplication">Signalement des problèmes d'alias directement depuis l'application</h2>
<p>Vous est-il déjà arrivé qu'un site web refuse un alias ? Auparavant, vous deviez décrire le problème en détail pour le signaler au service d'assistance. Désormais, vous pouvez signaler les problèmes liés aux alias directement depuis l'application. Voici comment procéder :</p>
<p>Accédez à la section <em>Alias</em>.<br>
Cliquez sur l’icône en forme de point d’exclamation dans le coin supérieur droit.<br>
<img src="https://cdn.adtidy.org/content/blog/agmail/aliases-fr.png" alt="Signaler un alias" loading="lazy"><br>
Si un site web ou un service n’accepte pas votre alias, sélectionnez <em>Adresse non acceptée par le site web</em>. Vous serez redirigé directement vers notre formulaire de retour d’expérience.<br>
<img src="https://cdn.adtidy.org/content/blog/agmail/report_aliases_fr.png" alt="Adresse non acceptée" loading="lazy"><br>
Pour tout autre problème, cliquez sur <em>Autre</em>, puis sur <em>Continuer</em> pour décrire le problème en détail et l'envoyer au service d'assistance.</p>
<h2 id="suivez-toutes-les-modifications">Suivez toutes les modifications</h2>
<p>Vous pouvez désormais accéder à l’historique complet de nos mises à jour via l’application AdGuard Mail. Rendez-vous dans <em>Paramètres</em> → <em>À propos</em> → <em>Historique des versions</em> pour consulter toutes les corrections et améliorations en un seul endroit.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/content/blog/agmail/about_fr.png" alt="Historique des versions" loading="lazy"></p>
<h2 id="des-journaux-plus-fluides-et-un-processus-de-signalement-am%C3%A9lior%C3%A9">Des journaux plus fluides et un processus de signalement amélioré</h2>
<p>Nous avons simplifié la procédure d’enregistrement des journaux de l’application sur les appareils mobiles. Rendez-vous dans <em>Assistance</em> → <em>Exporter les journaux et les informations système</em>, puis appuyez sur <em>Enregistrer</em>. Une confirmation s’affichera dans l’application pour vous indiquer que vos journaux ont bien été enregistrés ; vous n’aurez donc pas à vous demander si l’opération a fonctionné. De plus, vous pourrez partager ces journaux par e-mail ou via tout autre moyen de votre choix.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/content/blog/agmail/export_logs_fr.jpg" alt="Exporter les journaux *mobile" loading="lazy"></p>
<p>Nous avons également légèrement amélioré notre processus de retour d'expérience au sein de l'application. Comme pour les autres modifications apportées dans cette mise à jour, l'objectif est le même : vous permettre de nous contacter plus facilement et nous permettre de donner suite à vos remarques.</p>
<h2 id="on-n%E2%80%99a-jamais-assez-de-retours">On n’a jamais assez de retours</h2>
<p>Comme toujours, si vous avez des suggestions, des idées, des rapports de bogues, ou si vous souhaitez simplement partager votre expérience, n’hésitez pas à nous envoyer vos commentaires via le <a href="https://surveys.adguard.com/en/adguard_mail/form.html">formulaire de contact AdGuard</a>.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>AdGuard Mini pour Mac v2.3 : de nouveaux contrôles de configuration et diagnostics améliorés</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/adguard-mini-for-mac-v2-3.html</link>
      <pubDate>Mon, 03 Aug 2026 14:23:45 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">6a707a4101da9d0001aada5c</guid>
      <category>AdGuard Mini pour Mac</category>
      <category>Notes de lancement</category>
      <category>Nouvelles versions</category>
      <description>Ici des contrôles de configuration et une nouvelle alerte. Si le filtrage ne fonctionne plus, l'app indique le type du problème et des solutions</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>AdGuard Mini est conçu pour fonctionner discrètement en arrière-plan. Cependant, si le filtrage cesse de fonctionner comme prévu, la raison n’est pas toujours évidente. Il se peut qu’une autorisation manque ou qu’un paramètre système ait été modifié. Sans indication claire, identifier la cause peut prendre du temps.</p>
<p>Dans AdGuard Mini pour Mac v2.3, nous avons ajouté des vérifications de configuration et de nouveaux avertissements. L’application peut désormais détecter les problèmes courants, expliquer ce qui nécessite votre attention et vous suggérer la marche à suivre.</p>
<h2 id="des-recommandations-qui-vous-guident-vers-le-probl%C3%A8me">Des recommandations qui vous guident vers le problème</h2>
<p>Il arrive parfois que le filtrage cesse de fonctionner pour des raisons qui ne sont pas évidentes. Après une mise à jour de macOS ou une migration du système, une autorisation requise peut avoir été perdue, une extension Safari peut avoir été désactivée, ou les listes de filtrage peuvent ne pas s’être mises à jour. Du point de vue de l’utilisateur, cela peut simplement donner l’impression qu’AdGuard Mini a cessé de bloquer les publicités.</p>
<p>Désormais, l’application peut détecter ces problèmes et expliquer ce qui nécessite votre attention. Chaque recommandation explique ce qui s’est passé et propose la marche à suivre.</p>
<p>Il existe deux types d’alertes :</p>
<p><strong>Les alertes critiques</strong> sont surlignées en orange. Elles signalent des problèmes susceptibles d’empêcher la protection de fonctionner correctement, tels que des extensions Safari désactivées, une autorisation d’exécution en arrière-plan manquante, des erreurs d’extension Safari ou des règles qui ne peuvent pas être appliquées car la limite de règles de Safari a été atteinte.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/content/release_notes/ad_blocker/mini_for_mac/v2.3/extension_fr.png" alt="Alerte orange" loading="lazy"></p>
<p>Les <strong>alertes standard</strong> apparaissent en gris. Elles sont moins urgentes, mais ont tout de même une incidence sur la qualité de la protection, comme des listes de filtres obsolètes, un bloqueur de publicités désactivé ou un bloqueur de contenus gênants désactivé.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/content/release_notes/ad_blocker/mini_for_mac/v2.3/blocking_fr.png" alt="Alerte grise" loading="lazy"></p>
<p>Cela signifie que vous n’avez pas besoin de fouiller dans les paramètres ni de deviner ce qui a changé. AdGuard Mini vous indique ce qui nécessite votre attention et vous aide à rétablir plus rapidement un filtrage normal.</p>
<h2 id="de-meilleurs-diagnostics-pour-les-probl%C3%A8mes-moins-%C3%A9vidents">De meilleurs diagnostics pour les problèmes moins évidents</h2>
<p>Tous les problèmes ne proviennent pas d’un paramètre évident. Parfois, les utilisateurs remarquent une utilisation plus élevée du processeur ou de la mémoire. Parfois, le filtrage change après la migration vers un nouveau Mac, la restauration à partir d’une sauvegarde ou la modification de la configuration de l’application.</p>
<p>Nous avons également amélioré les diagnostics pour ces cas de figure. Lorsque les utilisateurs ont besoin d’aide, l’application peut désormais fournir à notre équipe d’assistance des informations plus claires sur ce qui se passe. Cela facilite l’analyse des problèmes plus difficiles à détecter.</p>
<h2 id="donnez-nous-votre-avis">Donnez-nous votre avis</h2>
<p>Vos commentaires nous aident à améliorer AdGuard Mini pour Mac. Si vous avez des demandes ou des suggestions, partagez-les sur <a href="https://github.com/AdguardTeam/AdGuardForSafari/issues">GitHub</a>, sur les <a href="https://x.com/AdguardFr">réseaux sociaux</a> ou via la section <em>Assistance</em> de l’application.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Une startup qui paie les developpeurs pour regarder des anonces : où est le piège ?</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/ai-coding-ads-kickbacks-vscode.html</link>
      <pubDate>Wed, 29 Jul 2026 15:04:24 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">6a69ec4801da9d0001aad631</guid>
      <category>Blocage des publicités</category>
      <description>Kickbacks.ai promet aux développeurs une part des recettes publicitaires générées par les assistants de codage. Mais la vie privée est en danger</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>« Traitement en cours. » « Réflexion en cours. » « Cela pourrait prendre une minute. » Quiconque utilise un assistant de codage basé sur l’IA — ou l’IA en général — reconnaîtra ces messages. Parfois, l’attente ne dure que quelques secondes. Parfois, elle s’étend sur plusieurs minutes. Et pour les développeurs travaillant sur des tâches particulièrement complexes, des temps d’attente de 15 ou 20 minutes, voire près d’une heure, ne sont pas tout à fait exceptionnels.</p>
<p>Pendant ce temps, vous pouvez rester assis là à regarder le journal d’activité tandis que l’agent lit des fichiers, exécute des commandes et tente de mener à bien la tâche. Ou bien vous pouvez vous absenter et revenir plus tard pour vérifier s’il a finalement réussi. Dans tous les cas, vous voyez s’afficher encore et encore ce petit message d’état pendant que l’assistant de codage travaille. <strong>Cela retient étonnamment beaucoup votre attention.</strong> Une start-up a donc décidé d’en tirer profit.</p>
<p><a href="https://kickbacks.ai">Kickbacks.ai remplace ou complète cette petite ligne « en cours de réflexion » par une publicité</a>. Les annonceurs paient pour les impressions, Kickbacks prélève sa part, et le développeur dont l’ordinateur a affiché la publicité reçoit le reste. <strong>À première vue, cela ressemble à une version plus équitable de l’économie des données que l’on connaît bien. Au lieu de tirer discrètement profit de vos données, l’entreprise leur attribue une valeur et vous en reverse une partie.</strong></p>
<p><a /en/blog/personal-data-cost-money.html">L'idée n'est pas tout à fait nouvelle</a>. <a href="https://evidation.com/">Evidation a proposé des points — échangeables à raison de 10 000 points contre un paiement en espèces de 10 dollars — en échange de données sur la santé et l’activité physique</a>. Nielsen a rémunéré des personnes pour qu’elles installent un logiciel de suivi collectant des informations démographiques, comportementales et sur leurs préférences. <a href="https://www.honeygain.com/">Honeygain rémunère les utilisateurs qui partagent leur trafic Internet</a>, tandis qu’<a href="https://www.zdnet.com/article/facebook-sues-two-chrome-extension-makers-for-scraping-user-data/">UpVoice récompensait les utilisateurs qui autorisaient une extension à observer les publicités qui leur étaient présentées sur les principales plateformes</a>. Kickbacks fait partie de la même famille, mais les enjeux liés à son installation pourraient être bien plus importants.</p>
<p>Une fois que l’on dépasse la promesse d’un partage 50/50 et que l’on commence à lire les clauses en petits caractères, cela ressemble de moins en moins à une rémunération et de plus en plus à une très maigre contrepartie pour prendre un risque considérable.</p>
<h2 id="kickbacksai-cest-quoi-et-comment-%C3%A7a-marche">Kickbacks.ai : c'est quoi et comment ça marche</h2>
<p>Kickbacks a vu le jour en juin 2026 sous l'impulsion du développeur Andrew McCalip. Son slogan est « Gagnez de l'argent en attendant ». Lorsque Claude Code ou Codex traite une requête, l'extension remplace ou complète le message d'attente habituel par une ligne sponsorisée.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/lketnkickbacks_homepage.png" alt="La page web de Kickbacks" loading="lazy"></p>
<p>Ce produit s'adresse clairement aux développeurs. Il fonctionne au sein de Visual Studio Code, ou VS Code — une application de bureau très populaire permettant aux développeurs d'écrire et de gérer du code — et peut également être installé dans des éditeurs basés sur VS Code, tels que Cursor et VSCodium. <a href="https://marketplace.visualstudio.com/vscode">VS Code dispose de son propre système d’extensions</a>, dont le concept est similaire à celui des modules complémentaires de navigateur, mais les extensions s’exécutent au sein de l’éditeur de code plutôt que dans Chrome, Firefox ou un autre navigateur. Kickbacks prend également en charge les versions en terminal de Claude Code et d’OpenAI Codex, mais avec une restriction : les publicités en terminal ne génèrent aucun revenu à elles seules. L’extension VS Code doit tout de même être installée, car c’est elle qui signale les impressions éligibles. <strong>Donc, il ne s’agit pas d’une source de revenus accessible à un utilisateur lambda de ChatGPT ou de Gemini. Une configuration de développeur est nécessaire pour que l’extension fonctionne.</strong></p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/ljyylwhere_ads_are.png" alt="Où les annonces Kickbacks apparaissent-elles" loading="lazy"><br>
<em><a href="https://github.com/andrewmccalip/kickbacks.ai">Source</a></em></p>
<p>Pour être rémunéré, le développeur doit être connecté, l’extension Kickbacks doit être installée et active, <strong>et la publicité doit rester visible pendant au moins cinq secondes au cours d’une véritable requête de codage lancée par le développeur</strong>. L’éditeur doit également être ouvert et ne pas être minimisé ; Kickbacks précise qu’il vérifie si l’utilisateur a fait preuve d’une activité réelle au cours des dernières minutes. Les invites automatisées, les demandes répétitives destinées à générer des publicités à outrance, ou toute activité rejetée par les systèmes anti-fraude de l’entreprise ne sont pas prises en compte.</p>
<p>Il existe deux modes publicitaires. Le mode « Privé » s’active automatiquement lorsque l’utilisateur se connecte. Le mode « Boosté » nécessite une acceptation distincte et utilise les informations issues des conversations de l’utilisateur pour cibler les publicités de manière plus précise.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/4u91xtwo_modes.png" alt="Kickbacks’ two modes" loading="lazy"></p>
<p>La différence est considérable. Mais même le « Mode Privé » ne correspond probablement pas à ce que la plupart des gens attendraient d'une solution véritablement privée (à supposer qu'une véritable confidentialité soit même possible dans un système conçu pour suivre et cibler les publicités).</p>
<h2 id="le-mode-%C2%AB-priv%C3%A9-%C2%BB-est-il-vraiment-priv%C3%A9">Le mode « Privé » est-il vraiment privé ?</h2>
<p>Le mode Privé est privé à peu près de la même manière que le fait de remplacer votre nom par un numéro de client rend une base de données anonyme : c’est mieux que d’afficher tout en texte clair, mais cela ne vous rend pas pour autant invisible.</p>
<p>Kickbacks affirme que le mode privé n’envoie pas à ses partenaires publicitaires vos requêtes, les réponses générées par l’IA, le code source, le contenu des fichiers, les noms de fichiers, les chemins d’accès ou l’identité du référentiel. Cela protège la partie la plus sensible de votre travail. Mais cela reste bien en deçà de ce que la plupart des gens entendraient probablement par « privé ».</p>
<p>Pour diffuser une publicité en mode privé, Kickbacks indique partager les informations suivantes avec le partenaire publicitaire :</p>
<ul>
<li>un identifiant d’utilisateur ou de session pseudonyme ;</li>
<li>une version transformée ou tronquée de l’adresse IP ;</li>
<li>le système d’exploitation ;</li>
<li>la version de l’agent utilisateur/de l’éditeur ;</li>
<li>une localisation approximative au niveau de la ville ou de la région ;</li>
<li>la confirmation des impressions et des clics.</li>
</ul>
<p>Kickbacks, quant à lui, collecte davantage de données. Ses données télémétriques peuvent inclure : la publicité affichée, la campagne à laquelle elle appartenait, son emplacement à l’écran, le pourcentage visible de celle-ci, la durée pendant laquelle elle est restée visible, les horodatages, les versions de l’extension et de l’hôte, les identifiants de compte et d’installation, l’activité de clic, le timing des requêtes, la fréquence des requêtes, les relations entre les comptes et les appareils, ainsi que les signaux comportementaux utilisés pour la détection des fraudes. <strong>Pris isolément, la plupart de ces éléments de données peuvent sembler insignifiants. Mais, cumulés au fil du temps, ils constituent un historique comportemental persistant de la manière dont une personne utilise un assistant de codage basé sur l’IA :</strong> quand elle travaille, à quelle fréquence elle effectue des requêtes, combien de temps durent ses sessions, quel éditeur et quel système d’exploitation elle utilise, où elle se trouve approximativement, et avec quelles publicités elle interagit.</p>
<p>Et cet « identifiant pseudonyme » mérite davantage d’attention qu’on ne lui en accorde habituellement. Il ne contient peut-être pas votre nom, mais il attribue tout de même à votre appareil ou à votre compte une étiquette récurrente, ce qui permet aux entreprises de reconnaître qu’il s’agit de la même personne, de relier ses activités d’une session à l’autre et de continuer à ajouter de nouveaux détails au même profil.</p>
<p><a href="https://nvlpubs.nist.gov/nistpubs/ir/2015/nist.ir.8053.pdf">Le NIST, l'Institut national américain des normes et des technologies, met en garde contre le fait que les identifiants pseudonymes ne garantissent pas l'anonymat des personnes</a>. Plus les informations rassemblées autour d’un identifiant sont nombreuses — localisation, détails de l’appareil, horodatages, habitudes et schémas d’activité —, plus il devient facile de recouper ce profil avec d’autres données et d’identifier la personne qui se cache derrière. En d’autres termes, « pseudonyme » signifie « votre nom n’est pas inscrit en évidence ». Cela ne signifie pas « personne ne peut découvrir qui vous êtes ».</p>
<p>Kickbacks va plus loin que le simple fait d’admettre que les données sont partagées. <a href="https://kickbacks.ai/privacy">Sa politique de confidentialité indique explicitement que, selon les lois californiennes sur la protection de la vie privée, le programme équivaut à une vente ou à un partage de données à caractère personnel</a>. Cette formulation est peut-être là pour des raisons juridiques, mais il convient tout de même de la prendre au pied de la lettre : vos données font partie du produit vendu.</p>
<p>Fait inhabituel, Kickbacks leur attribue même une valeur monétaire. L’entreprise estime que les données d’un utilisateur participant valent environ 75 dollars par an pour Kickbacks, une fois les coûts de fonctionnement du programme déduits.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/2ip9tfuser_revenue_estimate.png" alt="Estimation par Kickbacks de son chiffre d’affaires annuel par utilisateur" loading="lazy"></p>
<h2 id="mode-%C2%AB-boost%C3%A9-%C2%BB-la-mise-%C3%A0-niveau-catastrophique-pour-la-vie-priv%C3%A9e">Mode « Boosté » : la mise à niveau catastrophique pour la vie privée</h2>
<p>Le mode « Privé » est déjà difficile à défendre, mais le mode « Boosted » rend ce compromis presque impossible à justifier.</p>
<p>Lorsqu’il est activé, Kickbacks traite une partie des conversations récentes entre le développeur et son assistant IA sur ses propres serveurs. Selon sa politique de confidentialité, cela peut inclure une partie limitée des dernières requêtes et réponses de l’IA, les extensions des fichiers ouverts et un indice sur le nom du référentiel. Le système tente ensuite de supprimer les identifiants et les informations personnelles, puis réécrit ce qui reste sous la forme d’un profil d’intérêts publicitaires : langages de programmation, technologies, sujets professionnels, domaines de problèmes, région, fonction ou secteur d’activité.</p>
<p>La politique précise que les fichiers sources et leur contenu ne sont pas collectés directement. Cependant, du code, des journaux, des informations client, l’architecture interne, des identifiants, des détails financiers ou des éléments propriétaires peuvent déjà être présents dans une requête ou dans la réponse du modèle. Les développeurs collent régulièrement précisément ces éléments dans les assistants de codage, car c’est ainsi que l’assistant reçoit suffisamment de contexte pour résoudre un problème.</p>
<p>Kickbacks affirme que les contenus sensibles — clés, jetons et secrets — sont supprimés sur l’appareil avant d’être envoyés. Ses serveurs appliquent ensuite des filtres automatisés supplémentaires. Si le nettoyage échoue ou semble incertain, l’entreprise indique que les données sont censées être supprimées. Mais elle précise également, à plusieurs reprises, que ce processus est <strong>effectué au mieux et n’est pas garanti</strong>.</p>
<p>Vous avez sans doute déjà entendu cet avertissement. <a href="https://help.openai.com/en/articles/7039943-data-usage-for-consumer-services-faq">OpenAI recommande à ses utilisateurs de ne pas saisir d'informations sensibles</a> qu'ils ne souhaiteraient pas voir examinées ou utilisées. <a href="https://support.google.com/gemini/answer/13594961?hl=en">De la même manière, Google avertit les utilisateurs de Gemini de ne pas saisir d’informations confidentielles qu’ils ne souhaiteraient pas voir consultées par un modérateur ou utilisées par Google pour améliorer ses services</a>.</p>
<p>Kickbacks affirme que ses partenaires publicitaires ne reçoivent que le profil nettoyé et dérivé, et non les invites ou réponses brutes. Mais les contenus sensibles qui échappent au filtrage peuvent tout de même être traités par Kickbacks et influencer le profil avant que quiconque ne s’en aperçoive. Les conditions générales stipulent explicitement que l’entreprise ne s’engage pas à repérer ou à supprimer a posteriori les éléments non détectés.</p>
<p>Kickbacks peut également enrichir le profil avec des informations provenant de courtiers en données, telles que votre fonction probable ou votre secteur d’activité. Ainsi, la publicité n’est pas simplement associée à un mot comme « Python ». Elle peut s’appuyer sur une vision beaucoup plus large de votre travail, incluant les technologies que vous utilisez, les problèmes que vous résolvez, votre localisation et votre appareil, ainsi que des informations recueillies auprès de sources externes.</p>
<p>Les partenaires publicitaires qui reçoivent ces données sont considérés comme des responsables du traitement indépendants, et non comme de simples sous-traitants se contentant de suivre les instructions de Kickbacks. Avec Kickbacks, les utilisateurs peuvent au moins consulter sa politique de confidentialité ; une fois que les données ont été transmises, ils peuvent ne même pas savoir quelles entreprises les ont reçues, et encore moins ce que ces entreprises en font.</p>
<p>Le risque ne disparaît pas lorsque l’utilisateur change d’avis. Passer du mode « Boosted » au mode « Private » empêche le partage de nouvelles données de profil, mais n’efface pas automatiquement celles que les partenaires ont déjà reçues. Ce n’est pas du tout un bouton « Annuler ».</p>
<h2 id="un-partage-5050%E2%80%A6-ou-pas">Un partage 50/50… ou pas ?</h2>
<p>La page d’accueil de Kickbacks présente un schéma d’une simplicité séduisante : l’annonceur paie un dollar, Kickbacks touche 50 cents et le développeur en reçoit 50 cents. Elle qualifie même cet accord de « véritable partage 50/50 », promettant explicitement l’absence de calculs flous et de formulations du type « jusqu’à ».</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/w1zifair_split.png" alt="La promesse d’un partage 50/50 faite aux développeurs" loading="lazy"></p>
<p>Pourtant, <a href="https://github.com/andrewmccalip/kickbacks.ai">la page GitHub de Kickbacks décrit l’offre différemment</a> : les développeurs reçoivent **« jusqu’à 50 % des revenus publicitaires ». ** Ce petit « jusqu’à » contredit directement le discours de la page d’accueil.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/78c02github_description.png" alt="Page GitHub de Kickbacks" loading="lazy"></p>
<p>Et les conditions générales d’utilisation introduisent encore plus de flou.</p>
<p>L’utilisateur ne se voit pas garantir contractuellement la moitié de chaque dollar versé par un annonceur. Les conditions décrivent la rémunération comme <strong>environ 50 % des revenus publicitaires nets après déduction des frais d’exploitation</strong>. L’expression « revenus nets » signifie que Kickbacks déduit les frais d’exploitation avant de répartir les sommes, sans expliquer clairement ce que ces frais comprennent. De plus, les développeurs ne reçoivent pas la moitié du paiement total versé par un annonceur : chacun ne perçoit que la part que Kickbacks attribue aux publicités éligibles affichées sur son propre appareil.</p>
<p>Il ne s’agit donc pas d’un dollar divisé en deux parties égales. Il s’agit d’une part estimée des revenus nets que Kickbacks attribue aux impressions éligibles affichées sur l’appareil d’un utilisateur, après déduction des coûts d’exploitation et sous réserve de contrôles anti-fraude, de règles d’éligibilité et de limites d’utilisation. Ces limites peuvent s’appliquer quotidiennement, mensuellement, par région, par compte, voire à des utilisateurs individuels — et Kickbacks peut les modifier sans préavis. L’entreprise peut également réviser la répartition des revenus, les taux et le calendrier de paiement par le simple biais d’une notification sur son site web ou dans l’application.</p>
<p>Puis vient le versement lui-même. Les utilisateurs ne peuvent pas retirer leur argent tant qu’ils n’ont pas franchi le seuil actuel de 10 dollars, qui est également susceptible de changer. Stripe Connect Express est le seul moyen de paiement disponible. Plus frappant encore, les conditions stipulent que les utilisateurs n’ont <strong>aucun droit de propriété sur les gains en attente ou accumulés tant que ces gains n’ont pas été effectivement versés</strong>. Ainsi, l’argent affiché à côté de votre compte peut donner l’impression d’être le vôtre, mais légalement, ce n’est pas le cas.</p>
<h2 id="au-mieux-m%C3%A9diocre-au-pire-un-moyen-de-se-faire-licencier">Au mieux : médiocre, au pire : un moyen de se faire licencier</h2>
<p>L'endroit le plus dangereux pour utiliser Kickbacks est aussi celui où l'on est le plus susceptible de s'en servir : au travail.</p>
<p>Cette extension est conçue pour les développeurs utilisant des outils d’IA afin d’interagir avec de véritables projets logiciels. Ces projets peuvent concerner des produits non encore commercialisés, des dossiers clients, des services internes, des référentiels confidentiels, des failles de sécurité, des systèmes financiers, des identifiants d’infrastructure ou encore des informations couvertes par des contrats et des réglementations. La réponse de Kickbacks est essentiellement la suivante : assurez-vous d’en avoir l’autorisation.</p>
<p>La société précise également qu’elle n’est ni affiliée à Microsoft, OpenAI, Anthropic ou GitHub, ni approuvée par ces derniers. Le logiciel fonctionne en modifiant, en interceptant ou en appliquant des correctifs à des éléments d’outils de codage tiers. Kickbacks ne garantit pas que cela soit autorisé par les conditions d’utilisation de ces plateformes. L’entreprise avertit qu’un fournisseur pourrait bloquer l’extension, la rendre inopérante via une mise à jour ou prendre des mesures coercitives à l’encontre d’un compte — y compris sa suspension ou sa résiliation.</p>
<p>Supposons que le filtrage échoue et qu’un nom de client interne, un jeton d’accès ou un fragment d’information confidentielle parvienne aux serveurs de Kickbacks. Supposons que le fournisseur d’IA estime que la modification de son interface enfreint ses conditions d’utilisation et qu’il ferme le compte. Aucune de ces situations ne relèvera de la responsabilité de Kickbacks, conformément à ses conditions d’utilisation. Par ailleurs, la responsabilité totale de Kickbacks est plafonnée à 100 $ ou au montant versé par l’utilisateur à Kickbacks au cours des 12 derniers mois, le montant le plus élevé étant retenu. Étant donné qu’un utilisateur générant des revenus n’aura normalement rien versé à Kickbacks — le principe même étant que Kickbacks est censé le rémunérer —, le plafond pratique devrait se limiter à 100 $.</p>
<p>Votre emploi, vos relations avec vos clients, votre réputation professionnelle, votre compte IA et vos informations confidentielles se retrouvent donc d’un côté de la balance. De l’autre côté : une part estimée des recettes publicitaires nettes, soumise à des déductions, à des plafonds non divulgués, à un contrôle anti-fraude, à un seuil variable, à la disponibilité de Stripe et à des clauses de déchéance. Et peut-être 100 $ si la situation tourne suffisamment mal pour que Kickbacks soit lui-même légalement responsable.</p>
<hr>
<p>Kickbacks repose sur un concept véritablement séduisant. Si les entreprises profitent de toute façon de notre attention et de nos informations, pourquoi les utilisateurs ne recevraient-ils pas une partie de cette valeur ? Mais pour qu’un échange soit équitable, les deux parties doivent comprendre ce qu’elles apportent et disposer d’un contrôle réel sur la suite des événements. Kickbacks n’offre ni la simple moitié de chaque dollar versé par les annonceurs, ni un mode de participation véritablement confidentiel.</p>
<p>Kickbacks contrôle les calculs, les plafonds, les règles d’éligibilité et le calendrier des paiements. Ses partenaires peuvent conserver les données déjà reçues. Le fournisseur d’IA ou d’éditeur peut décider que l’extension n’est pas la bienvenue. Le solde impayé du développeur ne lui appartient légalement qu’une fois qu’il a été crédité sur son compte.</p>
<p>Pour quelqu’un qui utilise un assistant de codage par IA uniquement à des fins d’expérimentation personnelle, sans projets confidentiels, sans règles imposées par un employeur, sans données de valeur et sans souci concernant le profilage comportemental, Kickbacks peut être un moyen amusant de transformer un « spinner » en argent de poche.</p>
<p>Pour un développeur professionnel dont le gagne-pain dépend de l’accès à ses outils, de la confiance de son employeur et de ses clients, ainsi que de la confidentialité de son travail, l’équation est différente.</p>
<p>Vous mettez en jeu vos données, votre compte, votre réputation et potentiellement votre emploi, tandis que l’entreprise qui promet de partager les recettes limite sa propre responsabilité à environ 100 $. Ce n’est pas Robin des Bois. C’est une très maigre récompense pour un risque très important.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>AdGuard pour Android v4.13 : mises à jour des filtres plus rapides et sécurité en ligne</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/adguard-for-android-v4-13.html</link>
      <pubDate>Wed, 29 Jul 2026 11:35:02 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">6a69bb3601da9d0001aad4ec</guid>
      <category>AdGuard pour Android</category>
      <category>Notes de lancement</category>
      <category>Nouvelles versions</category>
      <description>Mises à jour différentielles, prise en charge de CRLite, intégration sécurisée avec VPN, instructions pour l'installation des certificats HTTPS</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Nous avons établi des objectifs ambitieux pour cette version et avons fait de notre mieux pour les atteindre.</p>
<p>AdGuard pour Android v4.13 introduit les mises à jour différentielles des filtres et apporte aussi des améliorations notables, telles que l’intégration sécurisée avec AdGuard VPN, CRLite et la prise en charge de la cryptographie post-quantique. De plus, nous avons élargi la liste des instructions intégrées à l’application pour l’installation des certificats HTTPS. Nous allons vous en dire plus ci-dessous.</p>
<h2 id="mises-%C3%A0-jour-diff%C3%A9rentielles-des-filtres">Mises à jour différentielles des filtres</h2>
<p>Jusqu’à présent, les mises à jour des filtres pouvaient mettre beaucoup de temps à parvenir à l’application. Cela posait deux problèmes : les utilisateurs devaient attendre trop longtemps avant que les modifications ne soient effectives, et le téléchargement complet des filtres consommait beaucoup de données mobiles.</p>
<p>Nous avons résolu ce problème en intégrant AdGuardTeam/FilterListManager à AdGuard pour Android. Au lieu de télécharger les filtres dans leur intégralité à chaque fois, l’application peut désormais récupérer uniquement les modifications apportées. Cela rend les mises à jour beaucoup plus rapides et beaucoup moins gourmandes en données mobiles.</p>
<p>Cela modifie également la logique du produit concernant les intervalles de mise à jour des filtres. Le principe consistant à « mettre à jour les filtres toutes les X heures » perd de son importance, car les filtres seront désormais mis à jour automatiquement dès que possible.</p>
<h2 id="prise-en-charge-de-crlite-pour-une-navigation-plus-rapide-et-plus-s%C3%A9curis%C3%A9e">Prise en charge de CRLite pour une navigation plus rapide et plus sécurisée</h2>
<p>Nous avons intégré la technologie CRLite de Mozilla dans CoreLibs, notre moteur de filtrage. Elle est conçue pour vérifier les certificats de sécurité révoqués des sites web. Par rapport au protocole OCSP (Online Certificate Status Protocol), désormais obsolète, ou à la vérification de chaque certificat par rapport à la liste CRL (Certificate Revocation List), CRLite accélère non seulement le chargement des sites web, mais renforce également votre confidentialité et votre sécurité lors de la navigation. Au lieu de se connecter à un serveur tiers pour vérifier le certificat d’un site web à l’aide d’une liste exhaustive et volumineuse, cette nouvelle approche permet à l’application d’effectuer des contrôles de sécurité localement sur votre appareil, ce qui accélère le processus et garantit une confidentialité totale.</p>
<h3 id="une-int%C3%A9gration-s%C3%A9curis%C3%A9e-avec-adguard-vpn">Une intégration sécurisée avec AdGuard VPN</h3>
<p>Pour améliorer la sécurité en mode d’intégration avec AdGuard VPN, nous avons modifié le protocole de connexion en introduisant l’utilisation d’identifiants. Avec la sortie d’AdGuard pour Android v4.13, notre bloqueur de publicités et notre VPN fonctionnent ensemble de manière transparente et sécurisée, sans qu’aucune action supplémentaire ne soit requise de la part de l’utilisateur pour les synchroniser. En plus, aucune application tierce ne pourra espionner vos activités.</p>
<h3 id="des-instructions-suppl%C3%A9mentaires-concernant-les-certificats-https">Des instructions supplémentaires concernant les certificats HTTPS</h3>
<p>Dans les versions précédentes d’AdGuard pour Android, nous avions ajouté des instructions intégrées à l’application pour l’installation des certificats HTTPS, car la procédure pouvait varier en fonction de la marque et du modèle de votre appareil. Nous nous efforçons de suivre l’évolution constante de la gamme d’appareils : avec cette mise à jour, nous avons ajouté des instructions pour ColorOS, un système d’exploitation basé sur Android développé par Oppo.</p>
<h3 id="en-conclusion">En conclusion</h3>
<p>Nous avons ajouté la prise en charge de la cryptographie post-quantique à notre moteur de filtrage DNS, DnsLibs. Désormais, AdGuard pour Android, à l’instar de nos autres produits de blocage complet des publicités, protège vos requêtes DNS contre les menaces futures.</p>
<p>Bien entendu, cette version comprend la série habituelle de corrections de bogues et d’améliorations internes. Ces modifications ne sont peut-être pas évidentes, mais elles contribuent à rendre le filtrage globalement plus stable et plus fiable.</p>
<hr>
<p>Nous serions ravis de connaître votre avis sur cette dernière version. N’hésitez pas à le partager sur les <a href="https://x.com/AdguardFr">réseaux sociaux</a> et à nous envoyer vos idées via <a href="https://github.com/AdguardTeam/AdguardForAndroid/issues">GitHub</a>.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Pourquoi les lunettes smart de Meta ne passent-ils pas le test de confidentialité des données</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/smart-meta-glasses-pervert-privacy.html</link>
      <pubDate>Mon, 20 Jul 2026 12:19:59 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
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      <category>Privacy</category>
      <category>Protection des données</category>
      <description>Les lunettes Meta AI et les soucis de confidentialité : et si on ne pourra plus distinguer une caméra d'une paire de lunettes ordinaires ?</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Peu de produits technologiques récents ont suscité une polémique aussi vive en matière de vie privée que celle qui entoure les lunettes IA de deuxième génération de Meta. Ce que Meta présente comme l’avenir de l’informatique personnelle est de plus en plus synonyme d’<strong>enregistrements clandestins, d’exposition non désirée et de perte totale de contrôle pour les personnes filmées</strong>.</p>
<p>En juillet dernier, le PDG de Meta, Mark Zuckerberg, a déclaré que d’ici cinq à dix ans, <a href="https://fortune.com/2025/07/31/mark-zuckerberg-meta-ray-ban-smart-glasses-ai/">les personnes qui ne porteraient pas de lunettes IA pourraient se retrouver dans une « situation de désavantage cognitif assez important » par rapport à celles qui en porteraient</a>. Zuckerberg a également présenté les lunettes connectées comme un appareil susceptible de remplacer à terme le smartphone, mettant ainsi la connaissance instantanée non seulement à portée de main, mais littéralement à portée de regard.</p>
<p>Pendant un certain temps, ces lunettes ont semblé connaître un véritable essor. <a href="https://www.cnbc.com/2026/02/11/ray-ban-maker-essilorluxottica-triples-sales-of-meta-ai-glasses.html">Meta et son partenaire de fabrication EssilorLuxottica auraient vendu environ 7 à 7,5 millions de paires rien qu’en 2025</a>, après avoir atteint un total cumulé de deux millions de ventes entre 2023 et 2024. Sur le papier, il semblait que Meta avait enfin transformé les lunettes connectées, qui n’étaient plus qu’une expérience futuriste ratée, en un produit grand public.</p>
<p>Mais ce succès commercial s'accompagne d'une opposition croissante en matière de vie privée. Malgré les efforts de Meta pour présenter ces lunettes comme un gadget de pointe universellement convoité, elles sont devenues de plus en plus un fardeau. <a href="https://futurism.com/future-society/backlash-meta-pervert-glasses-afraid">Certains propriétaires seraient désormais réticents à porter à l'extérieur de chez eux ce que les détracteurs ont qualifié de « lunettes de pervers »</a>.</p>
<p>Qu’est-ce qui a mal tourné ? Presque tout. Et une grande partie de ces problèmes était prévisible.</p>
<h2 id="%C3%A0-la-recherche-d%E2%80%99une-lampe-led">À la recherche d’une lampe LED</h2>
<p>Les dernières lunettes connectées de Meta sont le fruit de sa collaboration avec EssilorLuxottica, le groupe spécialisé dans la fabrication de lunettes propriétaire de la marque Ray-Ban. EssilorLuxottica apporte son expertise en matière de montures, de verres, de fabrication, d’ajustement et d’optimisation des corrections, tandis que Meta fournit les caméras, les microphones, le matériel interne, les logiciels et l’IA Meta.</p>
<p>Le 23 juin 2026, ce partenariat a donné naissance à une nouvelle gamme sous sa propre marque, simplement baptisée « Meta Glasses », <a href="https://www.meta.com/ai-glasses/meta-glasses/kylie-jenner/">comprenant notamment une monture conçue en collaboration avec Kylie Jenner, dont l’assistant Meta AI intégré parlait avec sa voix</a>. En abandonnant la marque bien connue Ray-Ban, Meta semblait prête à cesser de profiter de la réputation d’autrui et à s’imposer comme une marque de lunettes à part entière.</p>
<p><strong>Cela resterait toutefois toujours difficile, voire impossible</strong>. Au moment où la gamme sous sa propre marque est arrivée sur le marché, ces lunettes avaient déjà suscité une vive polémique, alimentée en grande partie par <a href="https://www.brusselstimes.com/2166072/women-unknowingly-filmed-in-brussels-with-meta-smart-glasses-raise-concerns">des informations faisant état de femmes filmées à leur insu lors d’interactions apparemment authentiques</a>. Beaucoup ont découvert par la suite que <a href="https://edition.cnn.com/2026/02/09/world/manfluencers-smart-glasses-intl">les vidéos avaient été mises en ligne sans leur consentement</a>. Certaines vidéos ont été visionnées des millions de fois, ont permis à des inconnus de les reconnaître et ont été mises en ligne malgré des objections explicites, tandis que les femmes concernées ont déclaré ne pas avoir remarqué le voyant d’enregistrement. Certaines victimes ont rapporté que <a href="https://www.bbc.com/news/articles/cx23ke7rm7go">les vidéos révélaient leur lieu de résidence et leur faisaient peur de sortir</a>.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/5hd2wrayban.png" alt="Les lunettes Ray Ban Meta" loading="lazy"></p>
<p>Ce qui rend ces cas si inquiétants, c’est qu’une seule personne sait que l’interaction est enregistrée. La personne qui porte les lunettes crée du contenu ; son interlocuteur pense quant à lui qu’il s’agit simplement d’une conversation. <strong>Ce déséquilibre caché prive ces derniers de tout véritable choix quant à l’enregistrement et au partage de leur image, de leur voix et de leur interaction personnelle</strong>.</p>
<p>Les lois en vigueur n’accordent pas aux utilisateurs de lunettes connectées un droit général d’enregistrer autrui : aux États-Unis, les exigences en matière de consentement varient d’un État à l’autre, et certains exigent que toutes les personnes participant à une conversation privée donnent leur consentement. Le caractère illégal d’un enregistrement dépend des circonstances, mais l’incertitude juridique n’équivaut pas à un consentement.</p>
<p>La principale réponse apportée par Meta à ce problème est une petite <strong>LED de capture</strong> blanche située à l’avant de la monture. Elle clignote lorsqu’un utilisateur prend une photo ou enregistre une vidéo, censée avertir les personnes présentes que la caméra est active.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/a4sutinfluencer.png" alt="Un tweet sur le fait d'être filmé par les lunettes Meta" loading="lazy"></p>
<p>Mais ce voyant ne constitue pas une véritable garantie de respect de la vie privée. Au mieux, il s’agit d’une notification — facilement ignorable. Il faudrait en effet que la personne sache que les lunettes sont équipées d’une caméra, connaisse l’emplacement du voyant, soit suffisamment proche pour l’apercevoir et, par hasard, regarde directement le porteur au moment où il clignote.</p>
<p>Comme on pouvait s’y attendre, dès que ces lunettes ont connu un certain succès, les gens ont commencé à chercher des moyens de contourner même cet avertissement limité. Des autocollants ont été commercialisés pour masquer la LED, tandis que des services de modification proposaient des solutions plus permanentes pour la modifier ou la détruire.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/8bmacmeta_blocker_kit.png" alt="Une capture d'écran tirée d'une vidéo expliquant comment bloquer les LED des lunettes Meta" loading="lazy"></p>
<p>Le 7 juillet 2026, Meta a commencé à déployer une mise à jour obligatoire qui <a href="https://9to5google.com/2026/07/07/meta-ray-ban-smart-glasses-privacy-light-camera-update/">désactive la caméra si les lunettes détectent que la LED a été physiquement altérée ou détruite</a>. L’entreprise a déclaré : « Aucune photo ni vidéo ne pourra être prise tant que nous n’aurons pas détecté que le voyant est dégagé. » Meta a également annoncé qu’elle supprimerait les publicités et les annonces sur Marketplace proposant des services de modification de la LED, et qu’elle pourrait engager des poursuites judiciaires à l’encontre de ceux qui les proposent.</p>
<p>Il faut saluer la suppression de cette faille. Il est également révélateur que cette faille ait existé et que Meta ait dû repenser ses mesures de protection en conséquence. <strong>Plus important encore, cette mise à jour ne peut pas corriger la faille sous-jacente du système : un voyant qui fonctionne reste inutile si les personnes filmées ne le reconnaissent pas ou ne le remarquent pas.</strong></p>
<p>Et le risque pour la vie privée ne s’arrête pas une fois l’enregistrement effectué. Meta a fait appel à des annotateurs de données employés par Sama, une société de sous-traitance basée à Nairobi, pour étiqueter les séquences vidéo et aider à entraîner l’IA des lunettes à comprendre ce qu’elle voyait. Des employés ont déclaré à des journalistes suédois que <a href="https://www.svd.se/a/K8nrV4/metas-ai-smart-glasses-and-data-privacy-concerns-workers-say-we-see-everything">les images qu’ils examinaient montraient des personnes en train de se déshabiller, d’utiliser des toilettes, d’avoir des relations sexuelles et de dévoiler les détails de leurs cartes bancaires</a>, tandis que le floutage automatique des visages ne fonctionnait pas toujours. Meta a réagi en <a href="https://www.theguardian.com/technology/2026/apr/17/kenyan-outsourcing-company-for-meta-sacks-workers">rompant son contrat de sept ans avec Sama, laissant plus de 1 100 employés au chômage</a>, se contentant de déclarer qu’« ils ne répondaient pas à nos normes ».</p>
<p>Le public, quant à lui, a commencé à mettre en place sa propre forme de sanction : l’ostracisme social. <a href="https://x.com/RayyvanaTTV/status/2071399676381659343">Un utilisateur de X a raconté que son groupe d’amis avait commencé à surnommer un porteur de lunettes Meta « le pervers »</a> jusqu’à ce qu’il finisse par s’en débarrasser.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/diqg4pervert_glasses_x.png" alt="Une publication sur X qualifiant un porteur de lunettes Meta de « pervers »" loading="lazy"></p>
<p>La polémique a également touché le monde des célébrités : la campagne de Kylie Jenner pour ces lunettes a suscité des critiques, <a href="https://www.yahoo.com/entertainment/celebrity/articles/lorde-says-ai-glasses-not-231002552.html">tandis que la pop star Lorde a déclaré sans détour au public d’un festival : « N’achetez pas ces lunettes. Ce n’est pas sexy. »</a>.</p>
<p>Il ne s’agit pas là d’un bug logiciel que Meta peut corriger. C’est un verdict social porté sur un produit dont l’attrait pour celui qui le porte dépend en partie de l’acceptation par les autres du fait qu’une paire de lunettes d’apparence ordinaire puisse également être une caméra braquée directement sur eux.</p>
<h2 id="lhistoire-des-%C3%A9checs-en-mati%C3%A8re-de-vie-priv%C3%A9e-des-%C2%AB-glassholes-%C2%BB-aux-%C2%AB-snap-specs-%C2%BB-et-vice-versa">L'histoire des échecs en matière de vie privée : des « Glassholes » aux « Snap Specs », et vice-versa</h2>
<p><a href="https://www.theguardian.com/technology/2013/mar/06/google-glass-threat-to-our-privacy">Tous ceux qui s’intéressent depuis assez longtemps aux technologies grand public se souviennent sans doute du désastre qu’a été Google Glass</a>. Ces lunettes futuristes ont commencé à être distribuées aux premiers utilisateurs en 2013 et ont suscité l’enthousiasme d’un petit groupe de passionnés de technologie — <a href="https://www.vogue.com/article/the-final-frontier-google-glass-and-futuristic-fashion">elles ont même fait l’objet d’un article dans Vogue</a>.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/784ldvogue_glasses.png" alt="Google Glass dans Vogue en 2013" loading="lazy"></p>
<p>En revanche, presque tout le monde semblait détester ce produit.</p>
<p>Certaines critiques portaient sur l’appareil lui-même. Les Google Glass coûtaient initialement 1 500 dollars, avaient un aspect étrange, une autonomie limitée et offraient tout simplement trop peu d’avantages pour inciter une personne lambda à les porter. Mais leur plus gros défaut était sans doute d’ordre social plutôt que technique : <strong>les gens ne pouvaient jamais être sûrs que la personne qui les regardait ne les enregistrait pas également.</strong></p>
<p>La polémique est devenue si vive que <a href="https://www.nbcnews.com/technolog/unbearable-wearable-bar-bans-google-glass-boots-rude-user-2d11660837">les bars, restaurants, casinos et cinémas ont commencé à interdire ces lunettes</a>. Leurs utilisateurs ont rapidement été qualifiés de <a href="https://www.theatlantic.com/technology/2013/04/rise-term-glasshole-explained-linguists/316015/">« Glassholes »</a> — un terme désignant les utilisateurs de Google Glass qui se comportaient de manière odieuse. Ce mot a été élu « mot du jour » par Urban Dictionary en mars 2013 et est rapidement entré dans le vocabulaire courant.</p>
<p>L’échec des Google Glass ne s’explique pas uniquement par les préoccupations liées à la vie privée. Leur prix exorbitant, leur design peu pratique et leur technologie encore immature ont tous joué un rôle. Mais le terme « Glasshole » a mieux cerné le problème sous-jacent que n’importe quelle critique de produit : <strong>la société avait rejeté non seulement l’appareil, mais aussi le comportement qu’il rendait possible.</strong></p>
<p>Snap a tenté de tirer les leçons de cet échec lors du lancement de sa première génération de Spectacles en 2016. Au lieu de leur donner l'apparence d'un appareil tout droit sorti d'un film de science-fiction, l'entreprise a opté pour un design aussi décontracté que possible. Elle a également intégré un anneau de LED bien visible autour de la caméra, qui s'allumait lorsque les lunettes enregistraient.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/g0sjtsnap_specs.png" alt="Snap specs" loading="lazy"></p>
<p>Le message était clair : il s’agissait d’un jouet, et non d’un dispositif de surveillance, et les personnes présentes autour de l’utilisateur sauraient toujours quand la caméra était active. Cela n’a pas entièrement fonctionné. Le voyant n’était utile que lorsque les personnes présentes en comprenaient la signification, se trouvaient suffisamment près pour le voir et regardaient justement directement l’utilisateur. <a href="https://yougov.com/en-us/articles/16570-snapchat-spectacles-privacy-problem">Une enquête YouGov de 2016 a révélé que près de la moitié des adultes américains se sentiraient mal à l’aise en présence d’un inconnu portant des Spectacles</a>. À peine un an après son lancement, la première incursion de Snap dans le domaine du matériel a été officiellement considérée comme un échec.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/jj94esnaps_failure.png" alt="L'échec des Snap Spectacles" loading="lazy"></p>
<p>Meta semble avoir étudié ces deux échecs  avec beaucoup d'attention — mais en a tiré une conclusion inquiétante. Les Google Glass avaient l’air trop étranges. Les Snap Spectacles ressemblaient trop à un jouet. <strong>Les lunettes Ray-Ban Meta, en revanche, ressemblent presque exactement à des lunettes ordinaires.</strong></p>
<p>Probablement, c'est exactement ça qui a aidé Meta à réussir là où Google et Snap avaient échoué : vendre des caméras portées sur le visage à grande échelle. Mais cela n’a pas résolu le problème initial lié à la vie privée : l’appareil en question — et le fait que quelqu’un puisse vous filmer avec — est juste devenu beaucoup plus difficile à repérer.</p>
<h2 id="une-riposte-par-les-actes-pas-par-les-mots">Une riposte par les actes, pas par les mots</h2>
<p>D’une certaine manière, la popularité croissante de cette nouvelle vague de lunettes connectées, désormais dotées d’intelligence artificielle, a poussé les autorités à revenir à leur méthode classique pour gérer les caméras portées sur le visage : les interdire. <a href="https://www.uctoday.com/immersive-workplace-xr-tech/new-york-smart-glasses-court-ban-workplace-policy/">Les lunettes dotées d’une fonction d’enregistrement ont déjà été interdites ou soumises à des restrictions dans les tribunaux de New York</a> et [du Wisconsin](<a href="https://wislawjournal.com/">https://wislawjournal.com/</a> 2026/07/14/wisconsin-courts-restrict-ai-glasses-over-privacy-concerns/). En Californie, un <a href="https://www.cbsnews.com/news/meta-trial-mark-zuckerberg-ai-glasses/">juge a même ordonné aux membres de l’équipe de Mark Zuckerberg, PDG de Meta, de retirer leurs lunettes connectées</a> lors d’une audience où l’enregistrement était interdit, et les a avertis que s’ils ne s’y conformaient pas, ils s’exposaient à une condamnation pour outrage au tribunal.</p>
<p>Ce n’est peut-être qu’une question de temps avant que d’autres lieux sensibles en matière de vie privée ne suivent le mouvement. Les Google Glass étaient faciles à repérer et à interdire car elles ressemblaient à un gadget venu d’un autre monde. Les lunettes de Meta sont plus difficiles à contrôler, précisément parce qu’elles sont conçues pour passer pour des lunettes ordinaires.</p>
<h2 id="le-bon-vieux-sch%C3%A9ma-de-meta-la-commodit%C3%A9-sans-consentement">Le bon vieux schéma de Meta : la commodité sans consentement</h2>
<p>Le problème va bien au-delà d’une simple paire de lunettes. Ce qui relie les lunettes de Meta à bon nombre de ses autres produits, c’est une approche bien connue : introduire un nouveau moyen pratique de collecter des informations, faire porter la responsabilité de la gestion des conséquences aux utilisateurs et aux personnes présentes, et traiter le consentement comme un élément pouvant être dissimulé dans les paramètres, les conditions d’utilisation ou un minuscule voyant clignotant.</p>
<p>Nous avons constaté cette même volonté de repousser les limites de la vie privée en 2025, <a /en/blog/meta-yandex-abuse-localhost-to-track-users.html">lorsque des chercheurs ont découvert que Meta Pixel avait exploité la fonctionnalité « localhost » d’Android</a> pour relier l’activité de navigation mobile — y compris celle effectuée en mode de navigation privée — aux identités connectées aux applications Facebook et Instagram. Meta a suspendu cette pratique après sa révélation. Le mécanisme était très différent, mais l’approche sous-jacente était la même : utiliser d’abord tous les accès que la technologie permet, et s’occuper des objections plus tard.</p>
<p>Il existe également un autre schéma fréquent. <a href="https://adguardervpn.world/en/blog/metaverse-zuckerberg-failure-madness.html">Du métaverse aux lunettes IA, Meta n’a cessé de présenter l’avenir technologique qu’elle privilégie comme inévitable, en partant du principe que l’enthousiasme du public finira par suivre</a>. La remarque de Zuckerberg selon laquelle les personnes ne portant pas de lunettes IA pourraient être confrontées à un « désavantage cognitif » pousse cette logique encore plus loin : la réticence n’est pas vue comme une réaction raisonnable face à une entreprise dont l’historique en matière de confidentialité laisse à désirer, mais comme un refus d’accepter le progrès.</p>
<p>Pourtant, la confiance ne peut être forgée par des campagnes menées par des personnages célèbres ou des mises à jour logicielles. Elle est gagnée à force de donner aux gens un contrôle réel, y compris à ceux qui n’ont jamais acheté le produit mais qui s’y trouvent par hasard face. Cette absence de consentement n’est pas un défaut mineur en attendant un meilleur écran LED. C’est le problème central du produit en matière de vie privée.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Combien pour une gorgée d'eau lors de la Coupe du monde, en termes de publicité ?</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/world-cup-football-hydration-break-ads.html</link>
      <pubDate>Thu, 16 Jul 2026 11:42:46 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
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      <category>Actualités de l'industrie</category>
      <category>Laissez parler les chiffres</category>
      <category>Numbers talk</category>
      <description>La Coupe du monde 2026 a instauré des pauses d'hydratation — ou plutôt des pauses publicitaires. Alors, combien pour cette gorgée de Messi ?</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Que vous soyez un fan inconditionnel, un spectateur occasionnel ou que le football ne vous intéresse pas du tout, il est difficile d’échapper à la couverture médiatique de la Coupe du monde 2026. Le football, souvent qualifié de « sport mondial », compterait <a href="https://publications.fifa.com/en/vision-report-2021/the-football-landscape/">5 milliards de fans à travers le monde</a> ; il n’est donc pas surprenant que le plus grand tournoi de ce sport, le plus populaire au monde, attire une attention considérable de la part des médias et des annonceurs.</p>
<p>Contrairement à d’autres sports, le football n’offrait traditionnellement que très peu de créneaux naturels pour les pauses publicitaires. Pendant des décennies, il n’y en avait en réalité qu’un seul : la mi-temps de 15 minutes. Mais cette Coupe du monde a changé la donne en instaurant des pauses d’hydratation obligatoires, divisant ainsi chaque mi-temps en deux parties séparées par une pause de trois minutes. La FIFA, qui a vendu les droits de diffusion du tournoi, a laissé aux diffuseurs le soin de décider s’ils souhaitaient transformer ce temps en espace publicitaire supplémentaire. Bon nombre d’entre eux, notamment Fox aux États-Unis, ainsi que des diffuseurs au Mexique, au Canada, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, en Chine, au Japon, en Inde, en Australie et en Turquie, n’ont pas hésité à saisir l’occasion.</p>
<h2 id="pourquoi-les-pauses-dhydratation-obligatoires-suscitent-elles-tant-de-critiques">Pourquoi les pauses d'hydratation obligatoires suscitent-elles tant de critiques ?</h2>
<p>Les pauses d'hydratation ne sont pas une nouveauté dans le football. Elles ont été introduites pour la première fois il y a plus de dix ans, lors de la Coupe du monde 2014 au Brésil, où la chaleur et l'humidité extrêmes rendaient les conditions dangereuses pour les joueurs. <a href="https://abcnews.com/Sports/2014-fifa-world-cup-manaus-world-cup-match/story?id=24255761">Un match opposant les États-Unis au Portugal à Manaus, au Brésil, a d’ailleurs été le tout premier match de Coupe du monde à en bénéficier</a>. À l’époque, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=0fY97sEoL18">cette interruption avait été saluée par les commentateurs comme une mesure de « bon sens »</a>.</p>
<p>Il est toutefois important de noter que, lors de ce tournoi, les pauses n’étaient accordées que lorsque les températures atteignaient 32 degrés Celsius (soit 89,6 degrés Fahrenheit). L’idée était simple : protéger les joueurs lorsque les conditions sont véritablement extrêmes, mais éviter d’interrompre le match lorsque ce n’est pas le cas. En 2026, la FIFA a abandonné cette logique qui semblait relever du bon sens et a opéré un revirement complet.</p>
<p>Au lieu de les réserver aux conditions de chaleur extrême, la FIFA a décidé en décembre 2025 que les pauses d'hydratation deviendraient obligatoires lors de chaque match. <a href="https://inside.fifa.com/organisation/news/hydration-breaks-world-cup-2026-player-welfare">La FIFA a justifié cette approche générale en affirmant qu’elle visait à garantir « des conditions égales pour toutes les équipes », quels que soient le stade, le climat ou les infrastructures — même dans les stades équipés d’un toit, d’un système d’ombrage ou de la climatisation</a>. En d’autres termes, la FIFA a imposé que le match soit divisé en quatre périodes, en faisant ainsi une nouvelle norme et non plus une exception.</p>
<p>Cette approche n’a pas trouvé d’écho auprès de ceux à qui elle était censée profiter : les footballeurs. Virgil van Dijk, capitaine des Pays-Bas et du Liverpool FC, s’est exprimé pendant le tournoi et a décrit ces pauses comme des interruptions souvent inutiles qui perturbent le déroulement du match tant pour les joueurs que pour les spectateurs :</p>
<blockquote>
<p>« S’il fait vraiment chaud, c’est évidemment une bonne idée de les instaurer. Mais je pense qu’il faut examiner chaque match séparément. »</p>
</blockquote>
<p><a href="https://www.youtube.com/shorts/EqE4dReBbM8">Les supporters ont également réagi vivement, des vidéos circulant en ligne montrant des spectateurs huant les arbitres lorsque le jeu est interrompu pour des pauses d’hydratation</a>. Un groupe, cependant, est resté remarquablement silencieux : les diffuseurs et les annonceurs, qui sont pourtant ceux qui devraient le plus bénéficier de cette nouvelle règle.</p>
<h2 id="l%C3%A9conomie-des-pauses-dhydratation-combien-co%C3%BBte-une-gorg%C3%A9e-de-messi">L'économie des pauses d'hydratation : combien coûte une gorgée de Messi ?</h2>
<p>Mais combien d'argent peut-on réellement gagner grâce à quelques minutes supplémentaires par match ? Six minutes supplémentaires dans un match de football de 90 minutes ne semblent guère suffisantes pour changer l'économie de la diffusion sportive. Mais si l'on extrapole ces six minutes à l'ensemble de la Coupe du monde, elles prennent soudain une valeur extraordinaire.</p>
<p>Certaines règles régissent la diffusion des publicités pendant les pauses. Les publicités peuvent commencer 20 secondes après le coup de sifflet et doivent se terminer 30 secondes avant la reprise du jeu. Par match, cela représente environ <strong>4 minutes et 20 secondes de publicité supplémentaire</strong>. Sur l’ensemble du tournoi, cela équivaut à environ <strong>7 heures, 30 minutes et 40 secondes de temps publicitaire supplémentaire à la télévision</strong>. Cela correspond à <strong>huit spots publicitaires de 30 secondes par match</strong>, par chaîne, soit environ <strong>832 spots publicitaires au total sur l’ensemble du tournoi</strong>.</p>
<p>Alors que les téléspectateurs de certains pays, comme le Royaume-Uni, peuvent voir davantage d’analyses et aucune publicité pendant ces pauses, beaucoup d’autres se voient proposer des spots publicitaires à part entière, les chaînes exploitant chaque seconde du temps alloué pour gagner un peu plus d’argent.</p>
<p><a href="https://www.bbc.com/sport/football/articles/cp3xqn9zxdgo">Selon certaines sources, un spot publicitaire de 30 secondes diffusé pendant la Coupe du monde sur Fox Sports coûterait entre <strong>200 000 et 300 000 dollars</strong>, ce montant pouvant atteindre <strong>750 000 dollars</strong> lors des matchs phares</a>. D’après ces chiffres, la publicité diffusée pendant les pauses d’hydratation rien qu’aux États-Unis pourrait générer <strong>plus de 250 millions de dollars</strong>. Cela rend littéralement très coûteuse chaque gorgée que prend un joueur sur le terrain. Analysons cela de plus près.</p>
<p>Si l’on prend l’estimation de 250 millions de dollars pour les recettes publicitaires liées aux pauses d’hydratation aux États-Unis et qu’on la divise par 104 matchs, on obtient environ 2,4 millions de dollars par match. En répartissant ce montant sur les deux pauses d’hydratation par match, on arrive à environ 1,2 million de dollars par pause. En divisant à nouveau ce montant entre les 22 joueurs de champ, on obtient environ 54 500 dollars par joueur et par pause.</p>
<p>Traduisons maintenant cela en eau potable. Si l’on suppose que chaque joueur boit environ 0,3 litre pendant une pause, et qu’une gorgée moyenne est d’environ 20 ml, cela correspond à environ 15 gorgées par joueur et par pause. Ainsi, 54 500 dollars par joueur et par pause divisés par 15 gorgées donnent environ 3 600 dollars par gorgée.</p>
<p>Une seule gorgée d’eau vaut donc des milliers de dollars en espace publicitaire, et ce, si l’on ne considère que les États-Unis. <a href="https://www.bbc.com/sport/football/articles/cp3xqn9zxdgo">On estime que la <strong>valeur mondiale de la publicité diffusée pendant les pauses hydratation pourrait avoisiner le milliard de dollars</strong></a>.</p>
<p>Recalculons donc.</p>
<p>Partons de l’<strong>estimation mondiale d’un milliard de dollars</strong> :</p>
<ul>
<li>Divisons par <strong>104 matchs</strong> → environ <strong>9,6 millions de dollars par match</strong></li>
<li>Divisons par <strong>2 pauses d’hydratation par match</strong> → environ <strong>4,8 millions de dollars par pause</strong></li>
<li>Divisons par <strong>22 joueurs de champ</strong> → environ <strong>218 000 dollars par joueur et par pause</strong></li>
<li>Diviser par <strong>15 gorgées par joueur</strong> → environ <strong>14 500 dollars par gorgée</strong></li>
</ul>
<p>En d’autres termes, selon que l’on considère uniquement le marché américain ou l’écosystème mondial de la diffusion, une seule gorgée d’eau lors de la Coupe du monde 2026 pourrait valoir entre <strong>3 600 et 14 500 dollars en espace publicitaire</strong>.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/wckwxsip_water_cost.jpg" alt="Combien coûte une gorgée d’eau" loading="lazy"></p>
<p>Bien sûr, il ne s’agit là encore que d’un calcul à titre d’illustration. Tous les joueurs ne boivent pas la même quantité, tous les diffuseurs ne monétisent pas chaque seconde de la même manière, et les conditions réelles de diffusion sont plus complexes que ne le suggèrent des équations simplifiées. Mais même en tenant compte de toutes ces réserves, l’ampleur du phénomène est difficile à ignorer.</p>
<h2 id="lam%C3%A9ricanisation-du-sport-ou-lessor-dun-monde-financ%C3%A9-par-la-publicit%C3%A9">L'américanisation du sport ou l'essor d'un monde financé par la publicité ?</h2>
<p>Tout ce que nous avons décrit jusqu'à présent peut être considéré comme le symptôme de l'<strong>américanisation du football</strong>. Après tout, les sports américains ont depuis longtemps intégré les pauses publicitaires. <a href="https://yougov.com/en-us/articles/54053-what-americans-think-about-the-super-bowl-and-bad-bunny">Le Super Bowl est aussi célèbre pour ses publicités que pour le match lui-même</a>, de nombreux téléspectateurs internationaux le regardant principalement pour les performances musicales et les publicités. Les <a href="https://www.reddit.com/r/nba/comments/1u1dkjg/abcs_finals_halftime_coverage_is_545_ads_a/">finales de la NBA font l’objet de critiques depuis des années en raison des spectacles de la mi-temps, où les publicités occupent souvent plus de la moitié de la pause</a>, ne laissant que quelques minutes pour l’analyse proprement dite. En d’autres termes, interrompre le match pour diffuser des publicités n’a rien de nouveau aux États-Unis.</p>
<p>Mais réduire ce phénomène à un simple facteur régional reviendrait à le simplifier à l’extrême. Fox diffuse effectivement des publicités pendant les pauses hydratation, mais les chaînes de nombreux autres pays font de même. Il ne s’agit pas de la culture télévisuelle d’un seul pays qui se répand à l’échelle mondiale ; <strong>c’est le modèle financé par la publicité qui s’impose discrètement partout comme la norme</strong>.</p>
<p>Au cours des dernières années, nous avons vu les services de streaming proposer des formules financées par la publicité tout en rendant les abonnements sans publicité de plus en plus chers. Les publicités apparaissent désormais aux quatre coins des interfaces des téléviseurs connectés, même sur les écrans inactifs et lors d’une connexion via une entrée HDMI. Le football est tout simplement devenu la dernière frontière.</p>
<p>Nous ne serions pas surpris que les pauses d’hydratation deviennent une pratique courante lors des événements de la FIFA. Les prochaines Coupes du monde sont prévues en Espagne, au Portugal et au Maroc en 2030, puis en Arabie saoudite en 2034. Tous ces pays sont des nations hôtes où les joueurs devront probablement faire face à une chaleur estivale extrême. Si les diffuseurs se rendent compte que ces pauses génèrent des centaines de millions de recettes, il est difficile d’imaginer qu’ils soient très enclins à y renoncer. Même si la monétisation n’a jamais été l’intention initiale de la FIFA, l’organisation ne devrait pas ignorer le fait que ces pauses obligatoires augmentent la valeur commerciale des droits de diffusion. Le prochain contrat de diffusion pourrait tout simplement coûter plus cher à cause d’elles.</p>
<p>Si cette stratégie s’avère efficace, pourquoi s’arrêter aux pauses d’hydratation ? D’ici 2050, nous pourrions voir apparaître <strong>des pauses-collation sponsorisées par McDonald’s, des pauses toilettes sponsorisées par Charmin ou des pauses de récupération sponsorisées par Gatorade.</strong> Ce sont sans doute les hypothèses les plus évidentes, pas nécessairement les plus imaginatives, mais même celles-ci semblent absurdes. Cela dit, les pauses publicitaires obligatoires pendant les matchs de football l’étaient aussi il y a encore quelques années.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>AdGuard v2.19 pour Mac : plus sûr et facile à utiliser</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/adguard-for-mac-v2-19.html</link>
      <pubDate>Tue, 14 Jul 2026 10:29:07 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">6a55e5431beaf40001a3b100</guid>
      <category>AdGuard for Mac</category>
      <category>AdGuard pour Mac</category>
      <category>Notes de lancement</category>
      <category>Release notes</category>
      <description>AdGuard pour Mac v2.19 : paramètres et scripts utilisateur protégés par cryptographie, et l'intégration des nouveaux utilisateurs a été repensée</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Nous avons le plaisir de vous présenter notre dernière version : AdGuard pour Mac v2.19 ! Cette version apporte toute une série de mises à jour et d'améliorations axées sur deux domaines clés : la sécurité et la facilité d'utilisation. Voyons le tout de plus près.</p>
<h2 id="une-protection-renforc%C3%A9e-gr%C3%A2ce-%C3%A0-la-cryptographie">Une protection renforcée grâce à la cryptographie</h2>
<p>Nous avons mis en place un nouveau mécanisme de protection : AdGuard pour Mac utilise désormais la cryptographie pour sécuriser les paramètres UserDefaults et les scripts utilisateur.</p>
<p>Les paramètres UserDefaults sont désormais chiffrés à l’aide de l’algorithme AES-GCM. La clé de chiffrement est stockée en toute sécurité dans le trousseau de macOS. Chaque fois que l’application lit ces paramètres, elle vérifie leur intégrité par rapport au cache chiffré. Toute modification externe des fichiers .plist est immédiatement détectée.</p>
<p>Les scripts utilisateur et les styles utilisateur sont désormais protégés par des sommes de contrôle SHA256. Chaque élément de la base de données se voit attribuer une somme de contrôle générée à l’aide d’une clé secrète issue du trousseau. À chaque accès à un script ou à un style, sa somme de contrôle est revalidée. Toute modification, insertion ou suppression directe dans la base de données SQLite est instantanément détectée, et vous recevrez un avertissement.</p>
<p>Concrètement, rien ne change dans l’utilisation de l’application — mais les risques de voir des publicités réapparaître « mystérieusement » en raison d’interférences provenant d’autres applications sont désormais considérablement réduits.</p>
<p>Nous avons également ajouté un nouveau contrôle de sécurité : AdGuard peut désormais détecter lorsqu’un script utilisateur est susceptible de compromettre la sécurité d’un site web. Si tel est le cas, un avertissement s’affichera lors de l’installation. Cette amélioration a été rendue possible grâce à une mise à jour importante de CoreLibs, notre moteur de filtrage.</p>
<h2 id="une-exp%C3%A9rience-plus-fluide-d%C3%A8s-le-premier-lancement">Une expérience plus fluide dès le premier lancement</h2>
<p>Nous avons repensé le processus d’intégration afin de rendre la prise en main d’AdGuard plus claire et plus intuitive. De nouveaux écrans et des instructions améliorées aident les utilisateurs à comprendre les fonctionnalités clés et à naviguer facilement dans l’application.</p>
<p>Nous avons également mis à jour Scriptlets, DnsLibs et UserscriptsWrapper, tout en corrigeant un certain nombre de bugs afin d’améliorer la stabilité et les performances globales.</p>
<hr>
<p>Nous serions ravis de connaître votre avis sur notre dernière version. N’hésitez pas à le partager sur les <a /discuss.html">réseaux sociaux</a> et à nous envoyer vos idées via <a href="https://github.com/AdguardTeam/AdguardForMac/issues">GitHub</a>.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>L'évolution des annonces sur le Web ces dernières 17 années</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/web-threats-history-adguard-17-years.html</link>
      <pubDate>Mon, 01 Jun 2026 06:20:14 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">6a3533fe1beaf40001a39da3</guid>
      <category>Ad Blocking</category>
      <category>Blocage des publicités</category>
      <category>The History of Ad Blocking</category>
      <description>AdGuard protège ses utilisateurs depuis plus de 17 ans maintenant. Comment les menaces ont-elles évolué au fil du temps ?</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quelques jours, AdGuard a fêté son 17e anniversaire. Est-ce que 17 ans, c’est long pour un bloqueur de publicités ? Comment répondre à cette question ? Tout devient plus clair lorsqu’on replace les choses dans leur contexte ; alors pourquoi ne pas examiner les menaces auxquelles AdGuard a dû faire face au cours de ces dix-sept années ? Voici un retour sur l’évolution des menaces sur le Web depuis 2009 jusqu’à aujourd’hui — c’est parti.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/l36hjtimeline-threats.jpg" alt="l'historique" loading="lazy"></p>
<h2 id="avant-2009-la-nuit-des-temps-publicitaires">Avant 2009: la nuit des temps publicitaires</h2>
<div class="kg-card kg-toggle-card" data-kg-toggle-state="close">
            <div class="kg-toggle-heading">
                <h4 class="kg-toggle-heading-text"><span style="white-space: pre-wrap;">🦕 Un aperçu de l'époque</span></h4>
                <button class="kg-toggle-card-icon" aria-label="Expand toggle to read content">
                    <svg id="Regular" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg" viewBox="0 0 24 24">
                        <path class="cls-1" d="M23.25,7.311,12.53,18.03a.749.749,0,0,1-1.06,0L.75,7.311"></path>
                    </svg>
                </button>
            </div>
            <div class="kg-toggle-content"><ul><li value="1"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">La menace principale :</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> les bannières, les fenêtres contextuelles, des serveurs publicitaires simples</span></li><li value="2"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">La réaction des bloqueurs : </strong></b><span style="white-space: pre-wrap;">les fichiers hosts, blocage précoce des URL, bloqueurs de fenêtres contextuelles, masquage esthétique</span></li><li value="3"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">À noter également : </strong></b><span style="white-space: pre-wrap;">des publicités frauduleuses, faux boutons de téléchargement, barres d'outils de navigateur, premiers logiciels publicitaires</span></li></ul></div>
        </div><p>AdGuard a vu le jour en 2009 et a été conçu — oui, vous l’avez deviné — pour bloquer les publicités. Plus précisément, il a été conçu pour bloquer les publicités qui existaient en 2009. À cette époque, Internet avait déjà dépassé ses premières étapes des années 90, mais par rapport à ce qu’il est aujourd’hui, le Web était encore très différent. Et les publicités l’étaient tout autant.</p>
<p>Si vous étiez là à l’époque, vous nous comprenez : c’était l’ère des publicités « honnêtes », du moins selon les normes actuelles. Vous tapiez une URL dans la barre d’adresse de votre navigateur, vous appuyiez sur <em>Entrée</em>, et le site web se chargeait. Sur ces sites, il pouvait y avoir des bannières publicitaires pour tel ou tel produit ; si vous cliquiez dessus, elles vous redirigeaient vers le site annoncé, et c’était tout. On voyait exactement ce qu’on obtenait, avec parfois une publicité frauduleuse ici ou là, mais probablement pas sur les grands sites populaires.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/c85bccn-2000.jpg" alt="Cartoon Network" loading="lazy"><br>
<em>Le site web de Cartoon Network dans les années 2000</em></p>
<p>Visuellement, ces bannières pouvaient prendre toutes sortes de formes, du simple affichage d'images statiques et de boutons « Télécharger » aux GIF animés et aux fenêtres contextuelles. Les publicités de cette époque étaient très variées, mais elles n'avaient rien de subtil ni de sophistiqué. À leur image, les bloqueurs de publicités de l'époque étaient eux aussi assez simples. En 2009, les fichiers « hosts » restaient encore un moyen populaire de lutter contre les publicités. <code>HOSTS.TXT</code> est essentiellement un fichier en texte brut qui associe des noms de domaine à des adresses IP, et qui passe outre les informations fournies par le serveur DNS. Cette méthode était populaire car elle fonctionnait bien : il suffisait de répertorier tous les « mauvais » domaines associés aux publicités et de les rediriger vers un « trou noir » <code>0.0.0.0</code> pour bloquer avec succès la grande majorité des bannières publicitaires.</p>
<p>Les bloqueurs de publicités de l’époque n’étaient pas <em>trop</em> différents à cet égard. Ils étaient bien sûr plus puissants que les fichiers hosts, car ils pouvaient effectuer des opérations plus avancées, comme un filtrage esthétique ou la distinction du contexte d’une page, mais la différence pratique n’était pas très perceptible pour un utilisateur lambda.</p>
<p>Et voici à quoi ressemblait le paysage publicitaire au moment où la première version d’AdGuard a vu le jour. Le blocage des publicités gagnait du terrain, mais restait une pratique très marginale réservée aux « initiés ». Andrey Meshkov, l’un des fondateurs d’AdGuard, l’a entièrement développé lui-même, et c’est ainsi que notre histoire a commencé.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/fc38flold-ag.jpg" alt="Une capture d’écran de l’une des plus anciennes versions d’AdGuard" loading="lazy"><br>
<em>Une capture d’écran de l’une des plus anciennes versions d’AdGuard</em></p>
<h2 id="2009%E2%80%932011-la-%C2%AB-flashpocalypse-%C2%BB">2009–2011 : La « Flashpocalypse »</h2>
<div class="kg-card kg-toggle-card" data-kg-toggle-state="close">
            <div class="kg-toggle-heading">
                <h4 class="kg-toggle-heading-text"><span style="white-space: pre-wrap;">⚡Un aperçu de l'époque</span></h4>
                <button class="kg-toggle-card-icon" aria-label="Expand toggle to read content">
                    <svg id="Regular" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg" viewBox="0 0 24 24">
                        <path class="cls-1" d="M23.25,7.311,12.53,18.03a.749.749,0,0,1-1.06,0L.75,7.311"></path>
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                </button>
            </div>
            <div class="kg-toggle-content"><ul><li value="1"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">La menace principale :</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> les cookies Flash et le suivi via des plug-ins</span></li><li value="2"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">Pourquoi c'était nouveau :</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> le suivi pouvait subsister après la suppression des cookies du navigateur et se dissimuler derrière du contenu Flash</span></li><li value="3"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">La réaction des bloqueurs :</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> le blocage de Flash, des contrôles de type NoScript/Flashblock, des filtres anti-suivi</span></li><li value="4"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">À noter également :</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> la publicité comportementale, les débuts du RTB, les failles de sécurité des plug-ins, la publicité malveillante via Flash</span></li></ul></div>
        </div><p>Tout le monde ne se souvient peut-être plus de Flash aujourd’hui, mais il s’agissait autrefois d’une plateforme logicielle multimédia extrêmement populaire, utilisée pour créer des animations, des applications web, des jeux sur navigateur et bien d’autres choses encore. Cela ne veut pas dire pour autant que Flash n’existait pas avant 2009, car à cette époque, Flash était déjà relativement ancien, puisqu’il existait depuis bien plus d’une décennie. Il avait été largement utilisé pour créer des publicités animées, mais l’année 2009 a marqué un tournant important. En ce qui concerne son rôle dans l’écosystème publicitaire, c’est à cette époque que Flash a commencé à passer du statut de « outil servant à afficher des bannières et des pop-ups agaçantes » à celui d’« outil utilisé pour créer une infrastructure de suivi et exécuter du code tiers lourd ».</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/l10ueflash-required.jpg" alt="Flash requis" loading="lazy"><br>
<em>Un message « Flash Player requis »</em></p>
<p>Flash disposait d’une fonctionnalité appelée <em>Local Shared Objects</em>, plus communément appelée <em>cookies Flash</em>. Ce nom n’est pas une coïncidence : leur fonctionnement était très similaire à celui des cookies classiques. Ils pouvaient être utilisés pour stocker les préférences des utilisateurs, enregistrer des données issues de jeux Flash, voire suivre l’activité des utilisateurs sur Internet. Contrairement aux cookies, ils pouvaient stocker beaucoup plus de données, jusqu’à 100 ko, et ne pouvaient pas être effacés simplement en supprimant l’historique du navigateur. En 2009, <a href="https://www.law.berkeley.edu/center-article/flash-cookies-and-privacy/">un groupe de chercheurs de Berkeley a découvert que plus de la moitié des 100 sites web les plus visités utilisaient des cookies Flash</a>, qui pouvaient parfois même restaurer les cookies HTTP supprimés.</p>
<p>Au départ, le blocage des annonces publicitaires visait surtout à lutter contre l’encombrement visuel : faire disparaître cette énorme bannière, bloquer cette fenêtre contextuelle agaçante. Mais c’est à cette époque que la menace a commencé à devenir invisible, en grande partie à cause de Flash et de son système de suivi difficile à supprimer. Bloquer les éléments graphiques visibles ne suffisait pas à mettre fin à la couche de suivi sous-jacente. Le problème était suffisamment grave pour que des outils spécialisés comme NoScript et Flashblock deviennent particulièrement utiles : ils remplaçaient le contenu Flash par des espaces réservés et exigeaient un clic pour l’exécuter.</p>
<p>Les bloqueurs de publicités ont eux aussi commencé à s’adapter, avec des règles de filtrage visant à bloquer les scripts de suivi et des fonctionnalités spécialement conçues pour bloquer ou restreindre Flash. Quant à AdGuard, dès ses tout débuts, nous développions nos propres filtres, et la lutte contre le suivi en général (et le suivi Flash en particulier) en faisait partie. Un peu plus tard, nous avons ajouté une option dédiée permettant de bloquer Flash dans son intégralité, que vous pouvez toujours trouver dans les <em>Paramètres avancés</em> d’AdGuard pour Windows.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/wy2vtblock-flash.jpg" alt="L'option « Bloquer Flash » dans AdGuard" loading="lazy"><br>
<em>“Bloquer Flash” dans AdGuard</em></p>
<p>Flash n’était bien sûr pas la seule nouveauté de l’époque. La publicité comportementale et les enchères en temps réel existaient déjà, par exemple, mais nous aurons l’occasion d’en parler plus en détail dans les chapitres suivants. D’une manière générale, cette période s’est caractérisée par le rôle croissant du suivi par rapport à la publicité pure, et cette distinction allait devenir de plus en plus évidente par la suite.</p>
<h2 id="2011%E2%80%932013-le-suivi-sur-les-r%C3%A9seaux-sociaux-et-le-reciblage">2011–2013 : Le suivi sur les réseaux sociaux et le reciblage</h2>
<div class="kg-card kg-toggle-card" data-kg-toggle-state="close">
            <div class="kg-toggle-heading">
                <h4 class="kg-toggle-heading-text"><span style="white-space: pre-wrap;">🎯 Un aperçu de l'époque</span></h4>
                <button class="kg-toggle-card-icon" aria-label="Expand toggle to read content">
                    <svg id="Regular" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg" viewBox="0 0 24 24">
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                </button>
            </div>
            <div class="kg-toggle-content"><ul><li value="1"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">La menace principale :</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> le reciblage et les widgets sociaux</span></li><li value="2"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">Pourquoi c'était nouveau&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> le suivi est devenu visible pour les utilisateurs : les annonces les suivaient partout, et les boutons des réseaux sociaux sont devenus des balises</span></li><li value="3"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">La réaction des bloqueurs&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> des filtres de protection contre le suivi, le blocage des widgets sociaux, des extensions spécialisées dans la protection de la vie privée</span></li><li value="4"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">À noter également&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> « Do Not Track », des débats sur les cookies tiers, des balises d'analyse, des outils de visualisation précoce des traceurs</span></li></ul></div>
        </div><p>Parmi les exemples les plus frappants de l’essor du suivi à cette époque, on peut citer le suivi par les widgets sociaux et, surtout, le reciblage. Le concept de reciblage publicitaire est désormais familier à tout le monde, même si le terme lui-même ne l’est pas forcément : vous naviguez sur le Web et tombez sur une brosse à dents électrique. Vous envisagez peut-être même de l’acheter et visitez le site du vendeur, mais vous décidez finalement de ne pas le faire. Or, le processus est déjà enclenché : désormais, où que vous alliez, cette brosse à dents vous suit partout, sur les sites d’actualités, les blogs, voire sur Facebook — et cela peut durer plusieurs jours. C’est à ce moment-là que le suivi, jusque-là invisible, est devenu perceptible pour les utilisateurs lambda, suscitant un sentiment étrange et inquiétant.</p>
<p>Le reciblage s’est avéré extrêmement efficace, et les bloqueurs de publicités ont donc dû réagir rapidement. Ce qu’ils ont fait : les anciens filtres ont été modifiés pour prendre en compte les traceurs, et de nouveaux filtres ont vu le jour, spécialement conçus pour bloquer le suivi. AdGuard a également créé à cette époque un nouveau filtre distinct pour les logiciels espions et les traceurs — il a évolué pour devenir le <em>filtre de protection contre le suivi</em> que nous maintenons encore aujourd’hui. En réponse aux exigences de l’époque, cette période a également vu apparaître des outils qui n’étaient pas du tout des bloqueurs de publicités classiques, mais qui se concentraient exclusivement sur la détection et le contrôle des balises JavaScript, des traceurs, du suivi par cookies, etc.</p>
<p>Un autre fléau de cette époque était un autre type de suivi : celui des widgets sociaux. Les boutons « J’aime » et « Partager », des barres de partage flottantes, des compteurs, etc. : ils étaient partout et vous suivaient sans cesse. Ces widgets n’étaient pas de simples boutons. Il s’agissait d’éléments intégrés par des tiers qui pouvaient indiquer à Facebook, Twitter, Google et d’autres quelles pages un utilisateur consultait, souvent indépendamment du fait que celui-ci ait cliqué ou non sur le widget.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/o3vakfacebook-widgets.png" alt="Widgets Facebook" loading="lazy"><br>
<em>Une multitude de widgets Facebook datant de 2012</em></p>
<p>Quant à la réponse apportée par les bloqueurs de publicités, il suffisait de bloquer le suivi derrière ces widgets, comme n’importe quel autre traceur, en utilisant des règles de filtrage anti-suivi et des listes de filtrage. Mais pour de nombreux utilisateurs, les widgets eux-mêmes sont devenus si agaçants que certains ont choisi de les anéantir. Pour ces personnes, AdGuard proposait le <em>filtre Réseaux sociaux</em> qui supprimait les intégrations des réseaux sociaux, et qui est d’ailleurs toujours disponible aujourd’hui.</p>
<h2 id="2013%E2%80%932016-le-web-programmatique">2013–2016 : Le Web programmatique</h2>
<div class="kg-card kg-toggle-card" data-kg-toggle-state="close">
            <div class="kg-toggle-heading">
                <h4 class="kg-toggle-heading-text"><span style="white-space: pre-wrap;">🖥️ Un apercu de l'époque</span></h4>
                <button class="kg-toggle-card-icon" aria-label="Expand toggle to read content">
                    <svg id="Regular" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg" viewBox="0 0 24 24">
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                    </svg>
                </button>
            </div>
            <div class="kg-toggle-content"><ul><li value="1"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">La menace principale :</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> RTB et la publicité programmatique</span></li><li value="2"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">Pourquoi c'était nouveu&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> les impressions publicitaires sont devenues des enchères en temps réel alimentées par les profils des utilisateurs</span></li><li value="3"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">La réaction des bloqueurs&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> une syntaxe de filtrage plus avancée, des listes anti-suivi, le mode furtif / module de protection contre le suivi (propre à AdGuard)</span></li><li value="4"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">À noter également&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> Header bidding, Facebook Pixel, Universal Analytics, synchronisation des cookies, identifiants publicitaires mobiles, publicités malveillantes</span></li></ul></div>
        </div><p>À cette époque, la publicité sur Internet a commencé à s’éloigner progressivement du placement manuel d’annonces sur les pages web au profit d’un système d’enchères où l’espace publicitaire était attribué au plus offrant pour afficher l’annonce « parfaite », adaptée à chaque utilisateur. Le profilage des utilisateurs est devenu essentiel et le <em>Real-Time Bidding (RTB)</em>, bien qu’il fût apparu bien plus tôt, s’est rapidement développé et est devenu le facteur déterminant du paysage de l’adtech de l’époque. Il reste aujourd’hui très pertinent, avec une valeur de marché totale estimée à 16,3 milliards de dollars en 2024 et qui devrait atteindre 39,6 milliards de dollars d’ici 2030. Alors, qu’est-ce que le RTB exactement et comment fonctionne-t-il ?</p>
<p>Le RTB est une méthode d’achat et de vente d’espaces publicitaires en temps réel à l’annonceur ayant soumis l’enchère la plus élevée. Imaginez que vous visitiez un site web et que le propriétaire du site (l’éditeur) dispose d’un espace publicitaire sur ce site qu’il souhaite vendre ; il lance donc une enchère. L’éditeur contacte l’<em>Ad Exchange</em> — la plateforme où se déroule l’enchère — et lui transmet votre profil. Ce profil peut inclure l’identifiant de votre appareil, des informations sur ses paramètres, sa localisation, des données telles que votre tranche d’âge, vos centres d’intérêt potentiels… Tout est bon à prendre ; plus il y en a, mieux c’est. L’Ad Exchange propose ensuite ces informations aux annonceurs, qui enchérissent sur le montant qu’ils sont prêts à payer pour vous présenter leur publicité. Le plus offrant remporte l’enchère, et c’est cette publicité que vous voyez sur le site web — le plus souvent, elle est très pertinente et ciblée spécifiquement sur vous.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/65rnnirtb.jpg" alt="Enchères en temps réel" loading="lazy"><br>
<em>Comment fonctionnent les enchères en temps réel. Crédit image : Adjust</em></p>
<p>En réalité, c’est un peu plus compliqué que cela : par exemple, les éditeurs et les annonceurs ont chacun leurs propres « représentants », appelés <em>Supply Side Platforms (SSP)</em> et <em>Demand Side Platforms (DSP)</em>, qui ajoutent une toute nouvelle dimension à ce système. Mais malgré sa complexité, l’ensemble de ce processus est hautement automatisé et ne prend que quelques fractions de seconde du début à la fin. Et ces enchères ont lieu <em>en permanence</em>. Rien qu’en Europe et aux États-Unis, <a href="https://www.iccl.ie/rtb/">178 billions d’enchères ont lieu chaque année</a>.</p>
<p>Le RTB ne fonctionne pas en mode isolé : il se nourrit de l’infrastructure plus large de suivi d’identité qui l’entoure, et la renforce à son tour. L’un des aspects les plus inquiétants de tout cela est la facilité avec laquelle on peut obtenir des informations sur n’importe qui. Notez que dans toute enchère RTB, pour que les annonceurs puissent déterminer le montant de leur enchère, la plateforme publicitaire leur transmet toutes les informations vous concernant qu’elle a reçues de l’éditeur. Si vous êtes annonceur, vous pouvez recevoir des données précieuses même si vous ne remportez jamais l’enchère. En 2017, des chercheurs de l’université de Washington ont mené une expérience dans laquelle <a href="https://adint.cs.washington.edu/">ils ont pu suivre les déplacements d’une personne spécifique en participant à des enchères RTB</a> — il leur a suffi de dépenser environ 1 000 dollars.</p>
<p>Le RTB est allé de pair avec le développement de l’analyse de données, des pixels de suivi et des infrastructures d’identification. Plus un système publicitaire était capable d’en déduire sur un visiteur — ses centres d’intérêt, son appareil, sa localisation, son historique de navigation ou son potentiel de conversion — plus l’impression pouvait être évaluée et faire l’objet d’une enchère précise. Cette période a été marquée par une mesure intensive sur plusieurs appareils et canaux : Universal Analytics, la nouvelle version de Google Analytics à l’époque, a poussé ce modèle encore plus loin vers une approche « multi-écrans, multi-appareils », tandis que le pixel de suivi de Facebook, lancé en 2015, a transformé les sites web classiques en sources de données de conversion, de constitution d’audience et de reciblage. Dans l’ensemble, c’est à cette période que le paysage actuel de l’adtech a commencé à prendre forme — et, à bien des égards, il suit toujours la même logique.</p>
<p>Malheureusement, il n’est pas facile d’illustrer comment les bloqueurs de publicités en général, et AdGuard en particulier, ont réagi à ces nouveaux défis. Tout comme la menace elle-même était invisible pour l’utilisateur, la réponse l’était également. Les avancées en matière de <a /kb/general/ad-filtering/create-own-filters/">syntaxe de blocage des publicités</a>, les nouvelles règles de filtrage, les nouveaux filtres anti-suivi… À moins d’être un utilisateur invétéré de bloqueurs de publicités fréquentant les forums spécialisés, on ne savait pas grand-chose, voire rien du tout, de la lutte incessante qui se déroulait en coulisses.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/abrxlfstealth-mode.jpg" alt="Ancien mode furtif" loading="lazy"><br>
<em>Module « Mode furtif » dans l’une des anciennes versions d’AdGuard</em></p>
<p>L'ajout du module <em>Mode furtif</em> début 2016 a marqué une avancée majeure pour AdGuard : auparavant, le filtre de protection contre le suivi était la seule ligne de défense contre le suivi. Le <em>Mode furtif</em> a été conçu pour protéger la vie privée des utilisateurs de diverses manières, notamment en bloquant les cookies tiers, en empêchant les fuites WebRTC, et bien d’autres encore. Il est désormais simplement connu sous le nom de module <em>Protection contre le suivi</em> et s’est enrichi de dizaines de nouvelles fonctionnalités au cours de la dernière décennie, dont certaines seront abordées plus loin.</p>
<h2 id="2016%E2%80%932019-la-f%C3%AAte-du-fingerprinting">2016–2019 : La fête du fingerprinting</h2>
<div class="kg-card kg-toggle-card" data-kg-toggle-state="close">
            <div class="kg-toggle-heading">
                <h4 class="kg-toggle-heading-text"><span style="white-space: pre-wrap;">👉 L'aperçu de l'époque</span></h4>
                <button class="kg-toggle-card-icon" aria-label="Expand toggle to read content">
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            <div class="kg-toggle-content"><ul><li value="1"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">La menace principale :</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> le fingerprinting des navigateurs et des dispositifs</span></li><li value="2"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">Pourquoi c'était nouveau&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> les outils de suivi pouvaient reconnaître les utilisateurs sans stocker d'identifiants évidents tels que les cookies</span></li><li value="3"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">La réponse des bloqueurs&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> le blocage des scripts de reconnaissance d'empreinte digitale connus, des filtres de confidentialité plus stricts, un contrôle des scripts, une protection anti-empreinte digitale au niveau du navigateur</span></li><li value="4"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">À noter également&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> des scripts Anti-adblock, des cryptomineurs, des annonces natives</span></li></ul></div>
        </div><p>Pendant des années, les sites web ont eu recours aux cookies pour collecter des informations sur les internautes. Mais à cette époque, les navigateurs et les bloqueurs de publicités étaient déjà devenus assez efficaces pour limiter ou bloquer les cookies ; les outils de suivi ont donc cherché des moyens d’identifier les utilisateurs sans stocker d’informations évidentes sur leurs appareils. C’est là que l’« empreinte numérique » entre en scène. Ce nom n’est pas le fruit du hasard : tout comme on peut identifier une personne grâce au motif unique de ses empreintes digitales, il est possible d’identifier un utilisateur grâce à une combinaison unique de facteurs : fuseau horaire, langue, paramètres du navigateur, extensions installées, polices, taille de l’écran, caractéristiques de l’appareil — <a /en/blog/browser-fingerprinting-gpu.html#whatisyourfingerprintmadeof">la liste est loin d’être exhaustive</a> . Aucun de ces indices n’est suffisant à lui seul pour identifier une personne de manière définitive, mais en combinant un nombre suffisant d’entre eux dans un profil utilisateur unique, on peut atteindre un degré de certitude très élevé.</p>
<p>L’idée de collecter des informations sur les navigateurs et les appareils des utilisateurs est apparue il y a longtemps, mais il a fallu un certain temps pour qu’elle se généralise. Par exemple, en 2013, <a href="https://ieeexplore.ieee.org/document/6547132">sur les 10 000 premiers sites web du classement Alexa, <strong>seuls 40</strong> utilisaient des scripts d’empreinte numérique</a>. Cette méthode de suivi n’a toutefois pas tardé à connaître un essor fulgurant — et elle reste populaire aujourd’hui encore, car elle n’a pas été affectée par le renforcement des restrictions relatives aux cookies.</p>
<p>Il existe de différents types de « fingerprinting », et le plus emblématique est sans conteste le <em>« canvas fingerprinting »</em>. Le principe est étonnamment simple : un site web demande à votre navigateur de dessiner quelque chose de manière invisible, puis analyse les différentes nuances d’affichage dues au système d’exploitation, au processeur graphique, aux pilotes, aux polices et au navigateur. Cette technique s’est avérée si efficace que, selon une <a href="https://webtransparency.cs.princeton.edu/webcensus/">étude menée par Steven Englehardt et Arvind Narayanan de l’université de Princeton</a>, dès 2016, la quasi-totalité des principaux outils de suivi avaient cessé d’utiliser le « canvas fingerprinting » en raison d’une vive réaction négative de l’opinion publique ; le nombre total de domaines y ayant recours avait toutefois considérablement augmenté par rapport à 2014 (mais son utilisation s’était déjà déplacée du suivi comportemental vers la détection des fraudes et des bots).</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/mnu85canvas-example.png" alt="Exemple d’empreinte digitale « canvas »" loading="lazy"><br>
<em>Exemple d’image générée pour l’empreinte digitale « canvas »</em></p>
<p>L’empreinte digitale ne consiste pas seulement à faire dessiner des images invisibles par votre navigateur et à mesurer le résultat. Le « canvas fingerprinting » n’est qu’un exemple parmi d’autres d’une technique bien plus vaste : collecter de petits détails sur votre navigateur, votre système d’exploitation et votre appareil, puis les combiner pour former un profil suffisamment distinctif pour vous reconnaître ultérieurement. Nous avons déjà mentionné de nombreux paramètres pouvant être mesurés ; en voici quelques exemples supplémentaires : votre pile audio, la résolution de votre écran, la prise en charge tactile, l’état de la batterie… Ces éléments, ainsi que d’innombrables autres signaux, peuvent tous devenir des pièces du puzzle.</p>
<p>Et à mesure que les appareils gagnaient en puissance, le puzzle s’enrichissait de nouvelles pièces. Les PC modernes, les ordinateurs portables et surtout les smartphones ont mis à la disposition des sites web davantage de capteurs, d’API, de fonctionnalités de rendu et de caractéristiques matérielles. Chaque nouvelle fonctionnalité a été introduite pour des raisons légitimes — graphismes plus riches, meilleure lecture multimédia, design adaptatif, interfaces optimisées pour les mobiles — mais beaucoup d’entre elles ont également offert aux scripts de « fingerprinting » un nouveau champ à exploiter. Même le simple fait d’utiliser un bloqueur de publicités spécifique pouvait devenir une ligne supplémentaire dans votre profil.</p>
<p>À ce propos, est-ce possible de lutter contre le fingerprinting à l’aide d’un bon vieux bloqueur de publicités ? Oui et non. Lorsqu’il s’agit de scripts de fingerprinting tiers identifiables, il suffit d’ajouter les règles nécessaires à la liste de filtrage. Mais les bloqueurs de publicités rencontrent des difficultés lorsque le fingerprinting est intégré dans du code propriétaire ordinaire. Il est possible de bloquer l’exécution des scripts ou de limiter JavaScript à l’aide d’un bloqueur de publicités — ce qui aiderait à lutter contre l’empreinte numérique — mais cela pourrait facilement entraîner des dysfonctionnements du site ; ce n’est donc pas une solution adaptée à tout le monde.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/wszebuser-agent-adguard.jpg" alt="Agent utilisateur AdGuard" loading="lazy"><br>
<em>Un Agent utilisateur aléatoire imposé via le module de protection contre le suivi d’AdGuard</em></p>
<p>Quant à AdGuard, le module « Mode furtif / Protection contre le suivi » mentionné plus haut proposait (et propose toujours) un certain nombre de paramètres, comme <em>Agent utilisateur personnalisé</em>, qui pourraient en théorie atténuer le « fingerprinting » ; mais à vrai dire, c’est un domaine dans lequel les navigateurs sont bien mieux armés pour lutter, de par leur nature même. Ils pourraient beaucoup plus facilement mettre en œuvre des fonctionnalités telles que la randomisation des empreintes numériques — ce qui illustre bien pourquoi vous devriez considérer les bloqueurs de publicités comme l’un des outils de votre arsenal de protection de la vie privée, et non comme une solution miracle à tous les problèmes.</p>
<h2 id="2019%E2%80%932022-le-suivi-cach%C3%A9-au-grand-jour">2019–2022 : Le suivi caché au grand jour</h2>
<div class="kg-card kg-toggle-card" data-kg-toggle-state="close">
            <div class="kg-toggle-heading">
                <h4 class="kg-toggle-heading-text"><span style="white-space: pre-wrap;">🕵️ L'aperçu de l'époque</span></h4>
                <button class="kg-toggle-card-icon" aria-label="Expand toggle to read content">
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            <div class="kg-toggle-content"><ul><li value="1"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">La menace principale&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> le masquage CNAME et dissimulation de première partie</span></li><li value="2"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">Pourquoi c'était nouveau&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> les traceurs pouvaient se dissimuler derrière des sius-domaines semblement propriétaires</span></li><li value="3"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">La réponse des bloqueurs&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> la protection du niveau DNS, le filtrage conscient du CNAME, des bloqueurs à l'échelle réseau, des règles avancées</span></li><li value="4"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">À noter également :</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> suivi côté serveur, des identifiants de suivi mobile, ATT d'Apple, suivi sur les téléviseurs connectés et dans les applications</span></li></ul></div>
        </div><p>À ce stade, de plus en plus d’utilisateurs ont pris conscience des dangers liés au suivi. L’installation d’une extension de blocage des publicités dans son navigateur est donc devenue la norme. Des applications et des extensions davantage axées sur la confidentialité ont fait leur apparition, et même des logiciels historiquement « neutres en matière de confidentialité », comme les navigateurs, se sont de plus en plus orientés vers l’ajout de fonctionnalités de protection de la vie privée. Les outils de suivi ont dû faire face à une forte opposition et s’adapter à cette nouvelle réalité. L’une des façons d’y parvenir consistait à faire passer le suivi tiers pour du trafic de première partie en utilisant des techniques telles que le <em>masquage CNAME</em>.</p>
<p>Pour comprendre comment fonctionne le masquage CNAME, il faut savoir ce que signifient les termes <em>première partie</em>, ou propriétaire, et <em>tierce partie</em> dans le contexte des navigateurs. Normalement, les navigateurs traitent les sous-domaines d’un même site comme appartenant à la même partie. Par exemple, si vous visitez <code>www.company.example</code>, une requête vers <code>stats.company.example</code> est toujours considérée comme une requête de première partie. Elle peut recevoir les cookies du site et peut même installer des cookies appartenant à <code>company.example</code>.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/yg16cgcname-cloaking.jpg" alt="Schéma illustrant le fonctionnement du cloaking CNAME" loading="lazy"><br>
<em>Schéma illustrant le fonctionnement du cloaking CNAME</em></p>
<p>Le « CNAME cloaking » (CNAME signifiant « <em>canonical name</em> ») abuse de cette confiance. Le propriétaire d’un site web peut configurer un sous-domaine, tel que <code>stats.company.example</code>, de manière à ce qu’en coulisses, celui-ci pointe en réalité vers un service de suivi tiers. Pour le navigateur (et pour le bloqueur de publicités), la requête semble toujours être dirigée vers le site web d’origine. Mais en réalité, le traceur se cache derrière un sous-domaine qui semble appartenir au site lui-même, bénéficiant ainsi de nombreux privilèges que les navigateurs réservent normalement au site en question.</p>
<p>Le cloaking CNAME n’était pas dangereux parce qu’il inventait une nouvelle méthode révolutionnaire de collecte de données. Il était dangereux parce qu’il brouillait la frontière entre le site que vous visitez et les tiers qui y sont associés, alors que cette distinction était l’un des principes fondamentaux sur lesquels reposaient les outils de protection de la vie privée tels que les bloqueurs de publicités. Par exemple, les cookies propriétaires sont souvent nécessaires au bon fonctionnement des sites web, et les altérer peut s’avérer dangereux. Même si vous activez le module de protection contre le suivi d’AdGuard, vous verrez la mention <strong>« Non recommandé »</strong> en lettres rouges vives à côté du paramètre <em>Supprimer les cookies propriétaires</em> — rien de tel n’apparaît à côté du même paramètre pour les cookies tiers.</p>
<p>Un autre excellent exemple de suivi allant au-delà des méthodes traditionnelles est le <em>suivi côté serveur</em>. Au lieu de charger chaque traceur directement dans le navigateur, un site web collecte des données via son propre point de terminaison propriétaire et les transmet en arrière-plan. En effet, ce point de terminaison peut servir à des fins tout à fait légitimes, comme le chargement d’images ou de vidéos, et le bloquer complètement rendrait donc le site web inutilisable pour le visiteur.</p>
<div class="kg-card kg-callout-card kg-callout-card-green"><div class="kg-callout-emoji">📺</div><div class="kg-callout-text">Parmi les exemples les plus récents et les plus marquants, on peut citer <a /en/blog/youtube-server-side-ad-insertion.html" rel="noreferrer">YouTube qui a commencé à utiliser l'insertion publicitaire côtéserveur ces dernières </a>années dans le cadre de sa lutte contre les bloqueurs de publicités. Les publicités sont intégrées directement dans le flux vidéo, ce qui les rend impossibles à distinguer du contenu.</div></div><p>En 2020, les bloqueurs de publicités et les annonceurs étaient bel et bien pris dans une course à l’armement sans fin. Comme vous pouvez le constater, ces nouvelles méthodes innovantes de suivi des utilisateurs et de diffusion publicitaire n’avaient plus rien à voir avec les bannières naïves des années 2000, et le simple fait d’installer une extension de navigateur ne suffisait plus. C’est à ce moment-là que le filtrage DNS s’est imposé au premier plan de la lutte contre les traceurs. Il permettait d’analyser la résolution des domaines, y compris les chaînes CNAME, et de protéger des appareils tels que les téléviseurs connectés et les routeurs, impossibles à protéger avec des bloqueurs de publicités classiques. <a href="https://adguard-dns.io/en/blog/adguard-dns-announcement.html">AdGuard DNS a été officiellement lancé fin 2018</a>, et dès 2020, il était intégré à toutes les applications AdGuard.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/o26hrag-dns-dashboard.jpg" alt="Tableau de bord d’AG DNS" loading="lazy"><br>
<em>Tableau de bord d’AdGuard DNS</em></p>
<p>Les règles de filtrage avancées ont également joué un rôle important : elles ne se contentaient pas de bloquer les URL publicitaires, mais identifiaient également les traceurs dissimulés derrière des domaines semblant appartenir au site lui-même. Mais il est apparu plus clairement que jamais que les règles de filtrage seules ne suffisaient pas pour une protection complète ; votre bloqueur de publicités devait couvrir tous les fronts. C’est également à cette époque que les bloqueurs au niveau du réseau, tels que <a /en/adguard-home/overview.html">AdGuard Home</a>, ont gagné en popularité, les utilisateurs étant devenus beaucoup plus informés et compétents sur le plan technique, et souhaitant exercer un contrôle total sur leur réseau plutôt que de le déléguer à quelqu’un d’autre.</p>
<h2 id="%C3%A0-partir-de-2022-l%E2%80%99ia-d%C3%A9barque-sur-la-sc%C3%A8ne">À partir de 2022 : l’IA débarque sur la scène</h2>
<div class="kg-card kg-toggle-card" data-kg-toggle-state="close">
            <div class="kg-toggle-heading">
                <h4 class="kg-toggle-heading-text"><span style="white-space: pre-wrap;">🤖 L'aperçu de l'époque</span></h4>
                <button class="kg-toggle-card-icon" aria-label="Expand toggle to read content">
                    <svg id="Regular" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg" viewBox="0 0 24 24">
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            </div>
            <div class="kg-toggle-content"><ul><li value="1"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">La menace principale&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> le ciblage et les publicités générées par l'IA</span></li><li value="2"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">Pourquoi c'était nouveau&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> l'IA a rendu la prédiction, le profilage et la génération de publicités plus évolutifs et plus précis</span></li><li value="3"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">La réponse des bloqueurs&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> les listes de filtrage restent importantes, mais la détection assistée par l'IA pourrait s'avérer utile face aux publicités natives ou générées</span></li><li value="4"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">À noter également&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> les publicités via chatbots, les créations publicitaires synthétiques, le profilage multiplateforme</span></li></ul></div>
        </div><p>L’IA a pris l’internet d’assaut et s’est rapidement répandue aux quatre coins du Web, y compris dans la publicité et le suivi. Cependant, ce n'est pas que l’IA ait du coup permis aux annonceurs de découvrir une nouvelle façon de suivre les utilisateurs. Elle leur a plutôt fourni de meilleurs outils pour interpréter, prédire, générer et optimiser les données qu’ils collectaient déjà.</p>
<p>Vous vous souvenez du reciblage et de la façon dont les mêmes annonces vous suivaient partout sur le Web en fonction de ce que vous aviez déjà vu et des liens sur lesquels vous aviez cliqué ? L’IA a fait passer ce concept au niveau supérieur grâce au <em>ciblage prédictif</em>. Au lieu de vous montrer sans cesse les mêmes publicités en fonction des centres d’intérêt indiqués dans votre profil, l’IA analyse des signaux tels que l’historique de navigation, les clics et les achats, et recherche des tendances dans ces données. Ensuite, en se basant sur ces schémas, l’IA <em>prédit</em> la probabilité que vous réagissiez à une publicité et va même jusqu’à personnaliser cette publicité spécialement pour vous. Cela concerne non seulement l’apparence de la publicité, mais aussi le moment où elle s’affiche et l’offre spécifique proposée. En bref, le ciblage ne repose plus sur ce que vous avez fait, mais sur ce que vous êtes susceptible de faire ensuite.</p>
<p>Un autre avantage que l’IA offre aux annonceurs : ils n’ont pas besoin de savoir grand-chose sur vous pour atteindre le même niveau de précision (voire meilleur). Ce qu’ils ignorent, ils peuvent désormais prédire avec un haut degré de certitude. Les traceurs utilisent le <em>profilage multiplateforme</em> pour se faire une meilleure idée de qui vous êtes : ils relient ainsi votre activité sur des différentes applications et différents sites web en s’appuyant sur vos identifiants de connexion, les signaux émis par vos appareils, les identifiants publicitaires et vos habitudes de navigation afin de déterminer quels signaux correspondent à une même personne. L’IA renforce l’efficacité de cette méthode, car elle permet de relier des signaux faibles provenant de différentes sources et de déduire des traits de personnalité cachés à partir de schémas qui peuvent sembler sans rapport à première vue. Il est désormais bien plus utile de disposer de nombreux signaux faibles que de très peu de signaux forts ; les plateformes dotées d’écosystèmes nécessitant une connexion profitent donc d’un avantage naturel.</p>
<p>En ce sens, l’IA n’a pas beaucoup changé la manière dont les bloqueurs de publicités gèrent les publicités et les traceurs eux-mêmes : les listes de filtrage restent le fondement du blocage publicitaire, le filtrage DNS et réseau conserve toute son importance, tout comme le filtrage « cosmétique ». Ce qui est devenu bien plus important qu’auparavant, c’est la quantité de données personnelles que vous divulguez au départ. Chaque connexion à un site web, chaque demande d’autorisation approuvée, chaque information vous concernant que vous rendez disponible en ligne alimente désormais la machine. Les outils de protection de la vie privée peuvent également aider dans ce domaine, mais il incombe de plus en plus aux utilisateurs eux-mêmes de faire preuve de vigilance et d’adopter une attitude très prudente quant à leur interaction avec le Web — même si ce n’est pas une tâche facile du tout à notre époque hyper-numérique.</p>
<p>L’IA a également ouvert une « nouvelle frontière » potentielle pour le blocage des publicités : les publicités intégrées dans les conversations des chatbots. À l’heure actuelle, presque toutes les publicités associées aux chatbots sont distinctes des réponses et identifiées comme « sponsorisées », mais cela pourrait poser problème à l’avenir.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/f4fi1sponsored.jpg" alt="Balise « sponsorisé » de ChatGPT" loading="lazy"><br>
<em>Capture d’écran de la balise « Sponsorisé » de ChatGPT par Tibor Blaho sur X</em></p>
<p>D’un point de vue fonctionnel, elles ne diffèrent pas beaucoup des autres publicités que l’on peut rencontrer sur un site d’actualités, par exemple ; les bloquer revient donc simplement à mettre à jour la liste des filtres en conséquence. Mais il est tout à fait possible, d’un point de vue technique, d’intégrer une publicité directement dans le texte de la réponse du chatbot. À moins de savoir déjà que le bot tente de vous vendre quelque chose, il serait impossible de savoir si une recommandation est sincère ou si elle a été insérée de force dans la réponse à des fins purement publicitaires. Heureusement, pour l’instant, il semble que les entreprises spécialisées dans l’IA accordent de l’importance à leur image publique et craignent suffisamment les réactions négatives pour éviter cette tactique, mais il n’est pas exclu que cela devienne une réalité à un moment donné. On pourrait penser que c’est là que les bloqueurs de publicités jetteront l’éponge, mais ce n’est pas nécessairement le cas. Cela nécessitera toutefois une approche entièrement nouvelle — qui, ironiquement, impliquera également l’utilisation de l’IA. Les bloqueurs de publicités devront passer de la compréhension du code à celle du sens. Il y a trois ans déjà, <a /en/blog/llm-ads-blocking-chatbots.html">nous avions évoqué les moyens possibles de faire face à ce problème</a> ; les développeurs de bloqueurs de publicités restent donc à l’affût : cela pourrait devenir une menace réelle plus tôt que vous ne le pensez.</p>
<p>Mais l’IA n’est pas un facteur négatif pour le blocage des publicités. Loin de là, d’ailleurs : l’utilisation de l’IA dans le domaine de filtrage de contenu a été l’un des principaux thèmes abordés lors du sommet Ad-Filtering Dev Summit de l’année dernière. Les développeurs ont discuté de la manière dont l’IA peut être mise à contribution pour automatiser le blocage des fenêtres contextuelles relatives aux cookies, de son rôle dans l’assurance qualité, et même de la façon dont elle peut aider à identifier et à bloquer les publicités elles-mêmes. Maxim Topciu, le responsable de l’équipe des extensions de navigateur chez AdGuard, <a /fr/blog/beyond-filter-lists-rethinking-ad-blocking-with-llms.html">a créé et présenté plusieurs prototypes fonctionnels utilisant différentes méthodes pour distinguer le contenu publicitaire sur la page et le bloquer</a>. Il est tout à fait clair que l’IA restera l’un des principaux sujets de discussion lors du prochain Sommet et, pour être honnête, probablement lors de tous les Sommets à venir.</p>
<hr>
<p>Il est impossible de condenser 17 ans de menaces sur le Web en un seul article de blog, même en prenant quelques libertés, et ce n’était d’ailleurs pas le but. L’objectif était de montrer à quel point les défis auxquels les bloqueurs de publicités ont dû faire face ont évolué au fil du temps, à quel point il n’a pas été simple de vous proposer les meilleurs outils de protection contre les publicités et les traceurs, mais aussi à quel point nous avons toujours fait de notre mieux à chaque étape. Nous espérons que vous avez été satisfaits d’AdGuard, quelle que soit la durée depuis laquelle vous l’utilisez, que ce soit depuis un an seulement, peut-être cinq, ou, qui sait, les dix-sept années entières.</p>
<p>Nous avons hâte de voir ce que les dix-sept prochaines années nous réservent ! Une chose est sûre : nous continuerons à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour faire face aux menaces futures et vous protéger.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>AdGuard lance la Protection contre le suivi des e-mails</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/mail-tracking-protection-filter.html</link>
      <pubDate>Sun, 14 Jun 2026 08:02:33 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">6a33a6191beaf40001a39bad</guid>
      <category>AdGuard Filters</category>
      <description>Le nouveau filtre Protection contre le suivi d'AdGuard Mail bloque les requêtes de suivi de l'activité des utilisateurs dans les e-mails.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Vous est-il déjà arrivé de recevoir un e-mail et, quelques minutes plus tard, d’avoir l’impression que l’expéditeur savait déjà, d’une manière ou d’une autre, que vous l’aviez ouvert ? Peut-être s’agissait-il d’un e-mail commercial suivi immédiatement d’un autre message. Peut-être qu’une newsletter est soudainement devenue plus « personnalisée ». Ou peut-être avez-vous simplement remarqué des publicités en rapport avec un sujet dont vous veniez de lire un e-mail… Ça fait froid dans le dos, n'est-ce pas ? Et pour cause.</p>
<p>La plupart des gens ne se rendent pas compte que de nombreux e-mails contiennent des outils de suivi invisibles conçus pour surveiller ce qui se passe après l’ouverture d’un message. Et contrairement aux annonces classiques ou aux pop-ups, ces traqueurs fonctionnent de manière totalement silencieuse en arrière-plan. C’est pourquoi nous vous présentons la <strong>Protection contre le suivi de AdGuard Mail</strong>, un tout nouveau filtre conçu pour bloquer les pixels de suivi dans les e-mails et protéger votre vie privée au sein des applications de messagerie et des clients de messagerie web.</p>
<h2 id="quest-ce-quun-pixel-de-suivi-dans-un-e-mail">Qu'est-ce qu'un pixel de suivi dans un e-mail ?</h2>
<p>Les pixels de suivi dans les e-mails sont de minuscules images invisibles intégrées dans les e-mails au format HTML. En général, ils ne mesurent qu'un pixel sur un et sont totalement transparents, ce qui fait qu'on ne les remarque jamais à l'oeuil nu.</p>
<p>Lorsque vous ouvrez l'e-mail, votre client de messagerie charge cette image automatiquement depuis le serveur de l'expéditeur. Cette simple requête peut révéler une quantité surprenante d'informations, notamment :</p>
<ul>
<li>Si vous avez ouvert l'e-mail</li>
<li>L'heure exacte à laquelle vous l'avez ouvert</li>
<li>Votre localisation approximative</li>
<li>Votre adresse IP</li>
<li>Le type et la marque de votre appareil et de votre client de messagerie</li>
</ul>
<p>Et tout ça se passe en silence, en arrière-plan. L’e-mail reçu vous semble parfaitement normal. Mais pour l’expéditeur, il devient une source de données comportementales. En bref, <strong>le simple fait d’ouvrir un e-mail peut se transformer en événement de suivi</strong>.</p>
<p>Ces données sont couramment utilisées pour l’analyse marketing, l’évaluation de l’engagement, le ciblage publicitaire et le profilage des utilisateurs. Et tandis que certaines entreprises utilisent le suivi uniquement à des fins statistiques, d’autres y ont largement recours pour mesurer l’attention et optimiser leurs campagnes en fonction de votre comportement.</p>
<p>Le problème est que la plupart des utilisateurs n’ont jamais explicitement consenti à ce type de surveillance, et souvent, ils ignorent même son existence.</p>
<h2 id="d%C3%A9couvrez-la-protection-contre-le-suivi-dans-adguard-mail">Découvrez la protection contre le suivi dans AdGuard Mail</h2>
<p>Le nouveau filtre <strong>Protection contre le suivi de AdGuard Mail</strong> bloque les requêtes utilisées pour suivre l’activité des utilisateurs dans les e-mails. Cela signifie que les pixels de suivi ne peuvent plus signaler discrètement aux expéditeurs lorsque vous ouvrez un message.</p>
<p>Ce filtre fonctionne aussi bien dans les applications de messagerie protégées par AdGuard que dans les clients de messagerie basés sur un navigateur via le bloqueur d'annonces AdGuard Ad Blocker. Il peut vous aider à vous protéger lorsque vous utilisez des applications et des services de messagerie Web tels qu’Apple Mail, Outlook, Spark, The Bat! et Thunderbird.</p>
<div class="kg-card kg-callout-card kg-callout-card-blue"><div class="kg-callout-emoji">✉️</div><div class="kg-callout-text">Pour<b><strong style="white-space: pre-wrap;"> Gmail</strong></b>, et <b><strong style="white-space: pre-wrap;">Outlook Web,</strong></b> l'efficacité est limitée : ces services acheminent les images des e-mails via leurs propres serveurs proxy et remplacent les URL de suivi d'origine avant que le navigateur n'envoie sa requête.</div></div><div class="kg-card kg-callout-card kg-callout-card-blue"><div class="kg-callout-emoji">🍏</div><div class="kg-callout-text">🍏<b><strong style="white-space: pre-wrap;">Apple Mail</strong></b> dispose d’une fonctionnalité appelée <b><strong style="white-space: pre-wrap;">Mail Privacy Protection (MPP)</strong></b> qui précharge automatiquement le pixel de suivi en arrière-plan, ce qui rend les taux d’ouverture peu fiables et souvent exagérés.&nbsp;</div></div><h2 id="comment-activer-la-protection-contre-le-suivi-dans-adguard-mail">Comment activer la Protection contre le suivi dans AdGuard Mail</h2>
<p>Pour activer le filtre, vous devez activer l'option <em>Protection contre le suivi d'AdGuard Mail</em>. Pour faire ça, il faut :</p>
<ul>
<li>Dans <strong>AdGuard pour Windows v8</strong>, accédez à <em>Protection</em> → <em>Blocage des publicités</em> →  <em>Filtres</em>.</li>
<li>Dans <strong>AdGuard pour Windows v7.22</strong>, allez dans <em>Protection</em> → <em>Blocage des publicités</em> →  <em>Ajouter un filtre</em>.</li>
<li>Dans <strong>AdGuard pour Mac</strong>, allez dans <em>Paramètres…</em> → <em>Filtres</em> → bouton <em>+</em>.</li>
</ul>
<blockquote>
<p>Pour AdGuard pour Android, AdGuard pour iOS et l’extension de navigateur AdGuard, le filtre « Protection contre le suivi de AdGuard Mail » sera inclus dans une prochaine mise à jour.</p>
</blockquote>
<h2 id="donnez-nous-votre-avis">Donnez-nous votre avis</h2>
<p>Ça fait quelque temps que nous n'avons pas lancé de nouveaux filtres, en plus c'est la première version d'un filtre AdGuard. Vos commentaires nous aideront à l'améliorer encore davantage. Si vous remarquez des traqueurs non détectés, des e-mails qui ne fonctionnent pas ou des problèmes de compatibilité, merci de nous en faire part en soumettant un rapport via l'outil <em>Signaler un problème</em> d'AdGuard ou <a href="https://reports.adguard.com/new_issue.html">directement sur notre site web</a>.</p>
<p>Lorsque vous soumettez un rapport depuis AdGuard, les paramètres pertinents sont renseignés automatiquement, ce qui est important pour les responsables de la maintenance du filtre. Vous trouverez des instructions détaillées pour signaler des problèmes concernant tous les produits AdGuard <a /kb/guides/report-website/">dans notre guide</a>.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>«Pas de panique, Google ne va pas désactiver les bloqueurs d'annonces» - Andrey Meshkov de AdGuard</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/no-google-isnt-killing-ad-blockers-adguard-cto-andrey-meshkov-on-the-manifest-v2-panic.html</link>
      <pubDate>Sun, 14 Jun 2026 01:55:35 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Andrey Meshkov]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">6a3252f71beaf40001a39aab</guid>
      <category>Ad Blocking</category>
      <category>Blocage des publicités</category>
      <description>Nous allons donc vous présenter un historique objectif des événements autour de Google et les bloqueurs, tels qu'ils se sont réellement déroulés.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Andrey Meshkov, le DT de AdGuard, a récemment partagé son avis sur la situation autour de Google et les bloqueurs d'annonces. Ci-dessous suit la traduction de son message en français.</p>
<p>Les gros titres récents ont quelque peu dramatisé la situation. Plutôt que d’ajouter au brouhaha, permettez-moi donc de vous présenter un historique objectif de ce qui s’est réellement passé.</p>
<h2 id="lhistoire">L'histoire</h2>
<p>Toute cette histoire où « Chrome désactive les bloqueurs de publicités » remonte à 2019. À cette époque, Google avait enfin renforcé l’équipe chargée des extensions du navigateur Chrome, et celle-ci s’était fixé pour objectif de mener à bien un projet utile. Le principal problème auquel elle était confrontée résidait dans le fait que le Chrome Web Store était submergé d’extensions malveillantes : la modération de Google était franchement insuffisante, et toutes sortes de contenus indésirables continuaient de passer entre les mailles du filet. Un deuxième problème, lié au premier, était l’abondance d’extensions de mauvaise qualité qui ralentissaient les performances du navigateur.</p>
<p>Leur solution a consisté à lancer une nouvelle version de la plateforme d’extensions, baptisée Manifest V3 (ou MV3), destinée à remplacer l’ancienne plateforme Manifest V2. Le hic, c’est que cette nouvelle version privait les extensions de nombreuses fonctionnalités à plusieurs égards. La question reste ouverte : cette mesure a-t-elle réellement résolu les problèmes initiaux ?</p>
<p>En matière de sécurité, personne n’a jamais pu expliquer en quoi MV3 était utile. En revanche, en termes de performances, c’est une autre histoire : MV3 aide véritablement le navigateur à moins souffrir des extensions mal écrites.</p>
<p>Pour atténuer l’impact sur les bloqueurs de contenu en particulier, la plateforme a ajouté un ensemble de nouvelles fonctionnalités destinées à compenser ce qui avait été supprimé (ce qu’on appelle l’API déclarative de requêtes réseau). Mais pour être honnête : si Google avait lancé MV3 sous la forme initialement envisagée en 2019, cela aurait vraiment pu sonner le glas des bloqueurs de publicités — et de nombreuses autres extensions également.</p>
<h2 id="la-collaboration">La collaboration</h2>
<p>Des années de collaboration ont permis de changer la donne. Cette même année, Google s’est rendu à la <a /en/blog/tag/afds.html">conférence annuelle des développeurs d’extensions de blocage de publicités</a> pour présenter la nouvelle plateforme et demander ce qu’il fallait faire pour que les bloqueurs de publicités puissent continuer à fonctionner normalement — et l’entreprise est revenue à cette conférence chaque année depuis. En parallèle, Google s’est associé à Mozilla et Apple pour former le W3C WebExtensions Community Group, un organisme de normalisation au sein duquel nous, les développeurs d’extensions, avons travaillé aux côtés de tous ces acteurs pour améliorer MV3 et en faire une solution capable de satisfaire toutes les parties.</p>
<p>Le chemin a été long, mais grâce à cet effort collectif, MV3 a finalement été rendu opérationnel. Ce n’est que cinq ans après la première annonce que Google a enfin déployé la plateforme dans Chrome, moment auquel de nombreuses extensions — y compris les bloqueurs de publicités — y ont migré. Quant aux performances actuelles des bloqueurs de publicités, je ne prétendrai pas que la transition s’est faite sans peine : par rapport à la version précédente, notre travail est devenu un peu plus difficile et le produit un peu plus compliqué à maintenir. Mais les utilisateurs finaux ne devraient pas remarquer de grande différence. Les bloqueurs de publicités sont bien vivants.</p>
<p>En résumé : cette histoire a traîné en longueur pendant très longtemps, et grâce à un effort collectif, nous avons réussi à rendre MV3 opérationnel. Ce n’est que cinq ans après la première annonce que Google a enfin déployé MV3 dans son navigateur, et de nombreuses extensions y ont migré.</p>
<h2 id="la-situation-actuelle">La situation actuelle</h2>
<p>Cela nous amène à la situation actuelle. Même si Chrome est passé à MV3 dès 2024, son code source conservait toujours la capacité d’exécuter les anciennes extensions MV2. Tout ce code hérité était toujours présent — et bien que Chrome ne s’en serve plus, les navigateurs tiers basés sur le moteur Chromium (tels qu’Opera, Edge et Brave) en dépendaient toujours. À partir de la version 150, cet ancien code est supprimé de Chromium, ce qui signifie que les anciennes extensions MV2 cesseront de fonctionner dans ces navigateurs tiers basés sur Chromium. Et, de manière réaliste, il est peu probable que les développeurs à l’origine de ces extensions disposent des ressources nécessaires pour maintenir MV2 par eux-mêmes, car le code est complexe et touche un grand nombre de composants du navigateur.</p>
<h2 id="en-r%C3%A9sum%C3%A9">En résumé</h2>
<p>Google ne « désactive rien » aujourd’hui : tous les événements importants se sont déjà produits entre 2019 et 2024. <strong>Les bloqueurs de publicités ne risquent rien</strong>. Nous <a /fr/blog/tag/manifest-v3.html">n’avons jamais été enthousiastes à l’idée du passage à MV3</a>, mais l’apocalypse annoncée n’a jamais eu lieu. Les véritables victimes de ces changements ne sont pas les bloqueurs de publicités, mais les navigateurs tiers qui continuaient jusqu’à présent à prendre en charge les anciennes extensions MV2 (et s’en servaient comme d’un avantage concurrentiel par rapport à Chrome).</p>
<p>Et si vous comptez sur toute la puissance de l’API webRequest — ce type de filtrage approfondi et flexible que l’approche déclarative de MV3 ne peut pas entièrement reproduire —, n’oubliez pas qu’il y a toujours Firefox. Mozilla continue de prendre en charge webRequest dans son intégralité, ce qui signifie que les bloqueurs de contenu les plus exigeants peuvent continuer à faire tout ce qu’ils ont toujours fait. Quelle que soit l’évolution de l’écosystème Chromium, les utilisateurs ont toujours le choix.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Le foot sans encombres : la Coupe du monde 2026 avec AdGuard</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/watch-fifa-world-cup.html</link>
      <pubDate>Sat, 13 Jun 2026 00:52:27 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">6a32442b1beaf40001a39a77</guid>
      <category>Savoir tout</category>
      <category>The more you know</category>
      <description>Comment suivre la Coupe du monde 2026 ? Il faut trouver un flux vidéo, mais aussi : éviter la pub, gérer sa boîte mail et assurer sa sécurité</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>La Coupe du monde de football, ce n'est pas seulement les buts marqués, mais aussi tous ces moments entre les coups de sifflet : les rituels d’avant-match, les discussions à la mi-temps et vos petites habitudes en ligne qui accompagnent chaque jeu, que ce soit pour consulter le calendrier de la Coupe du monde 2026 ou pour dénicher la meilleure diffusion en direct. Les fans veulent savoir comment suivre la Coupe du monde sans encombre, ce qui implique non seulement de trouver une diffusion fiable, mais aussi d’éliminer les obstacles qui rendent le visionnage chaotique. La gamme de services AdGuard avec le bloqueur d'annonces, le VPN, DNS et les services de messagerie, est conçue pour vous simplifier la vie et vous permettre de suivre le championnat sans effort.</p>
<h2 id="moins-de-distractions-plus-de-matchs">Moins de distractions, plus de matchs</h2>
<p>Consulter une page sportive devrait équivaloir à obtenir un billet pour le match, et non à assister à un défilé de vidéos en lecture automatique et de bannières clignotantes. Le bloqueur d'annonces <a /fr/welcome.html">AdGuard Ad Blocker</a> réduit le bruit visuel et bloque les publicités intrusives ainsi que les traqueurs, nettoyant ainsi les pages et rendant la navigation moins perturbée pour les fans qui suivent les liens de diffusion en direct de la Coupe du monde 2026. Cette expérience de navigation épurée est particulièrement utile lorsque vous cherchez des moyens de regarder la Coupe du monde de la FIFA gratuitement et que vous tombez sur des pages saturées de publicités qui perturbent le déroulement du visionnage.</p>
<p><a /fr/welcome.html">Obtenez AdGuard</a></p>
<h2 id="r%C3%A9servez-votre-bo%C3%AEte-mail-%C3%A0-ce-qui-compte-vraiment">Réservez votre boîte mail à ce qui compte vraiment</h2>
<p>À l'approche du coup d'envoi, les abonnements, les confirmations et les e-mails promotionnels des chaînes et des services s'accumulent, et vous pouvez facilement perdre de vue les messages qui comptent vraiment au milieu de tout ce brouhaha. <a href="https://adguard-mail.com/fr/welcome.html">AdGuard Mail</a> propose des alias et des adresses e-mail temporaires permettant aux supporters de s’inscrire aux alertes de matchs, aux services de billetterie et aux essais de streaming sans exposer leur boîte de réception principale, ce qui permet de garder les communications sur la Coupe du monde 2026 bien organisées et faciles à gérer. Ce petit changement évite aux lecteurs le rituel post-tournoi consistant à se désabonner en masse et à nettoyer leur boîte de réception.</p>
<p><a href="https://adguard-mail.com/fr/welcome.html">Get AdGuard Mail</a></p>
<h2 id="prot%C3%A9gez-votre-connexion-lorsque-vous-%C3%AAtes-en-d%C3%A9placement">Protégez votre connexion lorsque vous êtes en déplacement</h2>
<p>Plus nombreux que jamais, les supporters suivront les matchs loin de chez eux — dans les aéroports, les hôtels et les cafés — et, dans ces moments-là, la sécurité de la connexion est primordiale. <a href="https://adguardervpn.world/en/welcome.html">AdGuard VPN</a> masque les adresses IP et crypte le trafic, ce qui rend la navigation et le streaming plus confidentiels sur les réseaux publics. C’est bien pratique pour tous ceux qui souhaitent suivre la Coupe du monde où qu’ils se trouvent, sans compromettre la sécurité de leurs données. Il ne s'agit pas d'une solution de contournement des droits de diffusion, mais d'un outil adapté aux habitudes de visionnage des voyageurs et d'un compagnon idéal pour ceux qui recherchent un VPN pour la Coupe du monde.</p>
<p><a href="https://adguardervpn.world/fr/welcome.html">Obtenez AdGuard VPN</a></p>
<h2 id="une-solution-domestique-pour-chaque-appareil">Une solution domestique pour chaque appareil</h2>
<p>Tous les appareils ne prennent pas en charge les extensions de navigateur, et certains foyers sont dominés par des téléviseurs connectés qui ne peuvent pas exécuter de bloqueurs classiques. <a href="https://adguard-dns.io/fr/welcome.html">AdGuard DNS</a> permet de filtrer les publicités et les traqueurs au niveau du réseau, protégeant ainsi tous les appareils connectés et offrant aux familles une expérience plus fluide et moins envahie par la publicité sur les téléphones, les ordinateurs portables et les téléviseurs — un complément pratique aux bloqueurs de publicités et un moyen de profiter d’un visionnage plus serein dans les espaces communs où se déroulent de nombreuses soirées de visionnage de la Coupe du monde.</p>
<p><a href="https://adguard-dns.io/fr/welcome.html">Obtenez AdGuard DNS</a></p>
<h2 id="en-harmonie-avec-les-habitudes-des-spectateurs">En harmonie avec les habitudes des spectateurs</h2>
<p>Les spectateurs suivent le championnat de différentes manières : certains se connectent aux chaînes officielles de la Coupe du monde 2026 de leur pays, d’autres recherchent des options de streaming gratuit et beaucoup souhaitent simplement consulter le score en direct sansêtre dérangés. AdGuard ne remplace pas les diffuseurs ; il améliore l’expérience globale — en supprimant les distractions, en limitant le bruit publicitaire et en sécurisant les connexions lorsque cela est nécessaire —, ce qui correspond aux intentions de recherche courantes telles que « comment regarder la Coupe du monde en France » ou « débloquer le streaming de la Coupe du monde ».</p>
<h2 id="des-conseils-pratiques-de-mise-en-place-pour-les-fans">Des conseils pratiques de mise en place pour les fans</h2>
<ul>
<li>Si vous souhaitez profiter d’une expérience de navigation moins encombrée pendant que vous recherchez la Coupe du monde 2026 en streaming, installez une extension de blocage des publicités sur votre navigateur de bureau ou mobile pour réduire les pop-ups et les superpositions.</li>
<li>Utilisez un alias e-mail ou une adresse temporaire lorsque vous vous inscrivez à des essais de streaming ou à des alertes de billetterie afin que votre boîte de réception principale reste consacrée à l’essentiel.</li>
<li>Lorsque vous regardez la Coupe du monde sur un réseau Wi-Fi public, pensez à activer un VPN pour protéger votre session et réduire le risque d’interception.</li>
<li>Pour les installations partagées au sein d’un foyer ou les appareils ne prenant pas en charge les extensions, configurez le filtrage DNS sur votre routeur pour bloquer les publicités et les traceurs à l’échelle du réseau.</li>
</ul>
<h2 id="une-remarque-sur-l%E2%80%99acc%C3%A8s-et-les-droits">Une remarque sur l’accès et les droits</h2>
<p>Il est important d’être clair : ces outils améliorent l’expérience de visionnage, mais ne permettent pas d’accéder gratuitement aux diffusions payantes. La disponibilité des flux et les droits de diffusion des matchs dépendent des diffuseurs régionaux et des accords conclus avec les plateformes ; les supporters doivent donc consulter la liste officielle des diffuseurs de la Coupe du monde 2026 par pays ainsi que le calendrier de la Coupe du monde 2026 lorsqu’ils planifient ce qu’ils vont regarder et où.</p>
<h2 id="en-conclusion">En conclusion</h2>
<p>Regarder la Coupe du monde, c’est autant une question de présence que d’accès. En éliminant les interférences, en désencombrant votre boîte de réception et en sécurisant votre connexion lorsque vous n’êtes pas chez vous, les produits AdGuard vous aident à maintenir plus facilement cette présence — afin que vous puissiez rester concentré sur les moments importants sur le terrain.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>AdGuard fête ses 17 ans ! Rejoignez-nous !</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/adguard-birthday-2026.html</link>
      <pubDate>Sat, 23 May 2026 09:08:20 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anastasiia Fedotova]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">6a1d21d41beaf40001a3907c</guid>
      <description>Profitez des remises jusqu'à 80% sur les produits AdGuard pour notre anniversaire ! Offre valable jusqu'au 7 juin</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Il était une fois, quand Internet était un royaume tout à fait différent — rempli d'animations Flash et d'algorithmes publicitaires étranges, quand Instagram n'existait pas encore et les applications mobiles ne dominaient pas les sites Web du même nom — AdGuard est né. Presque pas possible d'y croire mais ceci c'est passé il y a 17 ans!</p>
<p>AdGuard de ce temps-là et AdGuard de maintenant sont comme deux entités différentes. Mais nous avons conservé quelque chose depuis nos débuts&nbsp;: nous croyons en un Internet plus clair et en une meilleure confidentialitépour tous. Et naturellement, il n'y a pas d'anniversaire AdGuard sans offres promo.</p>
<p>Cette fois-ci, nous avons préparé des remises pour&nbsp;:</p>
<p>🎂 <strong>Le Bloqueur AdGuard&nbsp;:</strong> <a /license.html?promoCode=BDAY26&amp;aid=137773&amp;utm_source=blog">50% de moins pour les licences annuelles et -45% sur celles à vie</a><br>
🎂 <strong>AdGuard VPN:</strong> <a href="https://adguardervpn.world/license.html?promoCode=BDAYVPN26&amp;aid=137773&amp;utm_source=blog">83% de remise sur les abonnements de 2 ans</a><br>
🎂 <strong>AdGuard DNS:</strong> <a href="https://adguard-dns.io/license.html?promoCode=BDAYDNS26&amp;aid=137773&amp;utm_source=blog">60% de remise sur les plans Personnel et Èquipe annuels</a></p>
<p>Fêtez l'anniversaire d'AdGuard en supprimant les annonces agaçantes, en protégeant votre trafic Web des tiers, et en bloquant les requetes DNS indésirables. Prolongez ou surclassez vos abonnements et licences actuelles — soit obtenez-en des nouvelles pour vous ou en cadeau à vos proches. Dans tous les cas, c'est notre plaisir si vous choisissez de fêter avec nous.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
  </channel>
</rss>
